Category Archives: Les Anniversaires

22 mai

Ayant dignement fêté hier mon anniversaire, je suis inapte à affronter aujourd’hui, ou trop de monde réclame hommage.

A peine né, ne faut-il pas déjà que je rende hommage à une foule à laquelle je suis redevable.

Redevable à tant d‘illustres nés ce jour, je ne sais commencer.

Rarement confronté à une telle profusion d’illustres natifs du jour, et fêter mon anniversaire hier ayant donné profusion d’actes cette fois,  illustres, m’ayant rendu inapte

C’est parfait, ça tourne en rond. A demain.

21 mai

53ème Anniversaire de la naissance de moi.

Attristé, atterré même de mon absence dans la page du jour de Wikipédia, je me suis rassuré en constatant que bien des présents n’avaient pas plus de raisons d’y figurer que moi non.
Enfin, plus que mon encyclopédique absence, ce qui m’atterre vraiment est de constater que je partage ce penchant hélas trop humain, pour l’imbécillité. Pourquoi sentir poindre un frisson de fierté à l’idée de partager cette date de naissance avec Platon, Dante ou encore Dürer et Verhaeren ? Et pourquoi m’attrister du même partage avec Briana Banks ?

20 mai

70ème anniversaire des naissances d’Armande Altaï et Joe Cocker.

Je pardonne presque à la première d’avoir frayé avec l’engeance télévisuelle que d’autres qualifient au mieux de médiocre. Je suis aidé en cela par sa prestation avec Higelin, en 1982, dans « Jacques, Joseph, Victor Dort », spectacle simplement inoubliable/époustouflant ou j’ai, en prime, appris que les stades de foot se prêtaient mieux aux hurlements qu’à la musique, fut-elle rock, et que les femmes pouvaient vous battre très froid pour des raisons connues d’elle seules.
Je remercie le second de m’avoir fait aimé un peu les Beatles, grâce à sa reprise déchirée de « With a little help from my friends ». Parfois, j’en veux à mon cerveau de n’avoir que « mièvre » à disposition pour qualifier les émotions dont la finesse me dépasse.

Et bon anniversaire aussi à Jacques Salomé, qui hoche la tête avec une moue désespérée chaque fois qu’il s’égare sur ce blog.

19 mai

Journée de la maladie mentale.

144ème anniversaire de la naissance d’Albert Hamilton Fish.

Convaincu de voyeurisme, sadisme, masochisme, fétichisme, flagellation active, bestialité, prostitution, auto-castration, pédophilie, ondinisme, coprophilie et cannibalisme, pratiques auxquelles je ne trouve finalement que peu à redire, il fut jugé suffisamment saint d’esprit pour passer à la chaise électrique.
L’américain est hypocrite, et son désir de meurtre légal le pousse à l’incohérence. Le non-américain aussi.
Qu’a-t-il donc été reproché à Fish qui ne soit pas amplement partagé au point de mériter le qualificatif de « normal »?

– Regarder quelqu’un se faire électrocuter ou guillotiner, passe-temps longtemps en vogue, n’est-ce pas à succomber en un seul coup à des pulsions sadiques et bestiales sur un fond de voyeurisme ?
– La flagellation n’est-elle pas vivement recommandée par les puritains (et les autres), outre-atlantique, outre-manche et sur le vieux continent ?
– 95 % de la population mondiale n’est elle pas masochiste, à courir derrière l’argent qui ne lui est de toute évidence pas destiné et les 5 % restant, fétichistes de ce même argent qui n’est plus qu’un objet de jouissance ?
– Le statut de la pédophilie n’est-il pas encore ambigu et fluctuant ? Combien d’ « Eloge des femmes mûres », au regard de l’abondance de recettes pour être aimé parce qu’on semble à peine pubère et combien de poupées japonaises pour une Maude ?
Sa pratique, longtemps considérée comme une référence incontournable nécessaire à la paix des nations dans l’aristocratie de pouvoir n’est fustigée que depuis peu, pas forcément pour longtemps, et en général surtout si elle est le fait de nègres d’hommes de couleur d’hommes d’une certaine couleur, ou à la rigueur, d’une autre certaine couleur ou de belges, d’européens frontaliers au nord de chez nous, alors même qu’elle reste largement tolérée, voire bien vue chez les intellectuels, écrivains, philosophes ou hommes politiques, entre-autre pour ce qu’elle montre une certaine éducation, et que c’est une discrète référence à l’Hellène antique.
– Ondinisme et coprophilie sont à priori du strict domaine de la sphère privée. Mais quand ils en sortent, ce n’est plus de l’approbation, mais un plébiscite: voyez l’homme devant Kronenbourg ou Mc Donald.
– Quant au cannibalisme, c’est un choix alimentaire largement partagé dans le monde du vivant, simplement haussé au niveau de la gastronomie chez l’homme.
D’ailleurs, s’il fallait reprocher quelque chose à cet Albert, ce serait de cuisiner le rôti de fesses sans vin blanc.

