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10 mai

81ème anniversaire d’un très bel autodafé nazi, à Berlin

Je me pose deux questions.
Pourquoi faire un feu de 25 000 livres ? En mai, à Berlin, il fait chaud.
Et comment faire un autodafé de blog ?

Sinon, en pérégrinant, sans désir profond de fêter ni mathématicien, ni physicien, ni militaire, ni acteur, ni musicien, sculpteur ou autre artiste, je suis tombé sur le

44ème anniversaire de la naissance de Pepín Liria .

En plus d’avoir un joli nom, ce matador n’est pas encore mort, et encore moins mort dans l’arène.
Curieux, je suis allé consulter sa biographie. Je n’ai rien noté de bien particulier mais j’ai appris, de fil en aiguille ( disons plutôt d’hyperlien en hyperlien ), bien des choses sur la tauromachie en particulier et l’Espagnol en général.

Donc, l’Espagnol corridophile est
Original :
Le torero El Gallo à inventée une passe nommée kirikiki.
Imprécis :
Un jeune taureau âgé de deux à trois ans est appelé novillo, et à pour synonyme un utrero, qui lui, est un jeune taureau âgé de trois à quatre ans.
Râleur :
Une bronca est une engueulade du public, lors d’une corrida. Elle peut s’adresser au matador, aux peones, au taureau, à l’éleveur, au président ou encore aux organisateurs. Je me demande pourquoi ils ne protestent pas aussi contre le public, le gouvernement, les étrangers, le coût de la vie, les forfaits Bouygues, et j’en passe.
Saignant :
La passe appelée véronique, sûrement parce qu’elle s’exécute sur une Véronique, amène inéluctablement, si c’est correctement, a une demi-véronique, et donc vraisemblablement une demi-Véronique.
Libidineux, pire, malhonnête, ou pis encore en total contre emploi :
Un coup d’épée miteux, qu’on torero tâche de cacher au public, sûrement pour éviter une bronca, se nomme metisaca, mot à mot « met et retire ». Personnellement, je ne joue pas à ça dans une arène, sous les yeux d’un public venir applaudir la mort, alors qu’il serait plutôt question de donner la vie.
Prévoyant :
En plus des six taureaux destiné à la boucherie, l’Espagnol, comme au foot, à des réservistes, les sobreros.

Épuisé par cette tentative de taxinomie, je fêterais aujourd’hui demain.

20 avril

« Tous les hommes sont mortels ». En vertu du doute méthodique évoqué hier, je n’en serai sûr qu’une fois mort moi-même.

En attendant, une fois n’est pas coutume, et en vertu du soupçon de colère né avant hier de l’incompréhensible corrélation entre longévité et crapulerie ( oui, j’aime bien les litotes, et oui, c’est bien à Pasqua que je fais référence), j’aurai bien aimé consacrer aujourd’hui cette chronique à un autre sujet. Disons la malsaine jouissance née de la disparition de certains ( j’allais écrire d’entre-nous).

Mais sont ils vraiment d’entre nous ? Auquel cas, l’ensemble des « nous » laisse douter de la validité du concept d’humanisme.

Et de toute façon, comment se réjouir du

125ème anniversaire de la naissance d’Adolf Hitler ?

 

Mais hélas, je suis au fond, désespérément bon.

Alors à part le

152ème anniversaire du décès de José Dámaso Rodríguez y Rodríguez dit Pepete encorné par l’inconstant toro Jocinero puisqu’au départ, ce dernier voulait démolir un picador, puis, se souvenant que si le toro avait sa chance, le matador pas toujours, à feinté et détruit son vaillant ennemi venu pour porter secours au subalterne.

A part cette bien logique disparition , je n’arrive qu’a déplorer les

542ème anniversaire du décès de Leon Battista Alberti

Inventeur à la fois de la perspective et de la renaissance classique architecturale, qui sait si en oeuvrant plus longtemps, il ne nous aurait pas évité, disons par exemple le rococo allemand ?

82ème anniversaire du décès de Giuseppe Peano :

Sa courbe éponyme est un régal pour l’oeil et il n’a pas attendu Mandelbroot pour inventer les fractales et lui, sans surtout chercher gloire de querelles de colloques en querelles de colloques.

De plus, habitué à remplir des volumes avec d’autres volumes, je ne peux que rêver à son élégant, mystérieux et donc attirant concept de remplir une surface avec une courbe.

