Tag Archives: Littérature

18 juillet

379ème anniversaire de la naissance de Robert Hooke.

Heureux possesseur d’un microscope à 10 ans, je l’ai longtemps considéré comme le héroïque inventeur de la cellule. Si toutefois dans les pelures d’oignons et l’eau croupie, j’ai observé moi-même les cellules, je n’ai jamais été convaincu par celle des bouchons de liège qui lui valent la célébrité. C’est sûrement par dépit que j’ai changé de paradigme, décidant de ne plus m’occuper du bouchon, mais de ce qu’il bouchait, puis par un glissement subtil mais rapide, de ce qui était dans ce qu’il bouchait.
On lui doit aussi l’échappement à ancre, cœur magique des montres ouvertes, et une loi d’élasticité qui heurte le sens commun des enfants quand un élastique casse entre leurs doigts.

144ème anniversaire définition du dogme de l’infaillibilité pontificale.

Uniquement utilisé pour les décollage de vierges, cela reste amusant. En matière de mœurs, de toute façon, j’ai déjà l’habitude d’être dans le faux.

119ème anniversaire de la naissance de Machine Gun Kelly.
60ème anniversaire du décès de Machine Gun Kelly.

Décidément, je vais finir par être convaincu, que les fous, les killers et les serials killers aiment à s’offrir leur mort en dernier cadeau d’anniversaire.

77ème anniversaire de la naissance de Hunter S. Thomson.

Je l’ai longtemps tenu pour modèle lui aussi, héroïque inventeur du journalisme Gonzo.
Hélas, je n’ai jamais réussi à combiner harmonieusement enquêtes sur le terrain et abus de substances, ces dernières prenant systématiquement le pas. Quand à mes « Querelles éthyliques spontanées », le kick de ma 125 trial n’arrive pas à la cheville de ses hell’s angels.
Je vais tout de même relire «Las Vegas Parano » et sûrement dans la foulée « un bon jour pour mourir ». La date anniversaire de Jim Harrison, je ferais le contraire.

En gardant Mme Soleil, Henri Salvador, John Glenn, Screamin’ Jay Hawkins et Paul Verhoeven pour l’an prochain, je spécule un peu sur l’avenir de cette rubrique, et si un jour je fête Steve Forbes, il faudra d’urgence fermer ce blog ( si je « lui fait sa » fête, par contre…).

Chant 1

« Au milieu du chemin de notre vie
je me retrouvai par une forêt obscure
car la voie droite était perdue. »

749ème (j’ai décidé) anniversaire de la naissance de Dante Alighieri.

au présent, ça fait :

Au milieu du chemin de notre vie
je me retrouve par une forêt obscure
car la voie droite est perdue.

12 juin

7ème anniversaire de la disparition de Guy de Rothschild.

99ème anniversaire de la naissance de David Rockfeller.

La population des financiers reste stable.

A propos de finances, si vous avez aimé « 50 nuances de Grey », vous pouvez quotidiennement et sans rien débourser lire la suite des aventures d’Anastasia Steele.
Son nom d’emprun, c’est Street, Wall Street.
Et au fil des jours elle :
hésite
entame la dernière séance du mois avec optimisme
finit sans direction
vacille
rebondit à l’ouverture, soulagée
garde un œil, sans crainte exacerbée
inquiète, marque un coup d’arrêt
évolue sans élan
nerveuse, oscille
retrouve de l’entrain
rebondit nettement
est soulagée
part dans le rouge
retrouve des couleurs
avance
perd de son élan
évolue sur une note.

Je trouve que c’est de plus en plus osé.

2 juin

Hier, je n’étais pas d’humeur à fêter qui ou quoi que ce soit.

Il y avait bien les

274ème anniversaire de la naissance de Donatien Alphonse François de Sade

et le

271ème anniversaire de la naissance de Giuseppe Balsamo

et ces réjouissants fripons auraient du m’égailler un peu.

Il y avait bien le

110ème anniversaire de la naissance de Johnny Weissmuller

et d’imaginer qu’a 12 ans, la mère Denis rêvait peut-être de laver le pagne du Tarzan naissant, et que l’avenir l’a en partie exaucé puisqu’elle à tout de même travaillé pour une vedette, m’amuse bien un peu.

Il y avait bien le

62ème anniversaire de la naissance de Catherine Wagener

et la splendeur immaculée de sa culotte blanche qu’on aperçoit dans « Les risques du métier » laisse à penser que ladite mère Denis à finalement bien travaillé pour une (presque) vedette, ce qui m’attendrit aussi un peu,

Mais le

42ème anniversaire de l’arrestation d’Andreas Baader

m’afflige beaucoup.

