CHAP 28 ( Fin d’entrainement)

« Walk on the walk side. »
C’est pas vraiment de ça dont parle Lou reed, mais j’y étais presque « on the walk side »,
« Sors des sentiers battus, ça faisait longtemps. ET « Walk » depuis toujours.
Forcément, je rêve.

35 miles de la cote.

C’était presque fini.

Cabine avant.
Elles étaient encore enlacées. Rien à faire ici, sauf à les regarder, si enlacée qu’elles ne faisaient plus qu’une.
Je me suis assis sur le bord encore libre de la double couchette.

Dehors. Le câble vibrait encore, avec plus loin, sourd, le grondement de notre remorqueur de fortune.
L’acide ca donne ça comme grondement: « conndnd çq hc udwchc ».

En remontant, je me suis allongé à nouveau sur le roof, enroulé dans la couverture mitée.
Le soleil sortait de l’horizon.
J’ai tendu la main vers vénus et j’ai décollé.
Le câble s’est mis à siffler, découpant net les crêtes.L’écume crépitait en rythme.
J’ai bondi, en jetant la couverture, et me suis accroché au mat.
Le cargo virait.

Je voyais encore tous les phares malgré l’aube, sauf celui de la Havane, caché par la coque rougeoyante de l’énorme masse rouillée devant mon voilier.
Donc il s’était détourné la ou j’allais.
Adieu les trop, adieu le vol de caisse. Dans 2 heures, on serait arrivé, et dans 3, amarrés.

A cuba.

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