Pour clore avec Peano, notons de plus qu’il a inventé l’ensemble Q : il fallait oser.

Quand au

20ème anniversaire du décès de Jean Carmet, c’est heureux que les larmes ne détrempent pas les écrans, je serais illisible.

19 mars 2014

Il faut bien que les nazis soient nés un jour, mais je ne commémorerais pas Eichmann. Cependant je pense aussi Qu’ « oublier l’histoire, c’est se condamner à la revivre« .

131ème anniversaire de la naissance de Pepete.

J’ai déjà parlé de toréadors. En voilà un de plus, chétif et du coup porté à la réflexion, qui s’est sacrifié par humanité.

59ème anniversaire de la naissance de Bruce Willis.

Cinéphile catastrophique, j’apprécie ce génie nasillard, surtout quand il sauve le monde.

39ème anniversaire de la naissance de Vida Guerra.

Ce mannequin de charme m’a permis de comprendre l’étroite relation entre « avoir du coffre » et « avoir envie de chanter ».

Quelques chiffres enfin, pour avoir une idée de la composition du monde selon wikipédia :

Sont né ce jour :

  • Infantes : 1
  • Tzars : 1
  • Archiduchesses : 1
  • Maitresse d’archiduc : 1
  • Féministes lettrées : 1
  • Médiévistes : 1
  • Centenaires : 1
  • Missionnaires : 1 (c’est tout de même Livingstone)
  • Palestiniens condamnés pour assassinat : 1
  • Prix Nobel : 2
  • Présidents : 2
  • Nazis : 3
  • Matadors : 4
  • Hommes politiques : 10
  • Sportifs : 50

(Plus quelques artistes, des militaires et une pincée de religieux.)

Pour devenir célèbre, si vous êtes palestinien, à moins de tuer un Kennedy, c’est raté, par contre, citoyen du monde muni d’une baballe, vous avez vos chances.

5 mars 2014

317ème Jean anniversaire de la naissance de Baptiste Tiepolo.

Il a peint « La Vérité dévoilée par le Temps ». Berlusconi, qui n’a peur de rien, a décoré sa salle de presse avec une copie. Ses conseillers, plus lucides mais moins casse-cou, ont rhabillé un peu la vérité. De toute façon, Berlusconi ne connaît pas le sens de « vérité », et préfère plutôt déshabiller les femmes en vrai qu’en peinture.

143ème anniversaire de la naissance de Rosa Luxemburg.

Ses idées n’ont pas été appliquées, dommage.

75ème anniversaire de la naissance de Peter Woodcock.

4ème anniversaire du décès de Peter Woodcock.

Voilà un cas intéressant de psychiatrie.

Après un tumultueux parcours dans la vie, il devient pédocriminel à 16 ans, et, comme il récidive 2 fois, sérial-killer pour les grands, qui en font donc un croque-mitaine pour les petits.

Déclaré non coupable parce qu’aliéné, il entre enfin en psychiatrie.

Celle-ci lui permettra de s’accomplir pleinement.

Traité par des techniques révolutionnaires : prescription de LSD, enfermement dans un utérus artificiel… ; il ne guérit pas assez vite pour les psychiatres qui le relèguent donc dans un institut moins sécurisé au bout d’une trentaine d’année.

C’est la, qu’après dix ans, il convainc un confrère que seul un meurtre permettrait à une confrérie d’extra-terrestres de résoudre ses problèmes.

A l’issue de cette offrande, il doit penser être exaucé, puisqu’il retourne dans le premier institut, la ou il y a du LSD et des utérus en plastique pour la sieste.

Il est probable qu’il ai été déçu.

Si vous avez déjà vu une toile d’araignée tissée sous LSD, vous comprendrez aisément que Woodcock soit mort le jour de son anniversaire.

66ème anniversaire de la naissance de Paquirri. Ce toréador fait parti des rares et honorables qui permettent à la devise « le taureau a sa chance. » de perdurer puisqu’il s’est gentiment laissé encorné par « Avispado », et a eu l’obligeance d’en mourir.

J’allais conclure, mais c’est si bas que je m’abstiendrais.

(J’allais conclure par « Enfin, pour la bonne bouche », mais comme il s’agit du 14ème anniversaire du décès de Lolo Ferrari, je m’abstiendrais.)

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