fouilles après l’hp. Faut-il y retourner ?

Sophie dans mes bras
Son regard me transperce
Et mon cœur brise

Ses seins sont si beaux
Un peu des anarchistes
Offerts aux lèvres

Dans ses yeux on voit
Tant de choses étonnantes
La neige aime

Les draps qui crissent
Son corps qui se déroule
Ma main se pose

Un profond regard
Des épaules si douces
Le ciel est tombé

Reculer pour voir
Lumière de tes lèvres
Ici il fait beau

Le saké pour le corps Le haïku pour le cœur

La, un cœur qui bat
Je l’écoute doucement
Ce soir le soleil

J’attends 22
C’est l’heure ou elle va venir
Il ne fait plus froid

Bonsoir,
Cet après midi, j’ai fait ce que j’aime beaucoup,
Une petite songerie, au fond de mon divan,
Et puis, entre des « conneries » (aspirateur, rangements, j’en passe…)
Des poèmes pour toi,
Et pour moi aussi, forcément : rien n’est à sens unique.

Tu devais courir pour attraper une balle.
J’ai bien couru aussi, pour écrire ces haïkus,
Pour espérer te faire rêver, et avec toi dans la tête (et ailleurs, partout)
Avec ce « jeu », de poésie, complexe : ( 3 vers : 5,7,5)
Qui doit propulser le lecteur dans le ciel,

J’ai appelé l’amie dont je t’ai parlé, qui a perdu sa fille l’an dernier, dans une totale absurdité d’incendie. J’ai fini par avoir le courage,
Ca a été bon. Pour elle, donc pour moi.
Lacher-prise…On en a bien parlé.

C’est souvent, au final, le meilleur choix,
Même toi qui te bats comme une enragée dans un match, ou dans la vie,
Tu sais bien que ça n’a pas d’importance, puisque tu ne peux pas changer ce qui s’est passé.

On fini par comprendre que plein de verbes sont inutiles : diriger, imposer, négocier, gagner, perdre…
Il en reste deux : « accepter » pour ne pas mourir, et « avancer » pour vivre, et ils disent tous les autres.

Et si avant laisser la mort me surprendre
J’accrochais les hanches
Et au bord de l’abîme
Plus confiance en rien
surtout pas à une corde
Juste à tes seins.

Elle a la chtouille
Mais je l’ai tant désiré
Tatouage en haut de la jambe
Elle ne gagnera pas encore
Cette fois

Cela résonne
Son trop explosif
Si peu pour accrocher
Une âme
Comme un papillon

Je vis
Dans le creux de ton pari
Loto ne gagne pas
L’amour parfois
Parfois

Hiroshima
Fukushima
Les japonais sont de vrais cons
De ne rien jamais entendre
Aux rimes

Ramblin’ je rampe
On my quoi
Esprit ?

Celle que j’aime est nue
Dans mon chez lui

Au milieu de poèmes
Et de phrases aux cutter

Nue
Roder
Aux pieds sales
Demain
Pour sa beauté
Je lave

Les pierres dévalent
Mes pierres tombent
Les siennes volent
Jusqu’au ciel

Le sage dit
Le bonheur est dans mes mains
Je n’ai plus de mains

Perdu cent histoires.
Je réécris
J’ai toujours réécrit

Pavé gris, goudron
Mauve du marché
Africaine, dis moi ta verticale.

Hommage à Fernando

Je marche
Je n’avance pas vers.
Je rythme de mes bottes
Le son
C’est un beau printemps
Les oeillets gris volent sous dans mes yeux voleurs.
Monde qui montre et qui hurle quand on regarde
Yeux voleurs, baissés, dans le caniveau
Les mégots trempés sont beaux
Il ne s’en ni disent, ni vantent, ni non
Pas besoin de tricher pour admirer
Une andouilette ou un mégot

Hou hou
Please to meet you

Pendant que j’écris
Je ne bois que du saké
Mon papillon arrive ?

Je suis la, au sol
Rétamé la au clavier
God Bless you

Ce mollet si vif
Aikaï qui se perd ici
Toute sa douceur

Rien. Du rien
Le téléphone à grillé
Et mon cerveau avec

Monabanq, elle
Je suis vraiment bien absent
Chèque, argent, qui, quoi ?

La pierre est tombée
Sous elle, le sol, nu et noir
Mon cœur bat, au son de ses pas.

Gracieuse, elle est partie
Ému, je rôde, mon ventre crie
Juste une lance.

Elle boit, un peu d’eau
Gracile, je la contemple
Lumière de l’ébéniste

Aux choses
Le chemin qui devient
Il crève de la faim

L’aube est plus petite
Le ciel du cimetière, ici
Me reposer, et faire l’amour

Si, arrêtez, cafard
Cercueil, intention, vous
Là, dernier… après, rien

Vinci, Monsieur
Moi aussi, je ne connais qu’elle
Crocodiles, noirs

Allo. Et toi ? Et toi ?
Le saxophone hurle son ‘mi’
Je n’entends que le ‘la’

Tombé
Chute de bien trop haut
Matin qui franchit la douleur

Mes yeux s’éloignent
Fraîcheur de ce corps rose
Mes mains savent

Tous, ne le savent pas
Qui sait, et quoi, je lune ?
J’embrasse, à cœur perdu

Ne prends pas le poisson
Qui vibre au soleil de son lac
Laisse le. Existe

Mains au ciel du tueur
Lumière, poison de l’aube
La nuit descend, vite

Orange, Mon Seigneur
Payez pour notre place
Ou ne savons plus être

Marche. La ou le ciel est sec
USA, tu want mon petit bébé
La femme de ménage ferme le bureau

And the call girl say
Reed, enfer, paradis
Tout le monde a le chemin coupé.

