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Ah l’amour…

Ma seule amour…

Ma seule amour, ma joye et ma maistresse,
Puisqu’il me fault loing de vous demorer,
Je n’ay plus riens, à me reconforter,
Qu’un souvenir pour retenir lyesse.

En allegant, par Espoir, ma destresse,
Me couvendra le temps ainsi passer,
Ma seule amour, ma joye et ma maistresse,
Puisqu’il me fault loing de vous demorer.

Car mon las cueur, bien garny de tristesse,
S’en est voulu avecques vous aler,
Ne je ne puis jamais le recouvrer,
Jusques verray vostre belle jeunesse,
Ma seule amour, ma joye et ma maistresse.

Charles d’Orléans.

11 mai

Cette chronique soit disant interrompue hier par la fatigue, l’a été pour une tout autre raison.
J’ai fêté seul et devant mon écran le

76ème anniversaire de la naissance de Marina Vlady.

Seule actrice avec Annie Duperey, dont je sois amoureux, au motif que je leur ai à toute les deux sauvé la vie, en rêve, d’une horde de lions dans un ascenseur pour la première, et d’une chute dans des chutes pour la deuxième.

J’ai donc revu « La sorcière » et replongé, ravi.
Avec les mêmes interrogations de mon adolescence.
Pourquoi, en noir et blanc, la peau de mon fantasme est exactement de la même teinte que sa robe ?
Pourquoi ledit fantasme ne change jamais de robe ?
Pourquoi quand il( le fantasme)/elle(Ina/marina) se baigne nu/nue, il faut que ce soit la nuit, et de loin, alors que la technique du gros plan surexposé est par ailleurs parfaitement maîtrisé par le cinéaste ?
Quel est ce don inouï qui permet à ma sorcière de rester belle en faisant de la magie, alors que « ma sorcière bien-aimée » est obligée de s’enlaidir de grimaces ?
Pourquoi le seul objet de violent désir de cette va-nu-pieds est une paire de talon-aiguille ?
Les techniques de drague présentées dans le film, apparemment très efficace, sont elles « up to date » ?
Pourquoi Ina/Marina sauve-t-elle de gentilles biches d’une mort certaine, pour ensuite voler des saucisses ?
Est-ce Botticelli qui a vu le film le premier, pour peindre ensuite sa « naissance de Vénus » ?
Et les échanges, naguère limpides et criant de vérité sont ils défendables aujourd’hui ?
« – La patronne, quel genre ?
– Une femme. »
« – Cette gosse la, c’est à moi qu’elle appartient. »
« – moi aussi, penser !
– Et ben y manquait plus que ça… »
J’ai tout de même noté que la parité n’était peut-être pas respectée, mais à l’envers puisque pour un amant, il y a deux amoureuse.

Perdu dans ces considérations, j’ai forcément raté l’heure de la chronique d’aujourd’hui.
A demain donc.

19 avril

Cette rubrique a entre autre pour vocation de proposer à la célébration les anniversaires de naissance propre à justifier agapes et autres festivités. Ma plume est pourtant parfois guidée par un esprit rétif aux systèmes ordonnées. Aujourd’hui encore en donnera une preuve, ledit esprit oscillant entre joie et sombres réflexions.

Alors oui

82ème anniversaire de la naissance de Fernando Botero

La contemplation de ses portraits de femmes nous rééduquent un oeil que les Linda Evangelista, Kate Moss et autres Naomi Campbell déforment irrémédiablement. Une autre solution serait évidemment le port permanent de verres correcteurs d’astigmatisme.

81ème anniversaire de la naissance de Jayne Mansfield

J’ai l’avantage de plus ou moins la confondre avec Mae West, ce qui m’offre deux fantasmes machos pour le prix d’un.

49ème anniversaire de la naissance de Nathalie Dessay

Je reste dubitatif face à cet organe enrobé de chair. Mon côté mélomane ne peux que se réjouir, mon coté radin s’offusque parfois. Avant elle, des fichiers de bruits de qualité musicales satisfaisaient mes oreilles, après elle, j’ai du débourser des sommes folles (enfin folles, je suis juste un peu radin quoi…) pour un premier casque vraiment hifi, puis un deuxième encore plus hifi, puis un lecteur nomade encore encore plus hifi. Et comme j’en rêve les nuits, j’en rêve aussi les jours en passant devant des commerces encore encore encore plus hifi, aux vitrines, bien que sobre en matériel, le sont tout de suite moins en nombre de chiffres présent sur les étiquettes.

On voit bien que d’heureux et naïvement satisfait, j’ai doucement glissé vers un dubitatif né de l’ambigu.

Maintenant, un pas suffit pour laisser la place à l’amertume laissée par les disparitions

426ème anniversaire du décès de Paul Veronèse.

Son vert coûte cher, autrefois il était même fort toxique mais il combine les avantages du pratique, du célèbre et d’une incontestable utilité pour les drapés.

325ème anniversaire du décès de Christine, Reine de Suède.

