NY 10

Ézéchiel 25 /10,
c’est juste ça :
« Je l’ouvre aux fils de l’orient Qui marchent contre les enfants d’Ammon, Et je le leur donne en possession, Afin que les enfants d’Ammon ne soient plus comptés parmi les nations. », c’est ça le texte du 25:10
Mais Tarantino, il invente aussi, en mieux.
J’ai continué de fermer les yeux.
Puis je me suis levé et je suis sorti.
Pas capable de respecter les dernière volontés de ma mère, alors que j‘avais tout fait pour.
Je me suis posé sur la chevrolet de mon frère, et j’ai encore attendu.
Il y avait vraiment trop de lumière, et le capot de la chevrolet en renvoyait le double.
J’ai essayé d’ouvrir la porte. Fermée, l’autre pareil.
Alors, je suis retourné dans le temple, allé au premier rang, et chopé mon frère en fausse prière.
– File moi les clés.
– Les clés ?
– De ta bagnole connard.
Les gens tournait la tête, et regardaient la scène.
Il a fouillé dans la poche de son costume , et m’a passé un trousseau : à son image, c’était un mickey.
Je suis ressorti, vite.
J’ai ouvert la porte avant gauche, me suis penché, et j’ai repris mon sac.
Je me suis resservi.
Et la, j’ai eu une idée.
Maman, je l’aimais, ces cons eux, célébraient des conneries.
Je me suis mis au volant, j’ai démarré, et je me suis tiré.
– Petit, 50 dans 3 heures, c’est possible ? j’ai demandé au téléphone.
– Pas de problème chef, comme l’autre fois ?
– Comme l’autre fois, juste plus.
Je me suis arrêté chez mes vieux, et j’ai escaladé le mur à nouveau.
J’étais déjà au premier étage, avec mes escalades.
Mon père et ma mère faisait chambre à part depuis longtemps déjà.
Lui avec ses photo de vétéran, une tête de cerf empaillé et un fusil au mur.
Elle avec quelques poèmes sur un écritoire, un énorme crucifix.
Une tapisserie, et des photos de mon frère et de moi enfants.
Je me suis assis sur son lit, puis allongé.
Et j’ai pensé a elle.
J’étais mieux seul avec mes souvenirs.
J’ai fait comme a dit la psy, j’ai respiré.
Longtemps, en écoutant mon cœur.
Ca n’a empêché ni les pleurs, ni la haine des deux autres.
Je me suis réveillé en sursaut.
Putain, j’allais être en retard pour le petit.
J’ai dégringolé les escalier, ouvert le verrou, repris la chevrolet, et foncé jusque chez la mamie.
Le gamin, casquette à l’envers, était assis sur le trottoir.
– Alors ? Ta mamie ?
-Hôpital, elle devrait s’en sortir.
Il a eu un sourire, et m’as dit :
– Tu vois, ça marche.
– Attend moi encore un peu.
Je suis allé au supermarket en face, et j’ai racheté ce truc immonde à 40°, je ne savais plus ce qui me restait mais c’était pas le moment d’être en panne.
-T’as quoi pour moi ?
– Ce que tu veux man, ce que tu veux.
Ramène moi la même, mais pour 50 dollars.
– Bouge pas.
Il a filé.
Un taxi est arrivé.
Mon frère en est sorti, en colère.
Le coup de sa chevrolet, il n’avait pas l’air d’avoir apprécié. Son cou était rouge et gonflé, et il avait les poings qui se serraient régulièrement.
– Qu’est ce que tu fous là, avec ma caisse ?
– J’attends.
J’ai pas fumé dedans, du coup elle sent toujours autant la pisse de ton cleb, et le parfum de ta femme.
– Pourquoi t’es pas resté au temple ? Je t’aurai ramené.
– Parce que j’aime pas les conneries.
Une fille est arrivé au bout de la rue, avec un caddie rempli.
C’était Alexandra. Elle a jeté un oeuil, étonnée de voir une chevrolet et un taxi qui ronronnait en face de son nouveau et provisoire chez elle. Personne, on s’était accroupi, et j’avais posé le sac papier de mon mauvais bourbon dans le buisson qui bordait le seuil. Elle à haussé les épaules et elle est rentrée.
Mon frère s’est relevé et m’a bondi dessus.
Je l’ai évité, et j’ai dit.
– On se calme frérot.
Il a reculé, pris sont élan puis est revenu, et à commencé a me balancer des coups dans les cotes. J’ai tapé dans l’estomac, ça l’a plié. Je suis parti en direction du seuil de la maison de la mamie.
J’ai juste poussé doucement la porte, humé l’air légèrement moisi, je suis resté dans le hall, et j’ai prié. De la, on entendait Alexandra s’affairer à ranger ses provisions dans la cuisine, en chantonnant. Et puis je suis revenu sur le trottoir, j’avais un rendez-vous.
Mon frère est revenu à la charge, poings serrés.
J’ai tendu une jambe et il s’est affalé.
Il s’est relevé. Il avait le nez qui saignait, et les yeux exorbités de haine.
– Rend moi mes clefs !
J’ai fouillé mes poches, et lui ai passé son mickey.
Il l’a pris rageusement, à fait le tour de sa chevrolet, est allé payer le taxi, a claqué sa porte, a démarré en marche arrière.
Et il s’est tiré.
Je me suis assis sur le trottoir et j’ai attendu.
j’ai reconnu le gamin qui arrivait à sa casquette.
Il m’est passé devant sans tourner la tête et il a dit :
– Suis moi d’ici dans un moment, 200 pieds, je serais dans une impasse à gauche, ici ça craint.
J’ai repris mon bourbon.
Je suis rentré dans la maison, histoire de ne pas avoir l’air de traîner. Alexandra chantonnais toujours. Je ne me suis pas montré.
J’ai avalé une lampé, et j’ai posé le sac sous la nappe du guéridon de l’entrée.
Trois minutes après, je suis ressorti, direction l’impasse.
Au fond le gosse attendait, derrière une poubelle.
Je luis ai filé son fric et pris la dope.
Et je suis reparti chez la mamie. Je ne savais pas ce que j’allais faire mais au moins j’allais récupérer mon sac.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Post Navigation

Clef two-factor authentication