NY 7

Mon tel a sonné.
Pas de nom, c’était bizarre, même pas : »Bob », ni aucun des contacts autres, juste un numéro.
– Oui qui?
– Alexandra.
– Vous avez eu ce numéro comment ?
– Vous m’avez appelé ce matin, de chez ma mère.
Merde, j’avais pris le portable au lieu du fixe de mamie.
– Je voulais vous remercier, ma maman est à l’hôpital, aux urgences : avec la loi Obama, ça passe, même sans fric, sauf que sans vous…
– Vous savez moi, je n’ai fait que la raccompagner chez elle, j’y connais rien, c’est un gamin qui m’a dit qu’en attendant le 911, coke et thé, ça la tiendrait debout.
– Oui mais c’est vous qui l’avez fait, alors…
– Vous auriez fait quoi à ma place ?
– Pleuré, mais pas de thé, je suis nulle, et pour la… coke, encore plus,
Vous l’avez sauvé ma maman, avec vos trucs.
– C’est l’hôpital qui l’a sauvé votre maman, moi, je l’ai juste tenu vivante jusqu’à ce qu’ils arrivent, et à mon avis, c’est surtout les baffes qui l’ont tenu vivante.
– Dites pas de conneries, si vous n’aviez pas été la, elle serait morte avant l’arrivée des secours.
– Elle m’avait proposé en rendez vous chez elle avec vous, le lendemain, c’est a dire aujourd’hui.
Je ne sais pas pourquoi j ‘ai dis ça, mais maniaque, juste une voix de femme, ça vous torture, et de bête, vous passez à carrément con. J’aurais du raccrocher poliment, et laisser cette histoire derrière.
– Ben j’aimerai bien vous rencontrer.
– Je ne suis pas fréquentable vous savez.
– J’ai quand même envie de vous rencontrer.
Des gens comme vous, j’ai connais pas des dizaines.
J’ai regardé mon frère, et lui ai dit de freiner son bolide.
– Vous savez ou je suis la ?
Dans la voiture de mon frère, en direction de chez mon père, que je ne supporte pas, pour enterrer ma mère. c’est pas très simple.
Mon frère écoutait.
– L’enterrement de maman c’est demain, je te pose ou tu veux, et je reprendrais te prendre pour la cérémonie : de toute façon papa n’a pas plus envie de te voir que toi.

– Bon ok, quand vous voulez, ou vous voulez dans la journée, pas avant une heure.
Je compliquais, mais j’ai l’habitude, de compliquer les choses.
Ma chérie.
Helsein et ses seins de fers.
Alexandra,
Un enterrement.
Un père.
Plus un dollar sauf ceux de mon frère.
– Alexandra, quand vous voulez, ou vous voulez, j’ai répété, comme un somnambule.
– Dès que vous pouvez, alors, chez ma mère : vous savez ou c’est, je vous attends, votre poudre magique et le reste aussi, vous en avez laissé, et le thé, c’est pas ce qui manque.
Le thé, je m’en foutait, mais c’est vrai que j’étais parti si vite que j’avais tout laissé en plan, heureusement que les secours n’inspectent pas tout.
J’ai dit à mon frère: ramène moi d’où je viens, je serais la pour la cérémonie.
Et j’ai pas envie de voir papa.
– 2 heures de route encore ? En sens inverse ?
– Hé ho, ton bolide, tu l’adore, alors fait le cracher et puis ça fait qu’une heure.
– Ok.
Ca l’a presque fait jouir, en fait, de voir que j’étais sensible a la puissance de son V8.
Il a fait demi tour, et on est rentré pas loin d’où on venait.
Une heure après, j’étais devant chez la mamie, il avait roulé vite.
A peine descendu, mon frère avait déjà filé dans un nuage de poussière et de graviers.
J’ai sonné.
Elle a ouverte : dans une robe si transparente et décolletée qu’on aurait dit une nuisette. Encore une fille fine. Mais des yeux qui explosaient.
Dur pour un maniaco dépressif qui peins et qui écrit, de supporter tant de lumière.