Naturellement, somptueuse
Elle pose, c’est un nu
Je suis amoureux

Autrefois, plié
J’ai… rien, tu as
Retiré l’épine de mon pied

Famine d’enceinte
L’enfant va mourir
Tailler, encore tailler

Les ronds s’endorment
C’est l’heure de fermer le bleu
Sa (Ma) cousine se souvient

J’aime. Trois notes.
Le si grand soleil est sommeil
Moscou aussi a trois notes

Un os. S’il vous plait
Ou …(…heu…)

Parti bien trop tôt
La nuit me laisse au pied du champ
Labourer le noir

Médication du rouge
Soigne, ne lave pas, rien
Laisse l’anarchie

Grand jour que hier soir
Bal au creux de tes reins
Couper simplement la nuit

Je n’ai rien dit ou alors
Merci de ne pas avoir entendu
La petite ampoule derrière, m’illumine

Tout ce rouge, ces veines nues
Le soleil sèche le sang
Ce mien coule aussi rouge en toi

Tout va, il en reste
De la vodka, des ciseaux, un test
Il veut devenir un, ou nu ?

Baader, GT, l’autre
Celui qui rêve de ce seul amour absolu
Que « woul’d » ne connait pas

Pavés gris, goudron
Mauve, lumière du marché
Africaine, dis moi la verticale

En Hommage à Fernando

Je marche, mes pas ne sont pas lents
Juste au rythme
Je ne fais que prendre mes yeux
Et les jeter, à la volée, tout alentour.
Fleurs de printemps grises qui s’envolent.
Ou lieux cachés que tout montre
Arabesques
Au final, je veux moi aussi une andouillette

Jupes une sur des cintres
Cintres eux la nus
Je rêve de ses cintre nus

Casser une canette
Casser, sinon, bien oui, une rime
Casser, le ciel m’emporte

Les oiseaux déchiquettent
Le mur gris de mon domaine
Les attraper, doucement

Zèle d’idiot, adieu
Ma plume est en acier
Attention : Place 022440 Weber Cyrano.

Place, plage, pleutre
Maître ,courage, le vin flotte.
Les bouchons idem

La lune est bleue
Les yeux sont bleus
comment ces bleus fusionnent ?

Gerbe douce explosive.
Fleurs violette qui enfle
Jute a gauche, le bouton

La lune tombe
L’enfant, lui, s’envole
Papillon vertical dan un rond absolu

Je voudrais
La simple douceurs de tes mains
Et la puissance de tes lèvres
Une douce salade, épices

Cirque de Sarfaté.
Yeux qui cherchent où et quand
Et quoi ? Toi ?

Pour la beauté du ciel qui s’embrase sous tes pas mouillés
Pour le feu que tu laisse d’un regard s’enflammer
Pour les sexes humides qui n’éteignent pas ce feu
Pour juste une marque
Pour juste une étincelle
Pour toi

Pose ton ventre sur mes lèvres
J’essaierai de te donner

I just wanna love you.
I just ganna can’t it now

Sophie, je fais quoi ?
Je pense à un verre et une cigarette toute la journée, ou je prends les deux et suis débarrassé ?

Je ne veux pas te « perdre »
Mais quand on se retrouve « perdu », c’est quoi, se perdre ?

Oléron la vie
Tout petit lieux de soleil
Je brille de toi

Non plus de muses
Elles sont parties voir ailleurs
Le saké déplait

Bien jolis globes
Mes mains s’y posent en ferveur
Et ton cul, IDEM

Soleil, pieds ongle
Déjà bas je suis ému
Enfin le soleil

Un sein dans ma main
Ton corps qui doux se love
Croire tenir, bonheur

Russe blanc encore
Je suis pas prêt à chanter
J’ai le cœur cassé

Bonjour toi la vie
Permets moi de respirer
Au creux de son sein

Ba be bi bo bu
Oui, bien trop bu ce matin
Tchavolo joue bien

Ce soir dans ses bras
J’espère son ventre immense
Serré entre moi

Couleur soleil
Aujourd’hui canicule
Demain bien trop froid

Poser la couleur
Espérer qu’elle s’arpège
L’arc en ciel tout bleu

J’avais perdu le goût de la sodomie
Tu as fait renaître un très très grand désir

Je n’étais plus amoureux des fellations
Tu as su raviver mon imaginaire

Je ne connaissait plus le goût d’un ventre
Mes lèvres et mon sexe l’ont retrouvé dans le tien

Peindre son sexe en couleurs écarlate
Te laisser t’endormir ta main autour du mien
Le bonheur n’est jamais si loin

Elle rêve de nuit
Elle va se recoucher
Soleil de minuit

La je la rejoins
Elle illumine mon cœur
Le songe d’elle

Pablo m’enrève
Il a bien de la chance
Cet enfant au yeux

Caresse sa peau
Elle est si ronde et douce
Ne pers plus ta vie

Colère des cieux
Les éclairs vont frapper
Lumière jaune

Cinq roses et de l’eau
Trois statues et un tableau
Je perds le sommeil

Boire sinon pleurer
L’alcool donne l’ivresse
Et l’enfer aussi

Viens dormir elle dit
Poser un et un bijou
Oui, fermer ses yeux

Procès et tableau
Image contre la loi
Ne jamais donner

Deux clopes, alcools
Moi je n’en veux d’aucun d’eux
La mort me cherche.

Mes femmes
L’éthérée
La disserte
La garce
La coquine
La précieuse.
Celle avec qui je vis
Celle autour de mes bras
En faire une ?
Seule de toutes.