Je pourrais fêter Hô Chi Minh, et Pol Pot en prime, ce jour, histoire de conférer un caractère tout relatif aux actes de notre tueur en série, et ainsi tenter d’apaiser les non-convaincus de sa normalité, mais de tout façon, il n’est pire sourd etc., et cette chronique elle-même suffit vraisemblablement pour beaucoup à justifier son exergue.

Réfléchissez tout de même avant de la « conchier ».

18 mai

142ème anniversaire de la naissance de Bertrand Russel.

Seul des années d’entraînement et un esprit prédisposé me permettent aujourd’hui de rire sans que cela soit jaune à la lecture de « Science et religion ». J’ai tiré de ce livre une maxime personnelle : « Le génie de l’homme tient en son extraordinaire capacité à justifier sa stupidité », ainsi qu’un certain amour des sorcières.

17 mai

1er anniversaire de la loi ouvrant le mariage aux couples homosexuels.

Toujours pas de naissances.

17 mai

Pour le 17, on verra le 18.
J’avais besoin de tout mon temps pour fêter le

70ème anniversaire de Danny Trejo, hier.

J’ai donc regardé « Machete Kill », et dans la foulée, revu « Machete ».

Sur des monceaux de cadavres noyés dans des tonneaux de sang, des flots de perles.
Une au hasard, très jolie : « Eh ! On n’est pas dans un Tarantino, les mecs ! »
Le 21 juin, il n’y aura vraisemblablement pas non plus de chronique des anniversaires, si je passe la journée à regarder le reste du cinéma de Robert Rodriguez, né la veille, il y a 46 ans. Avec au programme « El Mariachi », « Desperado », « Une nuit en enfer » et autres « Sin city », il est même tout aussi probable que la chronique du 22 passe à la trappe.

16 mai

Éloge de la tangente.

116ème anniversaire de la naissance de Tamara de Lempicka.

Peu sensible à son art, je ne vais rien fêter avec elle, mais doucement prendre la tangente. Cette belle, frayant avec des drôles décadents et fascisants , finira baronne. Mais elle a été élève de Maurice Denis. Denis, Nabi, est donc postimpressionniste, et pair de René Schützenberger. Artiste au nom imprononçable sans entraînement, je lui dois ma première raison de réjouissances ce jour, son tableau « La coiffure », for bien placé dans le Panthéon des « Tableaux que j’aurais aimé peindre ».

La première tangente, « cherchez le maître », fructueuse, je réitère. Me voilà donc avec Jean-Paul Laurens, et surprise (enfin…), « Les derniers moments de Maximilien » me propulse tout droit dans le « Dictionnaire superflu à l’usage de l’élite et des bien nantis ».

C’est donc avec Desproges que je finirai ma journée.

15 mai

91ème anniversaire de la naissance de Richard Avedon.
84ème anniversaire de la naissance de Jasper Johns.

Je suis redevable à ces deux ouvreurs d’yeux. Merci au premier de m’avoir permis de ressentir la photographie. Merci au second de m’avoir ôté le sentiment de ridicule qui m’assaillait lorsque je gribouillais frénétiquement les chiffres de 0 à 9 un peu partout mais généralement sur des nappes.

Quant à Michel Audiard, il nous a quitté depuis si longtemps qu’il ne se formalisera pas si j’attends 6 ans pour fêter dignement son 100ème anniversaire.

14 mai

Bien que ce soir le jour de la carpe, dans le calendrier républicain, je ne peux m’empêcher de bavarder, et vous invite à fêter avec moi le

30ème anniversaire de Mark Zuckerberg.

Ce jeune homme semble avoir un objectif prioritaire dans la vie, posséder le même nombre de milliards que de bougies sur son gâteau d’anniversaire. Je lui souhaite de devenir centenaire, histoire de faire un compte rond, bien que, finalement, cela ne rajoutera qu’un 0.

13 mai

Encore un exemple, s’il était nécessaire, de l’abjecte impartialité de Wikipédia.

Ce jour, on peut fêter le

71ème anniversaire d’Anne Pingeot.

Avoir sa place dans l’encyclopédie libre pour avoir couché avec un président de la république, je ne conteste pas. Mais dans ce cas, pourquoi le 6 novembre, ne peut-on même pas fêter l’anniversaire de Jeffri Bolkia, qui lui, est prince, et possède un harem de 40 consœurs de ladite Pingeot ?