Elle m’a fait rentrer.
Elle m’a dit :
– Votre sac de poudre est la, je ne suis pas sure, mais c’est sûrement ce qui l’a sauvé, ma mère, enfin, avant de partir des les choux, dans l’ambulance, elle a parlé d’un putain de réveil, ho pardon pour le gros mot,
et le thé je le fais, installez vous.
Oui, j’ai jeté un œil dans la cuisine : j’avais tout laissé chez la mamie, même le whisky ou ce qu’il en restait, elle avait raison, et l’oeil.
Alexandra, elle était mince ok , mais belle comme un Modigliani, première époque
Je l’ai regardé partir de dos.
J’avale tout (avec les yeux surtout) : j’ai besoin pour peindre ou pour écrire.
Une fois le feu sous la casserole allumé, elle est revenue dans le salon, et s’est posé tout contre moi. Je me suis un peu poussé, puis levé, et je suis allé prendre sur la table mon sac et j’ai presque terminé la bouteille au goulot : j’avais pas envie qu’elle se fasse d’illusions sur mon grand cœur
– C’est quoi, le nom de ta mère ? Je te dis tu : le vous, ça va bien cinq minutes.
– Suzanna.
– Elle est est où :
– St Marc :
128ème, sous respirateur, tu l’a sauvé. Tu l’as sauvé elle a répété, avec les yeux humides.
– Déjà dit, j’ai fait juste ce que je savais faire, et j’ai trouvé ton numéro de tel.
Quelle heure il est ?
J’ai repris le plateau d’argent, et je me suis refait un rail.
Ca a rexplosé.
Et j’ai repris une gorgée de whisky.
-Tu veux de ça? J’ai montré la bouteille vide comme un con, ou de ça ?
– Non, ni l’un ni l’autre.
Elle est repassé dans sa cuisine, et a ouvert une bouteille de vin blanc, un Lacryma Christi, à l’oeuil.
Elle a sorti deux verres magnifiques du buffet de sa mère, s’est servie et m’a tendu la bouteille.
-C’est moins fort que votre…ton truc, mais ça a meilleur goût.
– On va voir ta mère, ou on va dîner ?
Je ne savais plus trop ce que je racontais, j’avais pas envie de voir la mamie dans une cage d’acier, j’avais pas faim, juste envie de partir. Et de rester à la fois, à la regarder encore et encore.
– On va dîner.
Elle à dit ça d’un air décidé, en se relevant, et en remettant une mèche en place.
Ca se compliquait vraiment.
J’avais pas le numéro de ma chérie de tête.
Hesltein m’obsédait.
Alexandra, ça commençait aussi.
Dans sa nuisette elle ondulait, mais qu’est-ce qu’elle faisait en nuisette à cette heure bon dieu !
– Je m’habille, j’en ai pour une seconde.
Et elle a disparu.
Une seconde chez les filles c’est vingt minutes mini : fond de teint rimmel rouge à lèvre, déodorant, parfum, et après, un quart d’heure à fouiller dans une garde robe.

J’ai rebu un verre, puis deux , de son blanc cette fois. Le Lacryma Chisti, c’est à la fois poétique, mystique, et délicieux loin de cette gnôle du fin fond du Texas, marqué pur malt.
J’ai patienté en regardant par la fenêtre et en essayant de reprendre la main parce que là, je naviguais au jugé, dans un wagon d’idées brumeuses et contradictoires.
Le soleil se couchait, mais ça brillait encore plus : j’ai fermé les yeux.
Elle a fini par sortir du dressing.
Je l’ai pris par la main : elle s’y est serré, enlacé mes doigts, et on est sorti et descendu le perron.
Sur le trottoir, pas de Bob, rien pour me repérer un peu, que des bruits de grosses américaines qui passaient, et des cris de gosses se chamaillant.
– On va où ? j’ai demandé.
C’était pas mon quartier du tout, j’étais là qu’a cause d’Helsein et de ses ascenseurs et 8 heures avant, je m’étais juré de me jamais y revenir. Il ne faut jamais jurer, surtout moi, ivre et en mode maniaque.
