CUBA 25

H. c’était fini.
Je suis passé à I.
J.
K.
L.
M.
N.
O, P Q R S T U V W.
J’ai laissé tombé.
Je me suis décollé de Julia. Je suis sorti de la cabine, du salon, et prendre l’air.
Cécilia tenait toujours la barre.
Elle m’a sourit.
« Ca va ? »
« Non ».
« Viens contre moi, j’ai froid ».
Je me suis assis, pas trop près.
Elles s’est décalée, et le compas a bondi à 160.
« Fait attention ! »
Je me suis rapproché, et je l’ai remise droite.
Le Catalina est doucement revenu à 170.
Elle a posé sa tête sur mon épaule.
« J’ai froid c’est vrai ».
Je l’ai enlacé, remis son pull sur ses épaules. 
« Donne la barre. »
Elle a lâché, pris ma main, et s’est allongée sur mes genoux, contre mon ventre.
J’ai levé les yeux, regardé  le ciel.
Devant, en face, Cassiopée : Ça ne collait pas.
J’ai donné un coup de pied dans le compas, il a bougé, vite.
Putain de bateau. On allait nulle part.
Compas cassé ?
J’ai posé Cécilia, et suis descendu chercher le sextant.
Je repris les mesures. On était pas à 170° on partait vers le nord, à peut près l’inverse de ce qu’il fallait
J’ai redonné un coup de pied dans le compas, il a explosé.
J’ai repris un acide, plus la peine de ne pas planer, quand tout plane.
Et je me suis posé pour mesurer.
Le Catalina, il disait 170°, les étoile 2°
Autant dire qu’on remontait droit en Floride.
« Allo Houston, on a un problème », j’aurais dis, dans une capsule Apollo.
Julia dormais, Cécilia aussi.
Le ciel disait tout, encore fallait-il le lire.
J’ai encore repris les mesures.
De toute façon, avec l’acide, ça devenait de plus en plus compliqué de comprendre sérieusement le sextant.
2°15minutes : On remontait en Floride.
De toute façon…
Brusquement, le Catalina a bougé.
J’ai regardé sur à l’avant. On était empêtré dans un vieux bout de filet.
Je me suis accroché au pont, et j’ai plongé dans le noir.
L’eau était gelée mais si on ne bougeait pas, c’est nous qui serions gelés.
Je suis remonté, prendre un couteau, j’ai replongé, et coupé le nylon.
Au fond, un cargo illuminait : Rouge : « Rouge sur rouge, rien ne bouge, vert sur vert, tout est clair ».
Ca craignait. Vraiment.
Je suis sorti de l’eau, et j’ai cherché fébrilement, dans le salon du Catalina, une lampe torche.
Je suis remonté sur le pont, j’ai grimpé sur le mat, avec la torche.
… – – – …
« SOS »
Après, j’ai déconné.
— . .-. -.. . .-.- -.-. . .-.. ..- .. –.- ..- .. .-.. .. .-. .-
« Merde à celui qui lira. »
Encore …—…
Et encore.
Et encore.
Le cargo à tourné, il est devenu vert.
Il s’est rapproché.
Je suis descendu du mat.
Je me suis séché
J’ai attendu.
A 100 mètres, un halogène m’a aveuglé.
Le cargo a doucement ralenti.
J’ai entendu du bruit.
Ils descendaient un canot.
Bruit de moteur.D’oreille, un Mercury.
2 moteurs même, les hélices n’étaient pas synchro.
Une minute après, deux marins étaient là.
Ils on accostés, et sont montés.
« Ca va ? »
« Non, le compas est cassé, je vais à Cuba mais c’est plus le bon sens. »
Un des marins a sorti un gps.
« Vous venez d’où ?»
« Miami »
« Vous savez ou vous êtes ? »
« Dans lez choux, sinon non.
Je vais à Cuba »
« On va aussi à La Havane. Je vous tracte ? »
« Ce serait gentil ».
Il est passé à l’avant, et jeté le reste du filet que j’avais découpé.
« Je reviens ».
Les moteurs du zodiak ont grondés.
2 minutes après, il sont revenus.
Le mec a accroché un mousqueton à son câble, et à l’enrouleur.
Il est reparti vérifier qu’il était bien accroché à l’arrière du cargo.
Et plus rien.
Le Catalina a tourné doucement.
Il est revenu, a dit, « je rentre, on vous tire lentement, vous voulez pas venir dîner, ou déjeuner vu l’heure ?»
« On est trois, il y a ce qui faut, merci, on reste ».
De toute façon, les filles dormaient.
Le Saint Peter III a repris sa route, et nous derrière.
Plus de rouge, ni de vert, juste un câble qui fouettait l’eau.
J’ai remis le pull sur Cécilia.
Effectivement, Cassiopée avait repris la bonne place.
Je suis descendu dans la cabine, et j’ai remis la couverture sur Julia.
Pour un écrivain, passer son temps a couvrir de laine ses amantes, ça se posait la.
J’ai pris le walkman qui traînait par terre, j’ai remis MC5. A fond. Et je me suis couché sur le pont. On entendait par dessus les diesels du cargo.
J’ai repris le sextant : la polaire :
Bon dieu: on avait sacrément dérivé.

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