A l’origine du célèbre « Je pense, donc je suis » de notre philosophe national ( De mauvaises langues disent même que l’original était « Je bande quand je vous suis » ) elle lui aura assuré une fin de vie sûrement plus jouissive que ses précédentes années, du moins si le doute méthodique la lui a pourri autant que les miennes.

115ème anniversaire du décès d’Edouard Pailleron.

Ce con aurait pu mourir seul et inconnu au lieu de chercher la gloire, d’en trouver une petite, mais assez grande pour que ça soit un collège portant son nom qui déclenche une hécatombe. Enfin, du coup, il est vraiment célèbre.

Finissons tout de même par une note réjouissante

Aujourd’hui, c’est le « jour du vélo » célébré par aucun Etat, uniquement par ceux que l’état de stupéfaction hallucino-onirique plonge dans la béatitude. Ainsi nommé en référence aux travaux scientifiques d’Albert Hofmann sur l’utilisation conjointe du LSD et de la bicyclette, c’est un jour que je fête moi-même avec nostalgie, ayant poursuivi de-même de similaires études, mais avec d’autres ingrédients, puisque j’usais d’un vélomoteur. ( C’est de notoriété publique que de moins pédaler favorise la concentration et donc la qualité, quantité et objectivité de l’information recueillie.)

9 avril 2014

Journée du vice.

9ème anniversaire du mariage de Camilla Parker Bowles et Charles, prince de Galles.
Rêver pour le second d’être le pantalon de la première est particulièrement vicieux. Personnellement, j’aurais préféré être une culotte, et en accord avec ma taille, petite.

185ème anniversaire de la naissance de Charles Baudelaire.
Cet ennemi du cancre a vicieusement perverti le Français.
Prenez, au hasard, un commentaire d’ « Harmonie du soir ».
Il faut dire « Il y a ambiguïté dans l’énonciation », pas « J’bite que dalle, c’est portenawaque ».
Quand à : « Le poète ajoute à ces deux énonciations, la littéraire/éditoriale et l’intime, un discours généralisant qui vise à l’universel, ainsi que le montrent l’indéfini distributif « chaque » dans chaque fleur » et les comparaisons ( « ainsi qu’un encensoir ») lesquelles peuvent même s’inscrire dans un présent non plus d’énonciation mais de vérité générale: « comme un cœur qu’on afflige », je vous laisse trouver seul l’énonciation en usage dans les banlieues.

111ème anniversaire de la naissance de Gregory Pincus.
Il ne fait pas bon s’appeler Gregory (Tout le monde se souvient de Lepetit). Pincus le savait. Pressentant que le péril venait de l’autre et n’ayant pas le courage politique d’organiser un génocide, il a plus vicieusement inventé la pilule. Ce fut un coup de maitre.

Notez pour votre culture que Jean Condom n’a rien inventé d’éponyme, ce rugbyman, sélectionné 28 fois dans le tournois des 5 nations n’a pas eu le temps d’inventer quoi que ce soit avant 1983,et ne risquait plus de le faire après 1990.

Notez aussi que le japonais Ogino proposait une méthode destinée à accroitre les chances de conception, méthode pervertie par l’allemand Knaus. Nombre d’entre-nous rendent cependant justice au japonais.

 

18 mars 2014

53ème anniversaire de la naissance d’Arnaud Lagardère.

Je laisse de côté ses frasques capitalistes pour m’intéresser aux mathématiques de l’amour.

Il est statistiquement manifeste que plus on est riche, plus sa compagne/son compagnon est jeune.

Soit les postulats suivants :

– Les jeunes pauvres peuvent prétendre à une compagne riche plus âgée, pour les mêmes raison que les pauvresse jeunes, mais canons, peuvent prétendre à un compagnon riche plus âgé.

– Les pauvres et pauvresses moins jeunes, n’ayant pas réussi à devenir de riches vieux, peuvent prétendre à une compagne ou un compagnon du même âge, sans plus (ni moins d’ailleurs).

Et bien il faut noter qu’en pratique, le rapport différence d’age/richesse n’est pas linéaire.

Démonstration :

Etant pauvre moi même, je vais servir de référence, d’étalon ( sans aucune référence autre que celle du pavillon de Breteuil ), puisque Lagardère et moi avons le même age.

En théorie, le sus-nommé devrait avoir une compagne âgée de 5 mois, au regard de nos différences de fortune.

Détail du calcul :(A peu près 50 ans / A peu près 120 fois mieux payé ⋍ 0,42 ans).

Sa compagne actuelle ayant 23 ans, il semble donc au yeux de ses détracteurs 50 fois moins performant (1) que prévu, suscitant ainsi bien des critiques sur sa capacité à conduire les affaires dont il est en charge.

Sinon

324ème anniversaire de la naissance de Goldbach.

Sa conjecture, bien qu’évidente au communs des mortels, n’est toujours pas prouvée.

(1) En introduisant la variable « canon », et en supposant qu’une bonne compagne est 50 fois plus canon qu’un nourrisson, tout rentre à peu près dans l’ordre : ( (53/120)*50⋍22.1).

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