– Dans moins de 100 pieds, il y a un italien. Pizza, ou pâtes, et le même vin.
Depuis que je tenais sa main, elle commençais sérieusement à m’exciter. Trop douce, trop tendre, difficile de ne pas réagir.
On est arrivé devant une terrasse vide, avec un store multicolore, et une enseigne clignotante : « Perso tino ». elle m’a tiré et fait entrer. Bar sale, deux trois piliers accoudés au comptoir, mais pas de table. Tout de suite à droite il y avait un escalier en colimaçon, la salle principale devait être en sous-sol en sous sol. En bas de l’escalier, une caisse et une jeune derrière, le nez fourré dans le tiroir. J’ai reconnu le patron : il tenait un autre restaurant avant, à trois pas d’un appartement que je louais quand j’étais plus en forme question fric. On a plaisanté, il m’a dit :
– C’est plutôt mon père que vous deviez connaître, j’ai rien répondu, ils se ressemblaient tellement, ça m’a foutu un coup de vieux.
On a demandé a une serveuse de nous placer.
Bougies sur les tables.
Il y avait encore quelques places pour deux personnes.
On a pris une table. La fille nous a a mené la carte.
– Apéritif ?
– Non, juste du Lacrima Christi, et puis non en fait, le chianti là, et une quatre saisons pour moi.
Le dernière quatre saison que j’ai mangé, c’était à Palerme, il faisait beau, mais l’artichaut, je n’aime pas trop. J’ai choisi un truc avec des anchois, et beaucoup de sauce épicée.
– Pour moi, Bellini.
Je lui ai repris la main. Elle était douce et accueillante. Et si je serrais, elle serrait aussi.
J’ai sorti un stylo : sur les nappes papier, je dessine toujours, ou j’écris.
Alexandra, elle est belle. Elle sourit, ses yeux sont perçants, bleus cernés comme sa mère, elle regarde aussi un peu tout, et elle me tenait la main surtout.
Juste du Chianti.
Au fond de la salle, il y avait un jukebox, un truc moderne, pas des 45 tours. Je me suis levé, je suis allé au comptoir, et j’ai demandé de la monnaie sur un de mes billets de 50 dollars. Le serveur n’avait pas assez de monnaie. J’ai fouillé dans ma poche, et j’ai trouvé moins, mon frère m’avait fourgué aussi des petites coupures.
Elle m ‘a donné des pièces.
Sur le jukebox, il y avait des trucs complètement inconnus, mais de vieilles chansons. J’ai cherché.
Patti Smith – Horses numéro 85
J’ai mis mes pièces : Pas assez.
Je suis retourné voir Alexandra.
– Je sors, il me faut un peu d’argent liquide.
– Tu vas trouver ça où ?
– : En face :ils me feront la monnaie, et les pizzas ne sont pas la encore, j’en ai pour 30 secondes.
En face, il y avait un tabac.
J’ai demandé un paquet de clope, et j’ai filé un billet de 50 dollars.
– Monsieur, on ne prends pas tant de dollars m’a répondu le serveur avec une accent français, mais il y a un drugstore encore ouvert à cent mètres qui vous fera la monnaie, juste la, à côté.
Il indiquait la gauche avec une main ou on voyait dépasser la tête d’une salamandre tatouée.
C’est quoi cent mètres, en pieds ?
Je suis sorti et j’ai filé, en regardant les façades.
Oui, il y avait un drugstore, avec un store encore plus coloré que celui de chez « Perso Tino ».
Je suis rentré, avec mon billet.
J’ai repris une bouteille, au cas ou. Le cas ou, c’était dans trois minutes, et fait la queue: Alexandra devrait attendre un peu.
J’ai fini par arriver à la caisse, j’ai expliqué que j’avais besoin de monnaie. La fille était sympa, elle a compté la bouteille, et changé en 10 dollars et en pièces.
Je suis retourné chez « Perso tino ».
Au jukebox j ‘ai mis la monnaie. Et j’ai envoyé Patty Smith.
Et je me suis rassis devant Alexandra.