Télephone bourgueil
La vie me laisse bras bas
Tu es dans ma vie

Au jour mon amour

Je suis François, dont il me pèse…

https://www.youtube.com/watch?v=C6gj66gdu9A

Si ce petit con de Bruno avait moins fumé de pétards, il aurait pris les places : je lui avais filé le fric…
Sinon, je viens d’écouter la même, en Hifi : le mp3, c’est vraiment de la merde, mais qui veut, aujourd’hui, 15 fois plus de qualité que de quantité ?
Alors : youtube… on a tout. En théorie. En pratique, il ne reste que presque plus rien qu’un magma bruyant. C’est triste, quand on a vu travailler des ingénieurs du son.

L’avantage de la littérature, c’est, tout de même, que mal recopié ou dactylographié, moitié déchiré, tâché, usé : tout est là. Le mot est magique, il peut être écorché sans dire autre chose que ce qu’il dit ( dans son monde à lui ok) . Tout. Même si l’auteur dit « utilisez l’ortografe anciene » ou quelque chose du genre.
Rabelais, dans le(?) texte, ou Villon, voire avant même ( Machin de troie ?), ne sont pas si illisibles. Et bran, c’est toujours bran.
Alors ?
C’est quoi qu’on veut, ou plutôt c’est quoi qu’on veut qu’on veuille ?
Des putains de rondelles de plastiques. Gainsbourg live au casino de Paris 1986, j’ai acheté quoi ? De la musique ou un truc rayable ? La « poufiasse » de Virgin m’a raccroché au nez, logique, elle vend du plastique. C’est rayé, j’ai « piraté » comme il disent. C’est qui les pirates?

Ps : les dictionnaires, pour les incultes de mon genre, ça existe : à partir de 200 kilos, on est mieux armé qu’avec une ak47, et en plus on rêve.

NON

Ce blog n’est pas mort, il est juste en repos quelques temps.

Maïeutique Baoulé

– T’es sûr, tu la vend à ce blanc, ta blolo bla ?
– Ben , ma femme est morte, des femmes de l’au delà j’en ai pas besoin de deux.
– Oui mais une blolo bla ?
– Oui, mais rien ! J’ai deux filles, et avec la statue, même s’il l’achète une misère, elle mangeront un mois.
D’ici la j’en ferai faire une autre, si je veux. Ma femme, elle est partie, si ça se trouve, elle engueule ma blolo de m’avoir dit des conneries. Alors à trois, imagine…
– Ben… Le sacré, c’est sacré quand même.
– Ta gueule, et va mettre un singe mendiant devant l’entrée du village, les esprits rodent, ils leurs faut des demeures, sinon, c’est ta tête qu’il vont occuper.

Petit florilège d’il y a presque 50 ans ( 48 : désolé d’aimer les nombres)

« Ce n’est qu’un début, continuons le combat ! »
« Comment peut-on penser librement à l’ombre d’une chapelle ? »
« Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi. »
« Elections, piège à cons !
« Etes-vous des consommateurs ou des participants ? »
« Faites l’amour pas la guerre ! »
« Fermons la télé, Ouvrons les yeux. »
« Je ne veux pas perdre ma vie à la gagner. »
« Il est interdit d’interdire ! »
« L’imagination au pouvoir ! »
« La beauté est dans la rue. »
« La police avec nous ! »
« La police vous parle tous les soirs à 20h. »
« La Sorbonne est à nous ! »
« La volonté générale contre la volonté du général ! »
« Laissons la peur du rouge aux bêtes à cornes »
« Les murs ont des oreilles. Vos oreilles ont des murs. »
« Métro-boulot-dodo. »
« Mur blanc = Peuple muet »
« Ne nous laissons pas bouffer par les politicards et leur démagogie boueuse. »
« Non à l’Etat policier ! »
« Nous sommes tous des enragés ! »
« Nous sommes tous des Juifs et des Allemands ! »
« On ne peut plus dormir tranquille lorsqu’on a une fois ouvert les yeux. »
« On ne tombe pas amoureux d’un taux de croissance. »
« Prenons nos désirs pour des réalités ! »
« Quand les parents votent, les enfants trinquent. »
« Sous les pavés, la plage ! »
« Soyons réalistes, demandons l’impossible. »
« Tout est politique. »
« Tout pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument. »
« Vivre sans temps mort et jouir sans entrave. »

Et encore, j’en ai vu tant d’autre. voire inventés ( plus tard, à 7 ans, on bricole)

C’est humain, je pense, et même si ça s’enfouit dans le temps, cela ne peut que revenir ( ou alors, en 3 clics je ferme ce blog, et en un coup de cutter je me ferme aussi )

Blues

Le blues, on commence par un mal à l’âme et envie de pleurer
Après on peut parfois bouger
C’est dur de ne pas bouger si on veut vivre
Ou même juste pisser

On crée
C’est dur
On s’écoute
C’est dur
Après on travaille
C’est dur
On s’écoute
C’est dur
Après on travaille encore
C’est dur
On écoute ou on regarde
C’est dur
Après on travaille encore
Après on regarde ou on s’écoute ou on regarde encore
C’est dur
Des centaines de fois
Des centaines de fois, c’est dur

Création

Et puis on pleure encore

Et c’est fini : on fini (ou pas) par se coucher
Avec le blues
De toute façon demain sera identique

Et on ne sait plus quoi écouter ou regarder
Avec plus de 25 000 morceaux, ça fait de la peine
Et choses à regarder, jr n’ose même pas proposer un chiffre (disons : tout : à 300 000 km/secondes ( c’est quoi les 300 000 km/secondes ? C’est quoi les kilomètres, et les secondes ? Ok, ok je sais d’où ça vient. Même plus, je peux vous le raconter, en détail même. Mais c’est QUOI ?)

Je ne parlerais même pas du reste.

Tiens

– Un casque de chantier
– Un gilet fluo,
– Un faux papier de la mairie
– Du scotch.

