Tag Archives: Musique

Comment ça marche ?

Je dispose d’environ 25 à 30 000 morceaux de musique.
Disons que j’en écoute un dixième. Et que j’en connaît par cœur un dixième à nouveau.
300 fragments de son.
Disons, environ, 3’30 » par « fragment ».
Multiplié par 44,1 kHz : 2 778 300 000 infos. Et de qualité, puisque je repère le moindre écart.

Presque 3 milliards, mais ou est-ce rangé ?

23 mai

80ème Anniversaire de la naissance de Robert Moog.

En 1938, Albert Hofmann synthétisait le LSD, substance longtemps perçue comme totalement inutile sauf dans la cas ou l’on souhaitait se faire peur en vélo, et encore.
Quelques 30 ans après, Moog, bricoleur dans l’âme, passait ses journées à assembler des dizaines de boutons, poussoir, interrupteurs, molettes et autres glissières, sur de jolies planches marquetées et gravées de symboles ésotériques. Le tout, atavisme professionnel oblige, relié à un clavier.
En l’état, l’objet était, lui aussi, complètement inutile.
Le génie de son inventeur réside dans l’idée d’avoir sournoisement mis son invention dans les mains des expérimentateurs tâtonnants de la substance d’Hofmann, avides d’accroître son champ d’utilisation à des activités autres que cyclistes.

Le résultat de cette union, on le sait, fut magistral.

20 mai

70ème anniversaire des naissances d’Armande Altaï et Joe Cocker.

Je pardonne presque à la première d’avoir frayé avec l’engeance télévisuelle que d’autres qualifient au mieux de médiocre. Je suis aidé en cela par sa prestation avec Higelin, en 1982, dans « Jacques, Joseph, Victor Dort », spectacle simplement inoubliable/époustouflant ou j’ai, en prime, appris que les stades de foot se prêtaient mieux aux hurlements qu’à la musique, fut-elle rock, et que les femmes pouvaient vous battre très froid pour des raisons connues d’elle seules.
Je remercie le second de m’avoir fait aimé un peu les Beatles, grâce à sa reprise déchirée de « With a little help from my friends ». Parfois, j’en veux à mon cerveau de n’avoir que « mièvre » à disposition pour qualifier les émotions dont la finesse me dépasse.

Et bon anniversaire aussi à Jacques Salomé, qui hoche la tête avec une moue désespérée chaque fois qu’il s’égare sur ce blog.

Hifi shadock

J’ai reçu mon Fiio X3.
Un casque Fostex TH-7W, la « Toccata et fugue en ré mineur » de Bach.
Il faut être un vrai con pour s’offrir un « baladeur » quand une fois en marche, on ne pense qu’à s’asseoir et à fermer les yeux.
La « Toccata » est un fichier de démonstration. Une fois les miens présents, je risque en plus d’éteindre la lumière et de me coucher.

25 avril

91ème anniversaire de la naissance d’Albert King.

Pour ceux que Youporn ne satisfait pas pleinement, je recommande l’écoute de « I love Lucy »¹.
Si les spectateurs sont voyeurs, les artistes doivent bien être exhibitionnistes. Paradoxalement, quand on écoute Albert King, on se dit qu’il ne joue pas, et quand il raconte une histoire d’amour avec sa guitare, et qu’on entend ce qu’elle exprime sous ses caresses, on pense à un shaker rempli de tendresse, d’amour, de sexe, qui prépare juste simplement le plus divin des cocktails.
Sinon ( avec tout le reste ) on peut se régaler d’ »Old time »², petit intermède parlé avant la reprise, lors une session avec Stevie Ray Vaughan. Je ne saisis hélas pas tout, mais l’océan calme du rire de ce géant, avec en contrepoint celui, plus âpre et aigu, d’un SRV impressionné sans vouloir y paraître, est aussi un grand moment de vie.

¹ 1969 : King Of The Blues Guitar, Atlantic Records.
² 1999 : Albert King With Stevie Ray Vaughan In Session, Stax Records.

19 avril

Cette rubrique a entre autre pour vocation de proposer à la célébration les anniversaires de naissance propre à justifier agapes et autres festivités. Ma plume est pourtant parfois guidée par un esprit rétif aux systèmes ordonnées. Aujourd’hui encore en donnera une preuve, ledit esprit oscillant entre joie et sombres réflexions.

Alors oui

82ème anniversaire de la naissance de Fernando Botero

La contemplation de ses portraits de femmes nous rééduquent un oeil que les Linda Evangelista, Kate Moss et autres Naomi Campbell déforment irrémédiablement. Une autre solution serait évidemment le port permanent de verres correcteurs d’astigmatisme.

81ème anniversaire de la naissance de Jayne Mansfield

J’ai l’avantage de plus ou moins la confondre avec Mae West, ce qui m’offre deux fantasmes machos pour le prix d’un.

49ème anniversaire de la naissance de Nathalie Dessay

Je reste dubitatif face à cet organe enrobé de chair. Mon côté mélomane ne peux que se réjouir, mon coté radin s’offusque parfois. Avant elle, des fichiers de bruits de qualité musicales satisfaisaient mes oreilles, après elle, j’ai du débourser des sommes folles (enfin folles, je suis juste un peu radin quoi…) pour un premier casque vraiment hifi, puis un deuxième encore plus hifi, puis un lecteur nomade encore encore plus hifi. Et comme j’en rêve les nuits, j’en rêve aussi les jours en passant devant des commerces encore encore encore plus hifi, aux vitrines, bien que sobre en matériel, le sont tout de suite moins en nombre de chiffres présent sur les étiquettes.

On voit bien que d’heureux et naïvement satisfait, j’ai doucement glissé vers un dubitatif né de l’ambigu.