12 mai

Décidément, je suis (un peu) malhonnête.

Je n’ai pas raté l’heure de la chronique hier. Autant une chronique à une heure précise est nécessaire aux grands, Vialatte au hasard, autant les plaisantins gribouillent sans respect des cycles.

Simplement, il y avait trop de monde chez les nés, et trop de monde chez les morts.

Pensez. Labrouste, King Oliver, Dali, (je saute René Bousquet ), Tazieff, Feynman, Ferreri, Carla Bley, Eric Burdon, Plume Latraverse, Ringo, Renaud, Cottençon ( je saute Hortefeux ) et Laetitia Casta pour finir avec les yeux, chez les nés. Et chez les morts Vidocq, Juliette Drouet, Becquerel, Juan Gris, Alvar Aalto, Bob Marley, Douglas Adam (Dites 42) et Noël Redding pour finir avec les mains.

Bref. J’ai baissé les bras.

Et j’ai juste envoyé un SMS à la seule Estelle que je connaisse, pour lui souhaiter sa fête à elle, même pas en vrai.

Aujourd’hui aussi, je crois que je vais flemmarder, quitte à trouver une excuse bidon demain.

11 mai

Cette chronique soit disant interrompue hier par la fatigue, l’a été pour une tout autre raison.
J’ai fêté seul et devant mon écran le

76ème anniversaire de la naissance de Marina Vlady.

Seule actrice avec Annie Duperey, dont je sois amoureux, au motif que je leur ai à toute les deux sauvé la vie, en rêve, d’une horde de lions dans un ascenseur pour la première, et d’une chute dans des chutes pour la deuxième.

J’ai donc revu « La sorcière » et replongé, ravi.
Avec les mêmes interrogations de mon adolescence.
Pourquoi, en noir et blanc, la peau de mon fantasme est exactement de la même teinte que sa robe ?
Pourquoi ledit fantasme ne change jamais de robe ?
Pourquoi quand il( le fantasme)/elle(Ina/marina) se baigne nu/nue, il faut que ce soit la nuit, et de loin, alors que la technique du gros plan surexposé est par ailleurs parfaitement maîtrisé par le cinéaste ?
Quel est ce don inouï qui permet à ma sorcière de rester belle en faisant de la magie, alors que « ma sorcière bien-aimée » est obligée de s’enlaidir de grimaces ?
Pourquoi le seul objet de violent désir de cette va-nu-pieds est une paire de talon-aiguille ?
Les techniques de drague présentées dans le film, apparemment très efficace, sont elles « up to date » ?
Pourquoi Ina/Marina sauve-t-elle de gentilles biches d’une mort certaine, pour ensuite voler des saucisses ?
Est-ce Botticelli qui a vu le film le premier, pour peindre ensuite sa « naissance de Vénus » ?
Et les échanges, naguère limpides et criant de vérité sont ils défendables aujourd’hui ?
« – La patronne, quel genre ?
– Une femme. »
« – Cette gosse la, c’est à moi qu’elle appartient. »
« – moi aussi, penser !
– Et ben y manquait plus que ça… »
J’ai tout de même noté que la parité n’était peut-être pas respectée, mais à l’envers puisque pour un amant, il y a deux amoureuse.

Perdu dans ces considérations, j’ai forcément raté l’heure de la chronique d’aujourd’hui.
A demain donc.

10 mai

81ème anniversaire d’un très bel autodafé nazi, à Berlin

Je me pose deux questions.
Pourquoi faire un feu de 25 000 livres ? En mai, à Berlin, il fait chaud.
Et comment faire un autodafé de blog ?

Sinon, en pérégrinant, sans désir profond de fêter ni mathématicien, ni physicien, ni militaire, ni acteur, ni musicien, sculpteur ou autre artiste, je suis tombé sur le

44ème anniversaire de la naissance de Pepín Liria .

En plus d’avoir un joli nom, ce matador n’est pas encore mort, et encore moins mort dans l’arène.
Curieux, je suis allé consulter sa biographie. Je n’ai rien noté de bien particulier mais j’ai appris, de fil en aiguille ( disons plutôt d’hyperlien en hyperlien ), bien des choses sur la tauromachie en particulier et l’Espagnol en général.