Pourquoi ne pas aller bomber un passage piéton, juste devant chez moi
En rouge?
Peut-être que ces enfoirés d’automobiliste, à 80km/h dans ma rue, en ville seront moins impertinents ?

De toute façon, avec le blues, on pleure après aussi

Ou alors on se défonce

Avec n’importe quoi

J’ai jamais pleuré quand je dors

Blues libre

A jouer, il y a pas plus de 10 notes, presque aucun effet, et il ne chante pas.
(John Lee Hooker, Alone, the first concert, « Jesse James » )

« I have a friend one time… « etc.

J’ai une fille chez moi.
Maroc, 20 ans.
Du fer sur chaque dent.
Pas genre il pleut dehors, tu serais mieux dans ma cuisine,
Mais quand même.
Toujours,
Je veux savoir,
Si Tahar à raison,
C’est une fille de Tanger non ?
Elle a des étoiles,
Sur chaque seins ?
Alors un soir,
J’ai parlé des étoiles
J’ai dis :
Tu veux les voir ?
Les étoiles ? : toutes arabes.
Deneb, Alkaïd
Denebokab, Alfirk
Deneb Algedi
Ataïr, Bref,
Al, ce que tu veux,
Et Deb, ce que tu peux.
Elle a dit oui.
J’ai dit de ma cuisine,
Ou de ma chambre ?
Elle a dit :
De ta chambre.
Des seins, elle en a pas,
Mais ils sont beaux,
Dans ma chambre,
La fenêtre.
J’ai montré les étoiles,
Elle a regardé.
Le ciel.
Elle a regardé.
Moi.
Elle m’a frôlé.
Elle s’est couché,
Sur mon lit.
Elle a fermé les yeux.
Alors je me suis posé contre.
Et j’ai touché ses étoiles,
Sur chaque sein.
Je suis une fille, je suis sensible.
Elle a dit .
Et puis : je ne peux pas,
Elle a dit.
Pas quoi ?
Elle est parti.
Tu ne dors pas ?
Elle a dit.
Je ne dormirai plus.
Elle a une étoile sur chaque sein.

Merci Tahar, pour m’avoir montré ses étoiles
(Les amandiers sont morts de leurs blessures )

Maïeutique grêle

– Mais c’est quoi ces bouts de glace qui tombent du ciel ?
– des grêlons, de la glace.
– Enfin, j’ai pas fini mon cocktail ! Alors la glace.
Et ce bruit, ça me fait peur.
– Le ciel se fout de ton cocktail. De ta peur aussi d’ailleurs.
Et le bruit, c’est son monde.
Tu veux un cours ?
– Laisse tomber, on le boira au chaud, tiède.

Fête de la musique

A gauche, dans le jardin, des oiseaux chantent encore, et il recommenceront, même avant le matin
A droite, dans ma rue, passent déjà des dizaines de jeunes, ivres qui font ce qui les amuse.

Fête de la musique …

Allez : j’envoie : des Allmans brothers, à Zappa. Avec mes bien 25 000 autres choix (y compris des chant d’oiseaux, ou des enregistrements de farfelus ivres.)

Ma dernière belle fête de la musique, elle a plus de 25ans. Musique partout. 20 shooter à la Djian : Téquila/Schweppes ( 37,5° c’était la mode.)
Et une belle nuit d’amour.
Pour se faire réveiller par un connard qui appelle juste pour hurler que sa fille est un pute ?
Sa fille ? Une pute ?
J’ai de la peine : ce soir, ce sera sera seul.
Peut être du Rossini ou dieu sait : en ce moment les requiem, là, j’ai ma dose.

Maïeutique figure de style

– Alors, cette nouvelle, tu as terminé ?
– Non.
Il y a des choses que je veux dire, mais je n’ose pas l’écrire.
– C’est trop… ?
– Oui, trop.
– Commence par lire les autres. Pas mal ne se sont pas gênés, et on les vénère.
Sinon tu fais une figure de style.
-…
– Une figure de style!
Synecdoque ? Bof.
Antonomase ? Non.
Métonymie ! Voila.
Au lieu de raconter ton histoire, tu dis juste « je l’ai prise toute la nuit ». On comprendra.
Et si tu as encore vraiment peur, rajoute « par la main », mais alors ça n’aura plus vraiment le même sens.

Maïeutique silicone

– T’as vu ses nichons ?
– Oui,
– Ben j’ai touché moi, et…
C’est pas au goût de tout le monde mais quand même.
– Ya qu’a trouver un truc a leur injecter, je sais pas moi, du saindoux ?
– Du saindoux ! Et pourquoi pas de la margarine non plus, on frotterais nos tartines dessus les matins.
Cherche un peu bon sang !
C’est toi l’ingénieur : tu bricoles bien avec du sable et du carbone.
Cherche un peu, elles seront contente et nous aussi.

Que vivent les fleurs

Sale journée.

Hier, je voulais me consoler de la perte de Jim Harisson.
Ce matin, il restait sur ma table les 3/4 de la bouteille de bourbon. Certes, ça fait des économies, mais pour parler avec Jim, il aurai fallut que, comme il y a quelques années, j’en avale au moins 5 fois plus, avant d’espérer caresser la poésie.

Toute la journée, j’ai pleuré Jean Carmé. Comme ça. A peine 5 verres de Sauvignon. Juste de quoi pleurer un peu plus, quoi.

Hemingway ok, je fais les meilleurs mojitos de France ( enfin, d’ Auvergne, ou disons de chez moi).
J’en fait même de parfait en pleine nature, devant un barbecue, avant de repartir escalader à nouveau des falaises verticales.