Maintenant, un pas suffit pour laisser la place à l’amertume laissée par les disparitions

426ème anniversaire du décès de Paul Veronèse.

Son vert coûte cher, autrefois il était même fort toxique mais il combine les avantages du pratique, du célèbre et d’une incontestable utilité pour les drapés.

325ème anniversaire du décès de Christine, Reine de Suède.

A l’origine du célèbre « Je pense, donc je suis » de notre philosophe national ( De mauvaises langues disent même que l’original était « Je bande quand je vous suis » ) elle lui aura assuré une fin de vie sûrement plus jouissive que ses précédentes années, du moins si le doute méthodique la lui a pourri autant que les miennes.

115ème anniversaire du décès d’Edouard Pailleron.

Ce con aurait pu mourir seul et inconnu au lieu de chercher la gloire, d’en trouver une petite, mais assez grande pour que ça soit un collège portant son nom qui déclenche une hécatombe. Enfin, du coup, il est vraiment célèbre.

Finissons tout de même par une note réjouissante

Aujourd’hui, c’est le « jour du vélo » célébré par aucun Etat, uniquement par ceux que l’état de stupéfaction hallucino-onirique plonge dans la béatitude. Ainsi nommé en référence aux travaux scientifiques d’Albert Hofmann sur l’utilisation conjointe du LSD et de la bicyclette, c’est un jour que je fête moi-même avec nostalgie, ayant poursuivi de-même de similaires études, mais avec d’autres ingrédients, puisque j’usais d’un vélomoteur. ( C’est de notoriété publique que de moins pédaler favorise la concentration et donc la qualité, quantité et objectivité de l’information recueillie.)

5 avril 2014

106ème anniversaire de la naissance d’Herbert von Karajan.

J’attendrai le 15 novembre, pour fêter Daniel Barenboïm.

Pourquoi se réjouir de la naissance d’un nazi par opportunisme

– n’hésitant pas à détourner une mineure, à l’aube de ses 50 ans.

– n’ayant manifestement pas bien compris impair dans « De la musique avant toute chose, Et pour cela préfère l’Impair » ( de mauvaises langues affirment même que c’est « imper » qu’il à compris).

– et surtout, ayant imposé à Sony une durée de 74 minutes au CD, pour qu’y tienne sa version de la symphonie n° 9 de Beethoven, alors que la mienne ( enfin, la mienne…) ne dure que 69 minutes. ( et 69, c’est plus poétique, et plus enlevé. 5 minutes de plus montrent, s’il en était besoin, que les Autrichiens restent pompeux, laborieux et long à la détente.).

Alors que Barenboïm est chef d’ochestre, mais aussi immense interprète.

Alors que Barenboïm est incontestablement le plus grand chef pour diriger du Mozart.

Alors que Barenboïm joue « la truite » au piano comme les plus grands chefs (ok, le jeu de mots est limite…).

Alors que Barenboïm, antépénultièmement, a mis un tréma sur l’ « i » de son nom, à la fois par facétie, pour emmerder les journalistes, et par amour de la musique ( vous avouerez que « boïm » sonne mieux que « boim »).

Alors que Barenboïm, enfin, non content d’être un juif Russe né en Argentine, est aussi espagnol pour le fun, et palestinien de part son passeport.

Cet œcuménisme lui vaut hélas une légion d’honneur décernée par Chirac, et améliorée par Sarkosy, mais nul n’est parfait.

31 mars 2014

Je ne parlerai pas du

418ème anniversaire de la naissance de René Descartes.

ni du

329ème anniversaire de la naissance de Jean-Sébastien Bach.

et sûrement pas du

59ème anniversaire de la naissance d’Angus Young.

Pour me consacrer entièrement au

36ème anniversaire de la naissance de Cindy Sander,

En effet, pourquoi perdre son temps avec un rigolo, couard et menteur, de surcroît gigolo de la reine de Suède, qui empoisonné, n’a rien trouvé de mieux comme antidote qu’un mélange de vin et de tabac, et qu’évidemment, il en est mort ?

Pourquoi chanter les louanges d’un compositeur sourd. ( ok, c’était pas celui là, mais la recherche de l’objectivité n’est pas toujours bénéfique, cf ma chronique d’hier, et puis, qu’est ce qui nous prouve que Bach n’était pas sourd ? )

Pourquoi enfin s’inquiéter d’un quasi sexagénaire qui s’exhibe devant des milliers d’enfants, en culotte courte, affublé de ridicules cornes de diable en plastic clignotant, et, se roulant par terre, tripote lubriquement sa guitare ?

Alors qu’enrobée de lumière, Cindy Sander nous a étonné et ravi, grimpant tenacement les marches du succès, et apportant cet immense message d’espoir à l’humanité toute entière : « A plus qu’on est mauvais, a plus qu’on est célèbre. ».

Je n’en veux pour preuve que les résultats sans appel du test suivant :

Prenez un échantillon représentatif de jeune, soit un jeune. Dites lui « René »: silence poli, dites lui « Jean-Sébastien » : il pensera « Nouvelle star », dites lui « Young » : il cessera de penser. Dites enfin « Cindy » : avant même de s’écrier « Sander ! », il chantonnera « papillon de lumière ».

Ps : Dans le cas ou le 5 février prochain, cette chronique survive, je vous promets de traiter d’Huysmans, d’André Citroën, de Charlotte Rampling, voire de Daniel Balavoine, mais d’éviter celle qui a donné au « buzz » ses lettres de noblesse en mimant en haut un appel téléphonique qui se voulait excité tout en secouant en bas une paire de protubérances chirurgiquée qui se voulait excitante.

1er mars 2014

On peut commémorer les
204ème anniversaire de la naissance de Chopin.

20ème anniversaire de la naissance de Justin Bieber.

Personnellement, je n’en commémorerais qu’un.

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