Je pense que s’il était libre et vivant, il n’est pas impossible que Pierre Gattaz crée réellement des emplois, au moins de gardes du corps, et paye ces derniers un maximum, pour éviter qu’ils en fassent le minimum.

3 mai

Après un 1er mai à ne rien faire comme (presque) tous le monde et un 2 à récupérer de cette inaction, c’est sans entrain et sans désir de fêter naissances ou autres réjouissances que j’écris.

Alexandre Vialatte, à peine né il y a quelques jours, nous quitte. C’est assommant.
Je serai donc cacochyme. Et accessoirement philosophe physicien ( je ne rimerai ni ne me battrai pour autant ).

La vie apparaît régulièrement un jour de l’année. Non moins régulièrement elle profite d’un autre jour pour disparaître. C’est idiot et contre Nature. La vie n’est à priori pas soumise aux lois de la gravité. Elle n’a donc aucune raison, si ce n’est de nous porter préjudice, de tourner avec nous à droite, avec les papous à gauche, et par dessus nous pour l’ensemble des résidents de la terre vivant sur le cercle équatorial.
Romain Gary ne disait pas autre chose dans le titre de « La vie devant soi », mais tant de lucidité l’effrayant, il a préféré sauvegarder son prestige aux yeux des contemporains par le truchement d’un nom d’emprunt. Je n’ai aucun prestige à sauvegarder, je parle conséquemment en mon nom, et sans détours.
La vie donc, au regard d’une physique simpliste mais démontrée depuis l’antiquité, devrait aller droit devant, et par conséquent, ne jamais venir terminer sa course sur notre trajet circulaire, ou plutôt épicycloïdal, l’année étant par définition le temps que met la terre à faire un tour du soleil tout en fonçant dans l’espace.
Sinon, il faudrait de surcroît accepter que la mort suivant la naissance, elle la précède aussi.
Logiquement (et toujours donc), compte tenu de vitesses acquises d’une maternité par la course autour du soleil et perdues par la rotation inverse de la terre, Vialatte devrait ce jour se trouver, vivant toujours et vraisemblablement bien portant, à ( je vous épargne les calculs ) environ 8 heures lumière.
Dégagé des obligations mondaines, il aurait tout loisir de rédiger sa chronique en début d’après-midi, voire le matin, puis de l’expédier à « La Montagne » avant 16 heures, pour une publication dès le lendemain.

Et nous aurions déjà profité des plus de 13400 chroniques sus-nommées, soit environ 200 tomes.

28 avril

108ème anniversaire de la naissance de Kurt Gödel.

Ses « théorèmes d’incomplétudes », ardus certes, mais ruinant l’idée que tout est démontrable, rêve de mathématiciens osant être plus prétentieux que moi, ont tout pour me ravir. Sinon, les polycopiés de Mr Jégou étaient plus brouillons que la page Wikipédia d’aujourd’hui, mais quand j’ai compris « l’argument diagonal », utilisé dans la démonstration ( et dans bien d’autres ), j’ai compris pourquoi les matheux pouvaient parfois paraître jubiler sans raison.
Grâce aussi lui soit rendu d’avoir inspiré Douglas Hofstadter pour son « GBE ; Gödel, Escher, Bach : Les Brins d’une Guirlande Éternelle », qu’il y a un quart de siècle, quelqu’un d’autre « en a racheté un pour me l’offrir ».

66ème anniversaire de la naissance de Terry Pratchett.

Si Harry Potter n’est pas votre tasse de thé en matière de littérature anglo-saxonne , mais que vous êtes adepte du décalé et ne reculez pas devant l’appellation « heroic fantasy », alors les « Annales du disque-monde » sont pour vous.
Entre mille réjouissances, la théorie sur la vitesse de la lumière supplante incontestablement celle d’Einstein en terme de poésie, et un tome en anglais vous laisse stupéfait devant l’extraordinaire traduction.

Sinon, bien trop d’autres pour un seul jour.

27 avril

223ème anniversaire de la naissance de Samuel Morse.

Au regard de son invention et le sachant artiste peintre, on peut s’étonner qu’il ne fut(?) pas pointilliste.

102ème anniversaire de l’assassinat de Jules Bonnot.

C’était un homme éduqué. Plutôt que de défendre sa peau, il a préféré régler les affaires courantes lorsqu’il était encore temps, rédigeant un testament pour innocenter de ses amis suspects. J’ai connu le petit fils du complice « Raymond la science ». C’était aussi un homme éduqué. Il savait lire. Et écrire. 

Clef two-factor authentication