Donc, l’Espagnol corridophile est
Original :
Le torero El Gallo à inventée une passe nommée kirikiki.
Imprécis :
Un jeune taureau âgé de deux à trois ans est appelé novillo, et à pour synonyme un utrero, qui lui, est un jeune taureau âgé de trois à quatre ans.
Râleur :
Une bronca est une engueulade du public, lors d’une corrida. Elle peut s’adresser au matador, aux peones, au taureau, à l’éleveur, au président ou encore aux organisateurs. Je me demande pourquoi ils ne protestent pas aussi contre le public, le gouvernement, les étrangers, le coût de la vie, les forfaits Bouygues, et j’en passe.
Saignant :
La passe appelée véronique, sûrement parce qu’elle s’exécute sur une Véronique, amène inéluctablement, si c’est correctement, a une demi-véronique, et donc vraisemblablement une demi-Véronique.
Libidineux, pire, malhonnête, ou pis encore en total contre emploi :
Un coup d’épée miteux, qu’on torero tâche de cacher au public, sûrement pour éviter une bronca, se nomme metisaca, mot à mot « met et retire ». Personnellement, je ne joue pas à ça dans une arène, sous les yeux d’un public venir applaudir la mort, alors qu’il serait plutôt question de donner la vie.
Prévoyant :
En plus des six taureaux destiné à la boucherie, l’Espagnol, comme au foot, à des réservistes, les sobreros.

Épuisé par cette tentative de taxinomie, je fêterais aujourd’hui demain.

9 mai

Décidément, le principe des contributeurs libres teinte l’objectivité de Wikipédia.

Après le plaisantin Québéquois (vérification faite, c’est un sympathique Breton ), squattant par dizaines les dates de naissance, alors que ses compatriotes ne représentent au mieux que 0,12 % de la population mondiale, c’est au tour d’un (boutonneux?) de rajouter finement, dans le paragraphe de présentation du jour, qui se termine rituellement par le nom du jour dans le calendrier républicain français, « c’est aussi l ‘anniversaire de Caroline Costa ».

Cependant, le temps de réaction de Wikipédia, pour corriger les contributions saugrenues et déplacées, compense. En effet, publiée à 12h31 par 109.210.123.120, ladite incongruité a disparue, tel Trotsky pendant les discours de Lénine, à 13h13 grâce à la vigilance de 83.206.120.18, soit une durée de vie de 42 minutes.
N’empêche, si dans mon Littré apparaissait régulièrement des définitions temporaires, valable ¾ d’heure, je serais moins confiant. Vérification faite (tout de même), entre « cossu » et « costal », nulle trace, même infime, de modification. Littré résiste donc à la chanson française Moissagaise, surtout si elle est révélée par « incroyable talent ».

Sinon

54ème anniversaire des première vente de pilules contraceptives au USA.

La France ne réagira à la surpopulation que 7 ans plus tard. Elle se trouvera ainsi contrainte d’ouvrir ce jour, il y a tout juste un quart de siècle, le premier parc à thème au joli nom de « Big Bang Schtroumpf ». Les parcs à thème on le sait, sont le meilleur moyen d’occuper, puis d’abrutir, dans l’espoir de finalement les y perdre, les enfants.

Sinon enfin, mais c’est parfois si triste de fêter la naissance de déjà morts, que je préfère me taire

91ème anniversaire de la naissance de Claude Piéplu.

75ème anniversaire de la naissance de Pierre Desproges.

8 mai

103ème anniversaire de Robert Johnson.

Un vrai plaisir de fêter celui là.
Dommage que Mr Johnson ne puisse être présent, il aurait joué un peu de guitare et chanté. Il est mort à l’age de mourir pour un génie de la musique moderne, 27 ans, inaugurant la série. J’avoue que lorsque j’ai eu 28 ans, j’ai été plutôt dépité de ne pas être mort en génie. Je m’y suis fait.
La qualité pourrie d’enregistrements des années trente¹ ne masque pas très longtemps l’âme écorchée des premiers blues. Je peste presque, d’ailleurs, à l’écouter revisité², bien revisité même, mais qui reste plié aux standards modernes du son.
S’il fallait n’écouter qu’un morceau, je prendrais « Come On in My Kitchen », ou il est nettement plus proche d’un Philippe Soupault que d’un Johnny braillant la musique qu’il aime.
Et c’est une belle histoire de le penser assassiné au whisky parfumé à la strychnine, pour une histoire de cul.

1. Robert Johnson – The Complete Recordings.
2. Eric Clapton – Me and Mr Johnson.

7 mai

Journée mondiale de l’écroulement.