Essayez de faire de vrais mojitos en pique-nique.
Feuilles de menthe fraîche, sucres de canne, citron vert frais, pilon ( pas piler trop longtemps sinon la mente devient amère ) rhum agricole, eau gazeuse.
Et glace pilée. ( en aout, sous un soleil de plomb, à bien 35 degrés )
Le tout vers 13 heures alors qu’on est parti pour escalader 5 heures avant.
En plus des cordes, des baudriers, du casque, des mousquetons et des chaussons, il y en a, dans votre sac à dos, des verres, des bouteilles, des citrons verts, du sucre, et des thermos…

Ben non.

Même pas moyen de m’en faire tranquillement plus de 5, de mojitos, « Le vieil homme et la mer » ouvert devant moi, une très vieille édition nrf, alors que je suis confortablement installé dans un fauteuil ergonomique et que j’ai tout sous la main, ou dans des appareils étudiés pour.

Et tout ça pour ne pas être capable d’écrire, juste proprement.

Demains je bois de l’hypocras, et j’irai tripoter des tétons de putes, je monterais sur une table et j’improviserais des octosyllabes, ou des décasyllabes, ou je ferais l’âne avec des alexandrins avec rime à l’hémistiche. Je ne pense pas que je serais Villon, mais j’aurais essayé. Ou alors, j’irai bomber en blanc dans les rues des passage piétons, là ou j’ai envie de traverser sans me faire klaxonner.

En désespoir de cause, j’aurai bien tenté de tout abandonner avec du Southern comfort, en écoutant Janis Joplin, mais dans mon bled, personne n’en vend plus, du Southern.

J’ai tout laissé tombé.

Je suis allé regarder les fleurs chez Ricercare, le blog clodoweb. Elles sont belles ses fleurs. Toutes.

J’ai tâché de soigner les quelques unes qui acceptent de ne pas mourir tout de suite chez moi.

Et je suis allé acheter une orchidée.
On verra bien.

ps : les mojitos, je viens de m’en faire un, et il est bon. Mais comme c’est déjà demain, il n’en restera toujours que 5, hier. Enfin, bonsoir Ernest.

A Good Day to Die

Dernier hommage à Jim.
jack daniels
Une petite heure me suffirait, mais ça fait 30 ans que je le lis , alors ? Peut être que je vais plutôt faire petit à petit.

Mais la tristesse, faut il l’évacuer d’un coup, ou la laisser traîner ?

De toute façon, avec 15 mojitos parce que j’ai pleuré Emingway, ce n’est plus très important.

Le vieil homme est amer parce ce que c’est un bon jour pour mourir.

Lalla

La nosra vita ci richiama
vita intrisa di morte. Con fatica
è la ruota del tempo che s’ingrana

La traduction de chez « Orphée la différence » est nulle : invitez un italienne.

Do as I say, not as I do (St Matthieu, l’original doit être en grec) : Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

Nouvelle du jour :

Mark Zuckerberg , patron de Facebook est assez con pour utiliser « dadada » comme mot de passe.

Il s’est, évidemment, fait pirater.

Sauf :
Qu’avant, il a fait rédiger des dizaines de pages, destinés aux utilisateurs de Facebook, pour leur expliquer comment et pourquoi avoir un mot de passe difficile à trouver.

Pour ne pas se faire pirater.

Pourquoi il fallait en changer régulièrement, et pourquoi, enfin selon les sites : FB, gmail, votre banque, etc. il était plus intelligent et sûr d’en avoir plusieurs différents, histoire que si un pirate trouve votre mot de passe Facebook, il n’ait pas immédiatement accès à tout vos autres comptes.

Pour ne pas se faire pirater.

Et il a mis sur Facebook des dizaines de pages et de liens pour aider (?) les utilisateurs à récupérer la situation.

S’ils se sont fait pirater.

« dadada » : tatata! oui.

Mojito 2 ( je ne sais plus si il y en a déjà eu « 1 », mais moi ce sera bientôt 3.

Tout le monde ne peut prétendre être le barman d’Hemingway.

Mais avec un peu d’effort, presque rien de matériel, patience et précision : un vrai mojito, c’est autre chose que ce qu’on trouve dans n’importe quel bar, ou pire : tout près, tout prêt, tout fait, dans un supermarché.
Alors oui, il faudra encore retourner retourner, retourner. Encore et encore trouver de la menthe fraîche, et de beaux citrons vert.
Et bosser, et bien bosser.
Un mojito, c’est au minimum 10 minutes de travail, si tu le fais bien, et quand tu sais faire

Mais bon, pour « Qui sonne le glas » ou « Le vieil homme et la mer », on peut se bouger le cul, même si Hemingway quand j’avais à peine 3 mois, a fini par préféré disparaître.

Après tout, (Oui, vous le savez maintenant, j’aime les calculs ) j’ai encore droit à 22 000 (Non, en fait : 21 900) mojitos. Et de toute façon, je n’aurais pas un prix Nobel, à inscrire sur Wikipedia.
Mais comme Nobel était un con fini, ( il y a la médaille Fields pour ceux qui bougent le monde, mais pas de Nobel de mathématiques, c’est juste une histoire de cul ( pardon : de jalousie).
De fait, au fond, je préfère. Je m’en fous, je serais mort avec un prix ? Quand tu es mort le seul qui m’inquiète, de prix, c’est celui du cercueil? Avec 6 planches, ma scie circulaire et une 20aine de clous, l’affaire est close. Mais bon…c’est interdit ( va savoir pourquoi ?)
Mais ou sont les neiges d’antan ?

The Night-Light / La lumière nocturne (extrait)

Merged in the dark,
        Sunk past the bed
                 Into a peace
                         Of being nought,
Shadowy bark
         Abandoned
                 Abstract release
                         From self and thought.

