Cuba chap15

Bleu.
Par dessus la crasse, le soleil donnait du bleu.
J’ai bougé doucement, et j’ai laché l’épaule de Julia.
Elle a grogné, s’est retournée.
Je me suis levé, et j’ai remis mes fringues sales. Pas de peignoir à ma taille, pas de peignoir du tout d’ailleurs.
Je suis passé dans la cuisine, fouillé. J’ai trouvé une casserole, et de l’earl gray : jolie boite.
J’ai fouillé encore : des biscottes suédoises.
Dans le réfrigérateur, du beurre, et dessus, du miel.
L’eau bouillait.
J’ai fait des tartines.

Julia, elle ne mange rien le matin, sauf si je lui fait des tartines ou que je vais acheter un Bagel.
J’ai fouillé encore plus : un plateau. Et une théière. J’ai fait le thé.
Pas de Martha : de toute façon, à 15 heures, on serait parti. Pas de diego non plus:ils devaient prendre l’air.
J’ai tout installé sur le plateau, et je suis revenu dans la chambre.
Un baiser, un autre, ses yeux me sont tombé dessus comme un tsunami.
Je n’ai pas laissé tomber le plateau. Je l’ai posé, et je lui ai mis tous les coussins derrière. Dieu qu’elle était belle.
Je l’ai relevé, et lui ai mis le plateau sur le ventre.
Ses yeux me sont retombé dessus
J’ai pleuré
Elle a sourit
Elle a dit merci
Elle a bu son thé
Mangé ses tartines
Elle mangeait, je la dévorais
Je suis allé chercher un bol pour moi, et j’ai partagé le thé
Le bleu montait
Ma Julia, elle était vivante
Le soleil a fini par s’encadrer dans la fenètre
Je suis sorti de la chambre pour retrouver mes lunettes de soleil.
Je suis revenu
Elle était nue, sous la couverture ses seins son ventre son sexe me racontaient l’histoire du monde
Le bleu montait encore, et j’ai pleuré encore
« On se barre à 15 heures »
Elle a sourit
« Comme tu veux mon amour ».
« On attends Cécilia, et on dégage. »
« C’est qui ? Cecilia ? »
« Une ex, elle veut venir écrire »
« A cuba, mais vous êtes malades ? »
« Elle s’en fout, elle ira ou je vais 
Tu a lu Frankenstein ?»
« ??? »
« Je te ferais lire à Cuba »
« Mais cette fille ? »
« Ma femme c’est toi, t’occupe pas de mes anciennes, il faudrait des années. Tu es la, c’est le présent, je ne la lacherais pas, mais c’est toi que j’aime »
Elle a posé son bol, elle a levé ses yeux, m’a regardé. Ca disait tout ce que tu veux, c’était tellement délavé que ça ne pouvait pas être un mensonge. Elle s’est redressé, ses seins on bougés, à peine. J’ai repleuré.
Je suis reparti dans la cuisine.
Martha était en silence, sans le « dring », rentrée, avec diego. Sourire encore.
Onze heure. Encore Quatre a attendre.
Un autre sonnet
Un cookie
Un rail
Martha m’a pris la main
« Tu es un vieil homme. Et ce qui t’attend, c’est la mer »
Tout était dit, voila ce que j’allais faire à Cuba.

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