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3 mai

Après un 1er mai à ne rien faire comme (presque) tous le monde et un 2 à récupérer de cette inaction, c’est sans entrain et sans désir de fêter naissances ou autres réjouissances que j’écris.

Alexandre Vialatte, à peine né il y a quelques jours, nous quitte. C’est assommant.
Je serai donc cacochyme. Et accessoirement philosophe physicien ( je ne rimerai ni ne me battrai pour autant ).

La vie apparaît régulièrement un jour de l’année. Non moins régulièrement elle profite d’un autre jour pour disparaître. C’est idiot et contre Nature. La vie n’est à priori pas soumise aux lois de la gravité. Elle n’a donc aucune raison, si ce n’est de nous porter préjudice, de tourner avec nous à droite, avec les papous à gauche, et par dessus nous pour l’ensemble des résidents de la terre vivant sur le cercle équatorial.
Romain Gary ne disait pas autre chose dans le titre de « La vie devant soi », mais tant de lucidité l’effrayant, il a préféré sauvegarder son prestige aux yeux des contemporains par le truchement d’un nom d’emprunt. Je n’ai aucun prestige à sauvegarder, je parle conséquemment en mon nom, et sans détours.
La vie donc, au regard d’une physique simpliste mais démontrée depuis l’antiquité, devrait aller droit devant, et par conséquent, ne jamais venir terminer sa course sur notre trajet circulaire, ou plutôt épicycloïdal, l’année étant par définition le temps que met la terre à faire un tour du soleil tout en fonçant dans l’espace.
Sinon, il faudrait de surcroît accepter que la mort suivant la naissance, elle la précède aussi.
Logiquement (et toujours donc), compte tenu de vitesses acquises d’une maternité par la course autour du soleil et perdues par la rotation inverse de la terre, Vialatte devrait ce jour se trouver, vivant toujours et vraisemblablement bien portant, à ( je vous épargne les calculs ) environ 8 heures lumière.
Dégagé des obligations mondaines, il aurait tout loisir de rédiger sa chronique en début d’après-midi, voire le matin, puis de l’expédier à « La Montagne » avant 16 heures, pour une publication dès le lendemain.

Et nous aurions déjà profité des plus de 13400 chroniques sus-nommées, soit environ 200 tomes.

24 avril

Il faut savoir fêter les événements. Abandonné à lui-même l’homme fêterait n’importe quoi n’importe quand, ce serait l’anarchie. C’est pour cela qu’il existe calendriers et commémorations.
Mais en plus des calendriers, il faut parfois faire preuve d’esprit de synthèse.
Si, par exemple, je vous avais hier proposé de fêter le

47ème anniversaire de la mise en orbite du Colonel Vladimir Mikhaïlovitch Komarov

puis proposé de mettre tous les Colonels en orbite, vous auriez à juste titre pensé qu’il était stupide de donner de la hauteur de vue à ceux que l’esprit bas pousse à l’extermination.

Mais si j’attends aujourd’hui pour saluer le

47ème anniversaire du décès du premier spationaute en mission, le sus-nommé Vladimir Mikhaïlovitch Komarov

vous risquez d’être plus enclins à m’approuver.
Sauf à me trouver l’esprit bas.

23 mars 2014

265ème anniversaire de la naissance de Pierre-Simon de Laplace.

J’ai longtemps aimé son démon, mais la fois ou il a vraiment fait fort, c’est en répondant à Napoléon qui lui demandait la place de dieu dans son explication de l’univers : « Sire, je n’ai pas eu besoin de cette hypothèse ».

102ème anniversaire de la naissance de Wernher von Braun.

Vérification d’une théorie relative à l’homme : « plus on en a une grosse, moins on est agressif ». Ses V2 ont tués bien plus de monde que sa Saturne V.
Y a-t-il corrélation avec son mariage avec une bombe (encore ?), de 16 ans sa cadette ? En tout cas (cf 18 mars 2014), vous êtes à même de calculer ses émoluments.

57ème anniversaire de la naissance de Chantal Lauby.

Sa réplique d’anthologie relative à l’inversion d’emplacement d’un stylo et d’un tampax lui vaut une place ici.

20 février 2014

81ème anniversaire de la suppression de la prohibition de l’alcool aux States.

Bonne nouvelle pour les alcooliques.

Mauvaise nouvelle pour la mafia.

Les mafieux alcooliques sont partagés.

Ah aussi, il y a 52 ans John Glenn faisait trois fois le tour du monde en moins de 5 heures. 390 fois plus vite que Phileas Fogg, 90 ans auparavant.

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