Plongé dans le noir
        Je sombre au-delà de la couche
                 Dans la paix
                         D’être néant
Barque de l’ombre
         Abandonnée
                 Abstraite délivrance
                         Du soir, de la pensée.

Pessoa ( Poèmes anglais ) la page on s’en fout, ça dépend de l’édition, disons chez point seuil poésie bilingue p 176, 177, édition 2011.

Maïeutique apprentissage

– Pose ce martini et apprend moi à peindre.
J’ai « déplacé » le martini.
– Tiens, j’enlève ma toile, je t’en mets une vierge, te passe le matériel et on y va ?

– Regarde? Cherche ? Imagine ? Essaye? Qu’est ce que tu veux peindre ? Je t’aiderais.

Nue, sous la blouse que je lui avait prêté.
Elle suçotait un pinceau, en me disant « c’est difficile ».

Il ne me reste que le début de sa toile, et une de moi, dessous, que j’ai vendu.

Et une très belle nuit d’amour.

Lapprentie

Tous les hommes sont mortels

tous les hommes sont mortels
Ma mère voulait le relire
Je n’ai pas souhaité lui prêter le mien, qui a bien au moins 30 ans ( pourtant, elle, elle me l’aurait rendu, mais bon).
Alors, je l’ai racheté, pour lui offrir.

13 juin 2016

128ème anniversaire de la naissance de Fernando Pessoa,
d’Alberto Cairo
de Ricardo Reis
d’Alberto de Campos
et de Ricardo Reis

Aujourd’hui : tripes à la mode de Caen en leur honneur.

« The abyss from soul to soul canot be bridjed »
« L’abîme d’âme à âme ne peut être comblé »
(Poèmes anglais)

47ème anniversaire de la naissance de Virginie Despentes
Sans ici critiquer aucunement, elle est trop loin de mon monde, et je ne comprends pas vraiment tout. (presque rien, en fait).

Sinon 785ème anniversaire du décès de St Antoine de Padoue.
Personnellement, je n’ai jamais suivi ses aventures, mais c’est le seul titre de journal que recevait et lisait ma grand mère, en italien. Et pour elle, cela semblait un vrai plaisir, alors.

Je suis allé voir son tombeau, sur la route de Venise, et j’ai été fasciné par le nombre de personnes qui faisaient la queue devant la basilique, pour faire le tour du tombeau, et comment la pierre pouvait devenir lisse et brillante, de milliers en milliers de caresses.

Maïeutique a la fresca

– Hé Piero ! Fra Angelico est sorti de Florence depuis une semaine, et il est à Arezzo ce soir.
Il viennent d’ouvrir l’« Osteria De’ Cenci ». Tu viens y boire de l’hypocras avec nous ?

– Enfin Marco, tu ne vois pas que je bosse !
Ce bout de fresque, s’il n’est pas fini dans 3 heures, ben demain, je ne peux plus que tout casser, et recommencer.

– Oh ! Della Francesca ! Les fresques pour les curées, ça va bien hein!
Angélico, il va rester trois jours, le pape, il est pas à trois jours près. Et sinon, au pape, tu lui diras que ton bleu n’est pas prêt, que ton mélange doit reposer, et qu’il faut attendre un peu.
Des 20 centimètres du jour, en 3 coup de marteaux, c’est réglé, et c’est pas la première fois que tu recommenceras.
– J’aime pas raconter des salades. Mais bon, c’est vrai qu’Angélico, quand même.
Ok, je me change, et on va y aller, boire ces coups.
Demain, peut-être qu’il il viendra me dire ce qu’il en pense, de mon travail.
Et s’il n’a pas une astuce pour mon enduit ça m’étonnerais : De suite, ça merde, il prends bien la couleur mais il accroche mal. Ca risque de tomber. Trop vite.
– Mais qu’est ce que tu es flippé mec ! Trop vite, c’est dans 1000 ans ?
Dans 2000 ans, ta fresque elle sera encore là, et aussi belle en plus.
– Tu crois ?
– Pierrot, je te le redit, fait confiance un peu.
De toute façon, Angélico, il est nul en perspective, Vous en aurez de quoi parler. Tu vas lui en apprendre.Tiens : Brunelleschi, il habite à 500 mètres de son monastère, et je ne suis même pas sûr qu’il sache qui c’est, alors.
Et Alberti encore moins.
Géométrie, perspective, tu va lui en foutre plein la gueule, alors, si après il ne veux pas te donner un coup de main.

Allez, l’hypocras, ça saoule, mais ça vous ouvrira l’esprit, et moi j’ai soif.

Cathéchisme

Ma dernière messe de minuit, c’était il y a bien 44 ans.
Une messe.
L’évêque.
La cathédrale.
Nul à chier : comme d’habitude (pire que pâques presque) avec juste plus de gens en costume et compassés.

Ca me rappelle, en souriant le jour ou mon frère, à la « quète » a gueulé tout fort « Mais en plus, il faut payer ! »

Alors je regardais les clef de voûtes, percées, les vitraux, les arcs boutants, les contreforts et les croisées d’ogives. Déjà je calculais comment calculer et construire tout ça. Ou je décortiquais les tableaux et les fresques : idem, comment le faire : matériel, technique, pratique, art de générer des émotions, et celle qu’on veut¹, etc.

J’ai eu de la chance ce soir , j’étais sur une bouche d’aération.
Avec l’air chaud, je suis tombé dans les pommes.

Dégagées, les messes obligatoires de minuit.

Juste les crêpes au saumon après.

Et un ou deux petit cadeau le lendemain.

Après, il fallait faire les visites aux tantes :
– Une richissime : qui me donnait cinq ou dix francs, tenus dans sa main bourrée d’or et de diamants, et qui disait « qu’est-ce qu’on dit à sa tata? » en tendant ses joues fardée.
– Ou une autre, pauvre comme Job, qui me donnait un billet de 50, en se cachant.
– Ma grand mère, c’était pire : des mois et des mois qu’elle cachait des billets petit à petit, et terrifiée qu’on risque de la surprendre à me les offrir.