Philosophie :
399 av. J.-C. : Socrate, philosophe grec, condamné à boire la ciguë.
Architecture :
558 : le dôme de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople s’écroule.
1463 : grand incendie de Toulouse.
1697 : le palais royal de Stockholm est détruit par un incendie.
Navigation maritime :
1915 : un sous-marin allemand torpille le paquebot britannique de 32 000 tonnes Lusitania, au large de l’Irlande.
Empire :
1945 : le général allemand Alfred Jodl signe à Reims les termes d’une reddition inconditionnelle qui termine la participation allemande à la Seconde Guerre mondiale.
Colonies :
1954 : chute de Ðiện Biên Phủ, dernier affrontement de la guerre d’Indochine.
Rêve socialiste :
1995 : Jacques Chirac est élu président de la République française.
Littérature :
1999 : la France reconnaît officiellement les langues régionales.

Pétrifié de consternation, le coup de grâce asséné par le dicton du jour : « À la Sainte-Gisèle, prends garde s’il gèle. », j’erre et fini par trouver qu’on peut éventuellement fêter le

266ème anniversaire de la naissance d’Olympe de Gouges.

Il est difficile de démêler le vrai du faux à son propos, et donc de se réjouir sincèrement ou non, surtout en cherchant à le faire au moyen d’Internet, et d’ailleurs..
Par contre son nom sonne comme un appel à une félicité (très) légèrement teintée de lubricité, me propulsant à mi-chemin entre Dionysos et un peintre rococo genre Boucher.

La seule certitude d’ordre scientifique ( rayon linguiste ) que j’ai concerne le premier paragraphe de sa biographie sur Wikipédia : C’est rédigé par Boby Lapointe, et ça pourrait même quasiment être les paroles d’un version historique de « Ta Katie t’a quittée » ou même du « Papa du papa de mon papa ».
Jugez vous-même en chantonnant:

« Née le 7 mai 1748 à Montauban, Marie Gouze a été déclarée fille de Pierre Gouze, bourgeois de Montauban qui était boucher – il n’a pas signé au baptême car absent – et d’Anne-Olympe Mouisset, fille de drapier 2, mariés en 1737 3. Cette dernière, née en 1712, était la filleule du marquis Jean-Jacques Lefranc de Pompignan (le père d’Anne avait été le précepteur de Jean-Jacques), avec qui elle aurait entretenu une relation amoureuse. Selon le député Jean-Baptiste Poncet-Delpech et d’autres, « tout Montauban » savait que Lefranc de Pompignan était le père adultérin de la future Marie-Olympe de Gouges 4. »

Convaincus ?

6 mai

158ème anniversaire de la naissance de Robert Edwin Peary.
158ème anniversaire de la naissance de Sigmund Freud.

Le premier a exploré l’arctique jusqu’au Pôle Nord. Il en a tiré quelques ouvrages d’une très relative notoriété.
Le deuxième a exploré sa mère, sa sœur et surtout son nombril. Ses quelques ouvrages ont pollués durablement la pensée mondiale.
Quoiqu’intrépides, les explorateurs sont souvent moins dangereux que les psychiatres.

Sinon,

après le déménagement du roi soleil à Versailles, il y a 332 ans,
après l’accession au pouvoir de Joseph Staline, il y a 73 ans,
il n’y a pas lieu de s’étonner de l’autorisation de jouer à « par le fait du prince » donnée au doublet Sarkozy Hollande il y a respectivement 7 et 2 ans.

Sinon enfin, puisqu’il faut bien se réjouir,

93ème anniversaire de la sortie de « N°5 de Chanel» symbole de tant pour la France qu’il en est devenu Symbole tout court ( Oui je sais, avec camembert, dont l’odeur est disons, différente. Pourquoi certains symboles ne peuvent pas se sentir entre eux ? ).

51ème anniversaire de la première greffe du foie réussie.

Je n’ose espérer que c’est grâce à ma naissance, survenue deux ans avant qu’un sentiment d’urgence s’est emparé de la communauté des chirurgiens.

5 mai

201ème anniversaire de la naissance de Søren Kierkegaard.

J’adore. Surtout son nom. On dirait une tresse d’or blanc et jaune, sertie de diamants, eux mêmes délicatement rehaussés par endroit de rubis et de saphirs, le tout illuminant un ciel nocturne limpide et glacé. Je ne vous parlerai même pas de son prénom, c’est autre chose, mais tout aussi merveilleux.

Sinon, je ne l’ai pas lu. Au motif qu’une fiche (Bordas?) m’en a donné mauvaise impression. Un chrétien pinailleur ne me tentait pas et je suis allé voir du côté des athées qui pensent et écrivent à la hache.
Je ne sais du coup pas ce que j’ai peut-être perdu, mais en tout cas je pense qu’il ne faut jamais faire lire une fiche (Bordas?) aux jeunes cons.

4 mai

Le 24 juillet 1967, Charles De Gaulle s’écriait « Vive le Québec libre ! ».