Les pizza n’étaient pas arrivées, Elle avait juste enlevé son gilet de laine et le Chianti, elle ne s’était pas privée.
Je ne suis servi un verre de ce qui restait, et je lui ai repris la main. Elle avait toujours la main aussi tendre et aussi douce.
« Horses » c’était peut être pas un bon choix. De toute façon, je me suis relevé, et je suis allé voir autre chose sur le jukebox. Il fallait que ça soit plus doux, ou plus violent . j’ai choisis plus violent « Surfing bird » N° 72
J’ai mis les pièces, et je suis revenu.
Le son est parti.
Alexandra m’as dit :
– Mange
Ca venait d’arriver, sa Bellini, avec la mienne, aux anchois
J’ai rebu un verre, et vu l’état de la bouteille, j’ai levé le bras : la serveuse est arrivé, et je lui en ai demandé une autre.
– C’est un truc dans « full metal jacket» non, ta musique ?
– Si, mais ça date de bien avant 1956 je crois
Je l’ai regardé un peu mieux.
Corsage blanc, jeans, chaussure de sport, et vraiment belle
J’ai déjà dit mais en dix secondes, je déshabille.

Il y a 15 ans, aux cours du soir, j’ai dessiné, comme trois fois par semaines, une fille qui posait pour les cours de nus.
C’est comme ça que j’ai appris à déshabiller les gens.
J’ai flashé ce jour là.
Je l’ai accosté, le modèle, quand on est sorti.
– Vous voulez prendre un verre ?
Elle a hésité, puis dit
– Pourquoi pas ?
On s’est posé dans un bar, pas loin de l’université.
On a pris deux cafés.
Et on a fait connaissance.
Deux heures après, elle m’a invité chez elle.
Et on s’est embrassé.
Je l’ai pris dans mes bras ,doucement.
A l’époque, j’étais timide, mais c’est elle qui s’est déshabillée.
J’ai encore flashé : trois heures avant, je la dessinais nue, et pourtant la, je découvrais.
C’est elle qui m’a déshabillé.
Après, on a passé la nuit ensemble, moitié dans les bras, moitié à lire des poèmes, et du Gide. Je lisais mal le français, alors elle traduisait :  « Nourritures terrestres », c’était.
Petit, j’avais lu une traduction de « La porte étroite », mais j’avais rien compris. La dans ses bras, c’était limpide, Gide.
Et du Borges, mais une version bilingue, je comprenait rien à la page de gauche mais sa voix chantait. Après, elle traduisait.
Le matin, je suis reparti dans ma soupente.
Après…
On s’est revu un peu. Et puis plus. Et puis encore plus, On lisait toujours des poèmes. Et puis un jour, elle m’a dit
– Je suis à la colle avec quelqu’un d’autre. Il est jaloux, alors salut.
Elle m’a lâché la main, je l’ai regardé partir, j’ai pleuré, et puis rien.
Alors, les femmes, j’ai un peu peur de souffrir depuis.
Helsein, ma chérie, c’était pas loin en vrai, mais loin dans ma tête.

J’ai pris sur moi, et la main d’Alexandra. Toujours aussi douce : les maniaques , ça se répète dans les pensées, ou ils voient que la vie se répète. Elle l’a laissé dans la mienne.
J’ai resservi nos verres.
On a retrinqué, et fini nos pizzas.
Surfin bird, c’était fini, tu parles, ça dure 2 minutes.
Je me suis relevé pour mettre un truc encore plus hard, mais quelqu’un avait déjà mis autre chose, alors je suis me suis rassis.
De toute façon, elle me tenait la main si fort, qu’il aurait fallu être brutal pour partir encore, et ça, j’aime pas.
Je l’ai encore regardé.
Elle a souri, et s’est penché en avant.
Ca valait le coup d’oeuil.
– J’ai ma chérie qui doit m’attendre, tu sais.
– Les chéries, on en change. c’est qui ta chérie maintenant ?
Décidément, cette fille, elle n’était pas comme moi.
– Vous voulez un dessert ?
La serveuse était revenu.