Aujourd’hui, ma grand-mère est morte, mes tantes sont mortes, mais il fait 19 degrés, et j’aime Charpentier et sa messe de minuit, en hifi, du fond de mon fauteuil. C’est bien toujours un peu les mêmes « conneries » les textes (pour moi), (kiri et les hérissons…), mais au moins c’est beau, pas prétentieux ni culpabilisant.

ps : les seuls avantages de la culture catholique (ou mythologique), c’est que devant un tableau, une sculpture, un bâtiment, ou une légende, l’histoire, tu la connais. Et que devant l’architecture de chaque, tu comprends quelle politique à permit d’en arriver là. Au fond, c’est pas si mal, on en profite plus²

ps2:Ce jour, les églises, les temples les arènes, les musée,etc., c’est quand je veux et comme je veux, en évitant les baratins.

1. Villon:
 » Femme je suis povrette et ancienne,
Ne riens ne sçay; oncques lettre ne leuz;
Au monstier voy dont suis parroissienne
Paradis painct, où sont harpes et luz,
Et ung enfer où damnez sont boulluz:
L’ung me faict paour, l’autre joye et liesse. »

2. En Sicile par exemple sur des temple païens, ont été reconstruit des église romanes, modifiées en gothique, puis en baroque : c’est rigolo. Syracuse par exemple. A Ennezat, village d’Auvergne, la première moitié de l’église est romane, puis des siècles, arrêtée, faute d’argent. Du jour ou les fonds sont revenus, terminée, mais en gothique. Le passage de l’un à l’autre vaut le coup d’œil. Quand aux bricolages latino-gréco-catholique et viking, en Sicile aussi, ça mérite qu’on regarde.

Maïeutique Mojito

– Ernest, pourquoi tu fais cette gueule depuis 1 mois ?
– Page blanche. Je vais mourir : et le reste, le fric, l’autre garce, le monde, tout…
– Ho ho : Assied toi, reste pas au comptoir. On se calme ? Quand on est génial, soit on crève, soit on se calme : Je préférerait que tu te calmes. En plus, vu comme tu es…

– Je m’en fous: j’ai jeté mon Underwood par la fenêtre.
Rien, plus rien je te dis.
– On se calme, des Underwood, ça se retrouve, tiens même moi je t’en file une.
– Et pourquoi ? Je suis une merde.
– Non, tu es un génie.

T’as essayé la menthe ? Ma copine prends des huiles essentielles : avec d’autres bricoles, en bain, ça la calme, et ça la dope. Stop l’héro la coke et ses autres merdes.
– Conneries !
– Tu mange un peu ?
– Non.
– Tu bois juste alors alors ?
– Ce qui traîne.
– Et tu t’hydrate ?
– De l’eau ? Tu te fous de moi !

– Bon, ne bouge pas, je reviens.
– Pourquoi veux tu que je bouge ?

– Allez, donne moi 5 minutes.

Voilà :

– Un peu de menthe, ça n’a jamais tué personne, c’est pas de la ciguë.
Je te pile ça avec du sucre de canne, c’est bon, tu seras un peu nourrit et ça aura un goût plutôt sympa.
Du citron vert, histoire que ça soit encore plus sympa, et aussi pour les vitamines.
Du rhum, agricole ou ambré, comme tu préfères, ça sera toujours mieux que tes saloperies.
Et tu verras, tes textes, ils reviendront, magnifiques.
Et je dilue, parce que si ça te plaît ce truc, brut, ce soir tu seras mort .
Et avec de l’eau gazeuse, ça le fait mieux, crois moi.

– Vas y, je m’en fous.

– Je te le fais. Tiens on va l’appeler « Mojito » comme le petit gamin qui fait la manche, devant le bar.
Tu va voir, ça fera un tabac, et demain tes pages elles ne seront plus blanches.
On parie ?
– On parie. De toute façon, je suis déjà bien largement assez saoul pour attendre 5 minutes.

Rectificatif.

Ma mère, ancienne institutrice, vient de me faire remarquer qu’après s’être longuement promené sur mon blog ( depuis début 2015 ), elle trouve que j’ai du talent, mais qu’il est gâché.
– Oui ? Pourquoi ?
– Tu fais des fautes d’orthographes.
– Ca je sais, je l’ai même indiqué et m’en suis excusé.
– Oui mais quand même, après « tu », on doit toujours mettre un « s » à la fin du verbe.

1) je m’emmêle souvent avec l’impératif, ou il n’en faut pas.
2) Je ne sais toujours pas si au futur il en faut ou pas, ni où.

3) A mon âge, une vérification exhaustive serait bien trop longue, et je n’ai jamais accepté de règles, juste cherché à les comprendre. Si elles sont incompréhensible, et qui plus est, arbitraire et variables¹, je n’ai que peu de chances de les retenir.

Comme dirait Montaigne à son imprimeur : « Suivés lorthografe antiene » ( dans une préface) (dernière citation en date de C.C. qui C)

Ca me sauve.

Sinon :
Pour combler et éviter le trouble ou le malaise, voici une poignée de « s » que vous disposerez bien à votre aise : »sssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssss »

1. Pour « variable » voir par exemple « L’amour du français » ( Alain Rey, collection le gout des mots, points)

Maïeutique Dieu 1

– Bon ça tourne trop au bordel sur terre. Raz le bol !
Pépé Ouranos et Gaia délirent.

– Mais maman, je sais bien.