Un petit plaisantin a pris ce vœu pieux au pied de la lettre. Sa liberté s’arrêtant la ou commence celle des autres, il a finement analysé qu’en en prenant un maximum, il serait forcément plus à l’aise, charge aux autres de se « débrouiller comme ils veulent ».
Et c’est très certainement comme galop d’essai qu’il a commencé sa conquête sur wikipédia.

Donc, ce jour, nous allons devoir fêter les

192ème anniversaire de la naissance de Charles-Eugène Boucher de Boucherville, homme politique canadien.
92ème anniversaire de la naissance de Jean Lalonde, chanteur québécois.
92ème anniversaire aussi de la naissance de Paul-Émile Charbonneau, évêque québécois.
89ème anniversaire de la naissance de Thérèse Cadorette, actrice québécoise.
85ème anniversaire de la naissance de Roland Giguère, poète et peintre québécois.
82ème anniversaire de la naissance de Jacques Lacoursière, auteur et historien québécois.
79ème anniversaire de la naissance de Henri Dorion, géographe et professeur québécois.
75ème anniversaire de la naissance de Léon Rochefort, hockeyeur professionnel québécois.
69ème anniversaire de la naissance de Michel Daigle, acteur québécois.
et
57ème anniversaire de la naissance de Catherine Trudeau, actrice québécoise.

Dave le néerlandais et l’italien Rocco Siffredi en sont du coup noyé.

3 mai

Après un 1er mai à ne rien faire comme (presque) tous le monde et un 2 à récupérer de cette inaction, c’est sans entrain et sans désir de fêter naissances ou autres réjouissances que j’écris.

Alexandre Vialatte, à peine né il y a quelques jours, nous quitte. C’est assommant.
Je serai donc cacochyme. Et accessoirement philosophe physicien ( je ne rimerai ni ne me battrai pour autant ).

La vie apparaît régulièrement un jour de l’année. Non moins régulièrement elle profite d’un autre jour pour disparaître. C’est idiot et contre Nature. La vie n’est à priori pas soumise aux lois de la gravité. Elle n’a donc aucune raison, si ce n’est de nous porter préjudice, de tourner avec nous à droite, avec les papous à gauche, et par dessus nous pour l’ensemble des résidents de la terre vivant sur le cercle équatorial.
Romain Gary ne disait pas autre chose dans le titre de « La vie devant soi », mais tant de lucidité l’effrayant, il a préféré sauvegarder son prestige aux yeux des contemporains par le truchement d’un nom d’emprunt. Je n’ai aucun prestige à sauvegarder, je parle conséquemment en mon nom, et sans détours.
La vie donc, au regard d’une physique simpliste mais démontrée depuis l’antiquité, devrait aller droit devant, et par conséquent, ne jamais venir terminer sa course sur notre trajet circulaire, ou plutôt épicycloïdal, l’année étant par définition le temps que met la terre à faire un tour du soleil tout en fonçant dans l’espace.
Sinon, il faudrait de surcroît accepter que la mort suivant la naissance, elle la précède aussi.
Logiquement (et toujours donc), compte tenu de vitesses acquises d’une maternité par la course autour du soleil et perdues par la rotation inverse de la terre, Vialatte devrait ce jour se trouver, vivant toujours et vraisemblablement bien portant, à ( je vous épargne les calculs ) environ 8 heures lumière.
Dégagé des obligations mondaines, il aurait tout loisir de rédiger sa chronique en début d’après-midi, voire le matin, puis de l’expédier à « La Montagne » avant 16 heures, pour une publication dès le lendemain.

Et nous aurions déjà profité des plus de 13400 chroniques sus-nommées, soit environ 200 tomes.

30 avril

237ème anniversaire de la naissance de Johann Carl Friedrich Gauss.

C’est une des dates les plus sûres de ce calendrier puisque c’est ( j’aime la poésie de Wikipédia ) « Le petit Gauss » lui même qui l’a calculé.
Fier inventeur de l’ « enclos polyvalent », courbe en cloche éponyme (oui, j’aime « éponyme », et je tâche de l’écrire tous les 33,33 billets) qui enferme à peu près tout ce que l’on veut dans un espace ou il vaut mieux être au centre sous peine d’encourir l’opprobre ou le dédain, ce mathématicien nous permet, grâce à sa signature, d’approcher un peu plus le concept d’obsession ( en l’occurrence mais vous l’avez deviné, des courbes).
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Sinon, suicide d’Adolf Hitler, marié hier. Je ne comprendrais jamais cet homme, mais bon, ça c’est un (vrai) détail.
Depuis Muddy Waters, Sergio Leone, Jean-François Revel, Ernesto Sabato, Grégory Lemarchal même, pour ne citer que les plus célèbres des célèbres de l’encyclopédie libre, essaient de lui piquer la place. Tout le monde s’en fout, demain, c’est le 1er mai.