– Pas moi non.
– Un tiramisu, si vous avez ?
– Et après, tu veux du café ?
– Jamais à cette heure.
– Alors juste un café pour moi.
La serveuse est partie, puis revenu avec nos commandes.
Elle a mangé son dessert, et moi bu mon café.
– Tu a laissé des choses chez moi, enfin, chez Suzanne, je te ramène, après tu va la voir ta « chérie ».
Jolie litote : des choses.
– Je te ramène, et tu repars la voir, elle a répété.
On a partagé l’addition, et on est sorti.
Elle a repris ma main, et on a remonté l’avenue.
On est rentré (non :elle est rentré, je ne l’ai pas accompagné) chez sa mère.
Elle a pris un sac et mis dedans mon bordel, elle est ressorti, et m’a tendu le sac papier.
– Tu es sûr de ne pas rentrer ?
Un silence.
– Si, je rentre.
J’en sais rien, elle dors mon bébé, et elle s’en fout : et elle aussi, elle était à Woodstock, alors.
– Il dors ton bébé, tu veux pas boire un dernier verre ?
J’ai l’habitude d’être saoul, ça commençait.
Celle aussi d’être tout tendresse. Elle a mis sa main droite sur mon épaule, et serré l’autre comme pour me tirer.
J’ai dis « ok », et monté les deux marches.
Elle a fermé sa porte, Suzanne était à l’hôpital, l’appartement était vide, elle était un peu saoule aussi, et elle avait envie de cette tendresse justement.
Je l’ai serré dans mes bras : du coup, elle a lâché ma main.
L’appartement était vide, mais elle m’a dit :
– En haut, il y a une chambre.
On a pris, enfin, elle, ma main de nouveau, et les escaliers, ensemble.
Il y avait des tapisseries partout sur les murs.
Et des marionnettes au plafond.
Et des cadres de papillons exotiques sur touts les murs de l’escalier.
J’avais rien vu de ça, la veille.
La veille, j’étais dans la cuisine.
Alexandra avait une sacré détermination : elle serrait aussi fort que deux heures avant.
En haut, il y avait un couloir, et des centaines de livres poussiéreux.
Poe
Chandlers
Bierce
Miller
Fitzguerald
Faulkner
Hemingway

Les noms volaient sous mes yeux
J’ai regardé tout
J’ai sorti Ezra Pound , Les Cantos, et j’ai ouvert au hasard.
« Le paradis d’un homme est sa bonne nature ».
Il y a des jours ou j’avais l’impression d’être en enfer.
Elle tirait ma main encore. J’ai suivi.
On c’est retrouvé dans une chambre, une vieille chambre: deux placards et ça sentait de l’antimite.
Elle m’a pris l’autre main, et s’est couché sur le lit, en tirant fort contre elle.
Je suis tombé.
On était collé, et je ne pouvais plus bouger.
– Reste la.
Elle m’a poussé sur le coté, et a dit :
– Je reviens.
J’ai pas bougé, je suis resté allongé, j’ai respiré, et j’ai compté.
Trois minutes après, j’ai entendu ses pas dans l’escalier de bois, ça crissait.
Elle est rentré, a bougé, je ne voyais rien dans le noir.
Puis si : il y avais mon sac, deux bougies, et le plateau de sa mère
Sur le plateau plus de coke, mais du champagne, ouvert, c’était ça le plop que j’avais entendu il y a Deux minutes
Les bougies, ça suffisait pour voir
Mon whisky, elle l’avais laissé, mais elle avait emmené ce champagne, et le reste de coke. Si, il était juste caché derrière la bouteille et ses verres
– J ‘ai jamais goûté de la coke, elle a dit
Elle a versé le champagne dans deux coupes de cristal
Elle avait viré ses habits et remis sa nuisette
Elle était aussi belle que j’avais imaginé.
– Explique moi comment tu as sauvé ma mère ?
– Rien, du thé et ce truc la, pour que son cœur bouge. Après je t’ai appelé.
J’ai bu une gorgée, c’était chaud, et le goût était comme dans mes souvenirs.

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