26 mai

C’est bien gentil de fêter des anniversaires. Ça part d’un bon sentiment. Mais ça peut être bien injuste.
Prenez Rutebeuf, par exemple, on sait de façon incertaine qu’il a du naître vers 1230, et de façon plus certaine qu’il est mort après. Alors, le jour…
Donc, pour lui et nombre d’autres, si on veut fêter, il faut improviser.
J’improvise donc et décrète le

784ème anniversaire de la naissance de Rutebeuf.

Petit, j’ai trouvé bien malheureux de perdre ses amis à cause du vent. En lisant plus tard toute la complainte, j’ai relativisé la validité des explications des doctes professeurs de collège. Et c’est en fouinant que seul j’ai trouvé quelques délices dans les fabliaux. « Le pet du vilain » en est un que je ne répugne pas à utiliser pour expliquer le sens du monde, avant de sombrer avec délice dans la scatologie.

Et puis, il faut être honnête, le vieux français à deux immenses avantages.
– On peut sans rougir écrire « fere », « argens » ou « enporter ».
– L’abondance de notes autorise, suscite même toutes les évasions, et d’écrits en écrits, on voyage plus qu’avec Havas.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Post Navigation

Clef two-factor authentication