Ps : La courbe de Gauss n’est pas toujours adéquate, prenez les cons par exemple, en théorie ils devraient siéger en petit nombre, sur le côté droit, en pratique…

29 avril

Ce jour

Constantin 1er, continue de délirer. Après avoir fait construire Ste Sophie, autorisé l’affranchissement des esclaves, et autres humanités, il pénalise les bâtards( ? )
Des hommes se battent les uns contre les autres, en Espagne, en Asie,[…], en Inde même entre Anglais et Français pour qui chez eux ne suffisait plus..
Gideon Sandback invente la fermeture éclair juste à temps pour ranger ses cigarettes au sec dans les tranchées.
On libère Dachau.
Hitler se marie pour ne pas avoir beaucoup d’enfants puisqu’il se suicide le lendemain.
Pavarotti se met à chanter.
J’en passe.

Devant cet effarant constat de désordre, et plutôt que de fêter le général Boulanger qui promettait d’y remédier, par une bonne guerre, Jacques Rouxel réagit, et dépeint le dit désordre en une fresque hyperréaliste avant l’heure, ce qui nous permet de fêter le

46ème anniversaire de la première diffusion télévisée des Shadoks.

28 avril

108ème anniversaire de la naissance de Kurt Gödel.

Ses « théorèmes d’incomplétudes », ardus certes, mais ruinant l’idée que tout est démontrable, rêve de mathématiciens osant être plus prétentieux que moi, ont tout pour me ravir. Sinon, les polycopiés de Mr Jégou étaient plus brouillons que la page Wikipédia d’aujourd’hui, mais quand j’ai compris « l’argument diagonal », utilisé dans la démonstration ( et dans bien d’autres ), j’ai compris pourquoi les matheux pouvaient parfois paraître jubiler sans raison.
Grâce aussi lui soit rendu d’avoir inspiré Douglas Hofstadter pour son « GBE ; Gödel, Escher, Bach : Les Brins d’une Guirlande Éternelle », qu’il y a un quart de siècle, quelqu’un d’autre « en a racheté un pour me l’offrir ».

66ème anniversaire de la naissance de Terry Pratchett.

Si Harry Potter n’est pas votre tasse de thé en matière de littérature anglo-saxonne , mais que vous êtes adepte du décalé et ne reculez pas devant l’appellation « heroic fantasy », alors les « Annales du disque-monde » sont pour vous.
Entre mille réjouissances, la théorie sur la vitesse de la lumière supplante incontestablement celle d’Einstein en terme de poésie, et un tome en anglais vous laisse stupéfait devant l’extraordinaire traduction.

Sinon, bien trop d’autres pour un seul jour.

27 avril

223ème anniversaire de la naissance de Samuel Morse.

Au regard de son invention et le sachant artiste peintre, on peut s’étonner qu’il ne fut(?) pas pointilliste.

102ème anniversaire de l’assassinat de Jules Bonnot.

C’était un homme éduqué. Plutôt que de défendre sa peau, il a préféré régler les affaires courantes lorsqu’il était encore temps, rédigeant un testament pour innocenter de ses amis suspects. J’ai connu le petit fils du complice « Raymond la science ». C’était aussi un homme éduqué. Il savait lire. Et écrire. 

26 avril

26ème anniversaire de la fusion du réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobil.

De propre, le nom est devenu sale certes, mais aussi commun puisque désormais tout un chacun peut se laisser aller à un « c’est un tchernobil ! » devant le spectacle d’une crotte de chat sur son paillasson.

0ème anniversaire de ma propre radiation.

L’administration à le sens de l’humour et connaît ses classiques. Radier c’est irradier sans « i », et ça, c’est un quasi plagiat d’une préface de Boby Lapointe.

25 avril

91ème anniversaire de la naissance d’Albert King.

Pour ceux que Youporn ne satisfait pas pleinement, je recommande l’écoute de « I love Lucy »¹.
Si les spectateurs sont voyeurs, les artistes doivent bien être exhibitionnistes. Paradoxalement, quand on écoute Albert King, on se dit qu’il ne joue pas, et quand il raconte une histoire d’amour avec sa guitare, et qu’on entend ce qu’elle exprime sous ses caresses, on pense à un shaker rempli de tendresse, d’amour, de sexe, qui prépare juste simplement le plus divin des cocktails.
Sinon ( avec tout le reste ) on peut se régaler d’ »Old time »², petit intermède parlé avant la reprise, lors une session avec Stevie Ray Vaughan. Je ne saisis hélas pas tout, mais l’océan calme du rire de ce géant, avec en contrepoint celui, plus âpre et aigu, d’un SRV impressionné sans vouloir y paraître, est aussi un grand moment de vie.

