Cuba Chap 27

J’ai repris le walkman.
Dring. Non. Avec l’acide de toute façon je n’avais plus rien que le émotions, et pas mal d’ailleurs.
C’est complique de vivre avec des gens qui ne sont pas dans les étoiles, quand on est dans les étoiles.

Il y a eu des lumières.

Fond mauve, cargo géant, presque noir, câble, et des points blancs.
Je suis redescendu dans la cabine, cherché dans le buffet.
J’ai sorti la carte de Cuba.
J’ai regardé.
Je suis remonté sur le pond avec les jumelles.
Les points ils m’aveuglaient, mais quoi ?
En bas de nouveau, , j’ai cherché. Dans les tiroirs du bas, il y avait un compas.
J’ai remis mon téléphone en charge : je risquais d’en avoir besoin, et justement, il y avait un câble.
J’ai fouillé.
Le compas, ça ne suffisait pas.
Sous des liasses de papier à l’envers, sûrement des brouillons, j’ai trouvé une règle Cras.

J’ai pris une feuille de brouillon, de l’huile une éponge, et j’ai rendu la feuille transparente.
Frottée sur mon jean, elle est restée transparente, mais ne risquait plus de salir la carte.
Posée, et règle.
J’ai cherché un stylo. Buffet parfait, on trouvait tout.

Les phares, c’était Harlem, Mariel, la Havane, Matanzas, Varadéro, et la Teja.
Le plus brillant c’était forcément le plus près : Varadero.
Moins de 80 miles de la Havane, à l’ouest.
Calculs. Trigonométrie, notes.
L’acide freinait tout, mais il accélérait aussi.
Merci Cras.
23°24’N 81°24’W.
On était à l’ouest, mais vraiment plus très loin.
Je n’avais ni envie de boire, ni de fumer, ni de rien : juste de me poser écrire, et d’aimer.
A la barre, Cecilia c’était envolée.
Je suis allé voir.
Dans la cabine, les deux filles dormaient, enlacées.

J’ai repris les jumelles, réglé.
La cote se dessinait, plus noire que le noir de la nuit.
En face, Varadelo, et 10° à l’ouest, la Havane.
A El Patriarca, à la pointe de la presqu’ile, il y avait surtout un port de plaisance, pas de voiliers sûrement, de la viande cuite et recuite sur des engins genre Bertram ou Aquasport. On pouvait, sur les quais sud y amarrer un cargo, mais pourquoi ?

Quatres miles de higway pour arriver à Valadero.
Et après bien qu’y faire ?
Je suis resté sur le pont.
J’ai attendu en rêvant, les idées.
Un Catalina, c’est du haut de gamme, mais pas vieux. Pas de pont en acajou : le plastic, c’est froid.
Je suis redescendu chercher dans la cabine et je suis remonté sur le roof.
Faut pas rêver d’accords mais ma pensée volait de notes en notes dans la nuit. Impossible de comprendre. Du trafic antiblocus ? Une autre trafic louche ?

Ca vraiment cassé : je n’aime pas comprendre.
« The Jack » D’AC/DC est reparti tout seul.

She gave me the Queen
She gave me the King
She was wheelin’ and dealin’
Just doin’ her thing
She was holdin’ a pair
But I had to try
Her Deuce was wild
But my Ace was high
But how was I to know
That she’d been dealt with before
Said she’d never had a Full House
But I should have known
>From the tattoo on her left leg
And the garter on her right
She’d have the card to bring me down
If she played it right

She’s got the Jack

Poker face was her name
Poker face was her nature
Poker straight was her game
If she knew she could get you
She play’d ’em fast
And she play’d ’em hard
She could close her eyes
And feel every card
But how was I to know
That she’d been shuffled before
Said she’d never had a Royal Flush
But I should have known
That all the cards were comin’
>From the bottom of the pack
And if I’d known what she was dealin’ out
I’d have dealt it back

She’s got the Jack
Alternative Lyrics:
The Jack (live)

Here’s a song of the record High Voltage
This one is a song about the clap
Now we call it `She’s got the Jack’
We’d like to give this one to you

Psssst
Gonorrhea, oh no, I just had my first dose
Of gonorrhea

She gave me her mind
Then she gave me her body
But it seems to me
That she gave it to anybody
But I made her cry
And I made her scream (scream for me)
[Audience screams]
I took her high
And I curdled her cream
But how was I to know that she had been there before
She told me she was a virgin
She was number nine, ninety-nine on the clinical list
And I fell in love with the dirty little bitch

She’s got the Jack
(I hate to tell you this darling)

I searched her mind
And then I searched her body
…But so did everybody
But she gave me her heart
And she gave me her soul
And a great, big – warn out
Empty hole
But how was I to know it had been filled in before
She said, « Bon, I’ve never had the urgency »
She was number nine, ninety-nine on the critical list
And I fell in love with the dirty little bitch

She’s got the Jack
(I’ll kill her)
(Oh and it hurts)

You know, I woke up one morning, and there it was on the sheets – the clap
Now I know you all call it the clap over here so what I’m gonna do
I’m gonna say « She’s got the –« , and I want you all to shout out
Just what it is she’s got, in this case it’s the clap
And if you wanna know who gave it to her, don’t look at me

She’s got the …
(I wanna hear your voices)
She’s got the … clap
She’s got the … clap
She’s got the … clap
(That guy down there, whatta you doing?)
She’s got the … clap
(Yeah, you show me)
She’s got the … clap
She’s got the … clap
(She got that too, ha?)
She’s got the … clap

Je ne connaissais personne des AC/DC
Mais il y avait des enregistrements studio.
Le vendredi, c’était «Beat club sessions. », avec Gallagher.

Cuba, c’est pour les curieux. Ou les amoureux, Et. je suis les deux.

En 72, je suis allé voir Winter, au RockPAlast.
Suzie Q. LA plus belle version blues rock enregistrée (à part les autres).
Copenhague.
Susie aussi, j’étais amoureux.
Un Albinos, bourré d’héroïne et de dieu sait quelle merde, avec un guitare sans importance, il, elle et tellement usé, mais une rage d’amour en 8 vers. Enfin 8 vers, comme il les répète, ça dure bien un quart d’heure, avec les solos.
Divin.
Il y avait trop de monde, j’étais trop jeune, j’ai même pas essayé d’approché Winter.
Il y avait un roadies,
C’est qui Susie ?
« Ben ? Elle là. »
Je l’ai remercié
Et, tu veut quelque chose mec ?
Fait gaffe en tout cas ».
Non, je veux rien,et j’y vais.
Je me suis avancé lentement vers cette minuscule brune, moitié caché derrière le rideau rouge du RockPalast.
Elle n’as pas bougée.
« Bonjour Susie »
« Dégage,ou j’appelle Johnny. »
C’était pas la première gifle de ma vie mais c’est bien celle qui m’a fait le plus mal.
Je suis parti juste avec un rêve dans la tête, et des larmes aux yeux.
Enfin, j’avais la chanson, et je ne risquais pas de l’oublier.
Divin : magique et triste.

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