– Alors on va changer ça. Au coup par coup.
1, Je te planque, sinon il te bouffera ton père ( au fait, elle a de quoi manger ta chèvre?)
2, Ton frère, qui a plus de couilles, le bute, ce vieux con, et c’est bon, on a les mains libres.
3, Après, tu monte un système plus cool que tu impose aux meilleurs : je sais pas moi, là les meilleurs, c’est les grecs, Tu te poses sur une de leur plus grande montagne, avec tes potes et ta nana. Par exemple l’Olympe , Hera ? Et tu fais ta pub.
4, Après tu mène ta vie et tu leur fait des trucs, même pas forcément cohérents, plein d’histoires extraordinaires, avec tout ton petit monde. Et si tu baise trop, invente leur même des histoires de demi dieux si tu veux, que tu envoie dans les étoiles . Ils y croirons tu sais, ils y croirons.
– Les grecs ? Et les latins, pourquoi pas ?
– Ils sont encore un peu trop cons. Pour eux, tu attends et tu changera juste les noms au bon moment. Il vous adopterons: à l’identique. Zeus : ben Jupiter, Dionysos : ben Bacchus, etc. débrouille toi.

– Et après ?
– Après, tu cherche.
-…
-Tiens :
En Palestine, ils sont compliqués aussi :
– les anges
– les archanges
– le diable
-etc.
Ils en ont du monde.

Mais des dieux, il n’en on qu’un, eux.
Même si c’est un con fini qui change d’avis toutes les 5 minutes, raconte n’importe quoi, délire même et qui est orgueilleux 10 fois comme vous tous. De toute façon chéri, lui aussi, il aime bien baiser les vierges, vous devriez vous entendre.
– Et
Maman !
– Maman rien !
Après, tu les laisse penser qu’ils ont raison, c’est tout.
C’est tout !

Ho, sûr, il vont bien bricoler.
Les puristes vont bien penser qu’il n’y a qu’un Dieu
Les autres vont bien inventer qu’il a baisé et fait un gosse, mais celui la, on arrivera bien à leur faire croire que c’est lui, juste une copie : le même Dieu unique , même avec un pigeon en plus, je parie :

Pas grave, à l’arrivée il n’y en aura toujours qu’un, de Dieu.

– Et les autres pays ?
– Soit il marcherons direct , soit il feront leur propre version, mais toujours avec un seul Dieu.

– Et nous ?
– Ben, on sera pépère, mais plus responsable de ces conneries. Tiens, file moi un peu d’ambroisie.

8 juin 2016 : Les infos capitales du jour.

La montagne : newsletter, ce matin :

« Les eaux se sont retirées dans l’Allier : avant et après la crue ». ( Ca, c’est de l’info).

Avant les grands crus, je n’en prends pas, de l’eau, et après, non plus.

Alors, qu’elle se soit « retirée » l’eau, c’est plutôt un signe d’intelligence, voire de politesse.

Maintenant, il faut aussi admettre que des grands crus, en Allier…

César, en -52, aurait réfléchi 5 minutes, et serait passé outre :

1) Vercingétorix est sur l’autre rive.
2) Une crue, il va croire que l’on ne pourra pas traverser.
3) Pas de crue, on lui monte un plan pour qu’il s’inquiète et avance plus vite, vers chez lui, devant, direction Gergovie.
4) Pendant ce temps, nous, derrière, et bien, s’il y a moins d’eau, ça ira plus bien vite pour faire un pont et traverser sans danger.
5) Et les crus, les crus… ils ont bien assez de vinasse italienne, mes légionnaires. Même Cléopâtre n’y connaît rien, alors.
6)Petrone ne serait pas d’accord, mais la, il cuve, à 2000 kilomètres, et ce n’est pas vraiment un guerrier. Et de toute façon, ici, il n’y a pas de réseau.

La Montagne manque un peu de recul, mais bon, aujourd’hui, vendre un journal, je suppose que c’est difficile.

Maïeutique création

bleuklein

-Putain! Et comment maintenant je vais pouvoir accoucher d’un bleu Klein ?

(Yves Klein: env 1953)

6 juin 2016

On peut fêter Velazquez.
Ou Corneille, en tachant de réciter de tête « le Cid », par exemple (l’avantage du Cid, hors l’alexandrin avec césure à l’hémistiche, si l’on aime) c’est que c’est une belle histoire mais surtout que ça permet dès l’enfance de comprendre le mot « litote » : « Vas, je ne te hais point », c’est plutôt « cool ».
Ou Pouchkine.
Ou Thomas Mann.
Ou plein d’autre : ça dépend des goûts ( le roi des Belges, personnellement, je m’en fout un peu).

Ou même Björn Borg, qui faisait chier avec son jeu mécanique et insipide.

Ou Alexandre M. Liapounov (personnellement, je n’ai jamais rien compris à ses travaux).

On a perdu :
Jung (rien à foutre).
Klein ( ben, ou trouve encore son bleu alors…).

Les allié sont allés se faire massacrer en masse en Normandie. De toute façon, ceux qui ne sont pas mort ce jour de 44 doivent à peu près presque tous l’être aujourd’hui.
Le fer a repasser a été inventé et breveté.
J’en ai un, mais je ne m’en sert que pour des usages incongrus.

Journée morose.

Vivement le 16 avril prochain, on pourra se payer l’intégrale de Boby Lapointe.

Soucis ménager ?

Plus d’eau…
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Un petit coup de photoshop…
DSC04032-modifie

Maïeutique érotisme

-Jean honoré ?
-Appelle moi Fragonard, c’est plus joli.
-C’est quoi l’érotisme ?
-T’es vraiment un petit…

Bon, regarde :
Celle la, tu la baises ?
vierge noire

Et la même, comme ça ?
vierge noire couverte
Allez, je t’offre un verrou.

Clef two-factor authentication