¹ 1969 : King Of The Blues Guitar, Atlantic Records.
² 1999 : Albert King With Stevie Ray Vaughan In Session, Stax Records.

24 avril

Il faut savoir fêter les événements. Abandonné à lui-même l’homme fêterait n’importe quoi n’importe quand, ce serait l’anarchie. C’est pour cela qu’il existe calendriers et commémorations.
Mais en plus des calendriers, il faut parfois faire preuve d’esprit de synthèse.
Si, par exemple, je vous avais hier proposé de fêter le

47ème anniversaire de la mise en orbite du Colonel Vladimir Mikhaïlovitch Komarov

puis proposé de mettre tous les Colonels en orbite, vous auriez à juste titre pensé qu’il était stupide de donner de la hauteur de vue à ceux que l’esprit bas pousse à l’extermination.

Mais si j’attends aujourd’hui pour saluer le

47ème anniversaire du décès du premier spationaute en mission, le sus-nommé Vladimir Mikhaïlovitch Komarov

vous risquez d’être plus enclins à m’approuver.
Sauf à me trouver l’esprit bas.

23 avril

156ème anniversaire de la naissance de Max Planck.

Je n’ai jamais compris pourquoi le fait d’avoir résolu le problème de la catastrophe ultraviolette l’a rendu aussi célèbre. J’ai moi-même résolu avant l’âge de six ans le problème de la catastrophe caca d’oie, il suffisait de ne pas mélanger toutes les couleurs en même temps, alors. Ceci dit, il est vrai que je suis artiste peintre.
En plus, le pauvre n’était pas fier, presque catastrophé lui-même si l’on en croit ses lettres, alors que j’étais plutôt content de moi.
En revanche, jusqu’à ce jour les scientifiques avaient besoin de comprendre, pour faire des conneries, depuis, comme retombés en enfance, ils les font sans savoir, et en plus, se vantent : «  on ne sait pas exactement comment, mais ça marche».

22 avril

Bien trop d’anniversaires de choix ce jour. Je n’en fêterai que quatre : l’avantage, c’est que je n’aurai pas à chercher beaucoup l’an prochain.

Je commencerai par le
290ème anniversaire de la naissance d’Emmanuel Kant.

Je ne dirai pas trop fort que je suis assez heureux qu’il soit mort à 80 ans. Ayant commit 26 pavés, s’il était encore parmi nous, il y aurait 26*3,625 ouvrages de ce monsieur soit 94 à ingurgiter pour prétendre réfléchir, et 7 critiques supplémentaires de dieu sait quoi ( la raison du plus fort, la raison d’espérer, la raison d’état…) à essayer de faire croire pour les uns qu’on les a lu, pour les autres qu’on les a compris. Enfin, je parle de béotiens dans mon genre qui, eux aussi, dans leur coin, essaient avec moins de succès de couper les cheveux en quatre ou d’enculer les mouches.
Ceci dit, sa vie sexuelle, que les biographes ont injustement et totalement ignorée, fut, elle, un véritable chef-d’œuvre, comme l’a brillamment démontré Jean-Baptiste Botul, et devrait être source constante d’inspiration à tout âge.
Botul, en effet explique avec brio dans « La vie sexuelle d’Emmanuel Kant » que (je cite, mais je ne sais plus ou j’ai relevé ) «les philosophes ont inventés un moyen extraordinaire de se reproduire : ils ne pénètrent pas, ils se retirent. Ce retrait porte un nom : la mélancolie ». »
Je préfère décidément lire Botul.

115ème anniversaire de la naissance de Vladimir Nabokov.
113ème anniversaire de la naissance d’Alexandre Vialatte.

Je ne vais pas écrire, je vais lire.

Enfin, pour la bonne bouche
110ème anniversaire de la naissance de Julius Robert Oppenheimer.

C’est avec une once de fatalisme teinté de quelques mégatonnes de pessimisme que j’ai constaté un jour qu’absolument tout ce que l’homme avait inventé ou découvert, il l’avait utilisé.
Cherchez et vous verrez : le dé à coudre, l’allumette, le poil à gratter… prenez aux hasard un dictionnaire, même obscur, spécialisé, savant ou encyclopédique : tous les mots ont servis.
On peut donc remercier ce brave homme de nous avoir offert l’extinction certaine à vraisemblablement brève échéance, à moins qu’un autre fou découvre l’immortalité, ou plus vraisemblablement l’amnésie contagieuse définitive.

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