Cuba Chap7

C’a y est, c’est demain. J’ai convoqué Gallagher et Hendrix. Ca brule dans ma tête. Je reprendrais bien Chopin, mais mon bébé a toujours MC5 dans les Oreilles : pour ne pas mourir. Et moi,je n’ai qu’a invoquer : en plus ça ne me crame pas les oreilles, je mets le volume que je veux, c’est dedans.

C’est quoi ce plan : écouter sans cesse, à fond, des pré punk, pour ne pas mourir ?
J’ai jamais bien compris, mais quand Julia m’est tombé dans les bras, j’ai encore moins compris : j’ai pris.
Je n’y connais rien, mais, les fille comme Julia, on les prends vite dans ses bras.

Elle se levait. Dans son jeans. Rien en haut. Ses seins bougeaient comme la lune, doucement.
Je me suis bougé, et je lui ai passé un thee shirt.
J’ai eu le cadeau de ses yeux. De son sourire.

On n’a pas fait de bruit : Martha dormait.

J’ai mis une casserole au gaz, histoire de faire du thé.
J’ai fouillé:mes poches, le sac plastique.
Le frigo.

Martha devait être aussi au A.A. En tout cas rien à boire dans son réfrigérateur. Juste un mot, sur le même papier que Franck : « Never pick up a jug of alcool ». Encore une citation, inversée. Les citations, c’est bien, mais ça ne te remplit pas le ventre.
J’ai ouvert les volets, la fenêtre du salon, j’ai ouvert la porte, j’ai ouvert les yeux.
Martha n’était pas présente, et je ne voulais pas savoir si elle dormait, si elle était morte, ou juste au marché.

« On verra demain » : on y était, demain. Il y avait des œufs, posés en vrac. J’ai ré-ouvert le réfrigérateur. Rien , même pas une tranche de bacon. J’ai re-fermé violemment. C’était un frigo américain : j’ai laissé tomber la glace, et je me suis barbouillé avec.
Le thé était prêt, et Julia souriante, dans ses chaussures volés.
Je nous ai servi un bol chacun.
Je préfère le café, mais il y a des matins ou il faut faire des sacrifices.
Et là, Julia: a peut près rétabli, pas loin de Miami, du bateau.

La porte d’entrée à grincé.
Martha est entrée
Avec un gros sac, et un petit
Elle a sourit, dis bonjour, et s’est installé dans la cuisine.
Putain, elle me plaisait cette black : On ne couche pas avec sa mère, mais des fois….
Grand sac : une dinde.
Et petit. : du bourbon.
« Aide moi pour la dinde : plume, sinon, pas de bourbon. »
J’ai vérifié d’un œil que Julia s’en sortait, entre le thé et les escarpins.
J’ai plumé la dinde, et j’ai bien bu la moitié du bourbon.
Elle rigolait Martha.
« No problem, continue, j’en ai d’autre »
La dinde plumée, on l’a passé sur le gaz.
Et Puis dans un plat, au four.
« Aide moi pour les patates » et elle m’a donné un couteau.
Je déteste les objets mal fait. Un couteau, ça doit couper. Ce truc de la Nouvelle Orléans était une merde.
J’ai fouillé dans un tiroir, et j’ai trouvé de quoi aiguiser.
Quand la lame m’a rasé, je me suis mis à éplucher.
– Une dinde.
– 2O patates.
– Du tabasco ( j’avais vérifié).
Juste encore soif.

« J’en ai encore du Porto tu sais : juste là, sur le balcon. Mais pour ton bateau, et le reste, tu ne le feras pas dans cet état»

J’ai ouvert la porte du balcon, pendant que tout grillait doucement.

C’est trop sucré le Porto, j’ai quand même descendu la moitié d’une bouteille. Mais oui, Martha avait des réserves.

Je suis rentré, Martha est venue avec moi dans son salon. On s’est posé sur son canapé. J’ai regardé mon bébé.
On a parlé, en attendant.
La cuisson.
Et ma chérie.

Ca sentait fort, la dinde, après la veille, aux madeleines. Mais je salivais. Enfin faim ?
Franck m’avait apprit un mot : et là je venait de m’en servir.

J’y arriverai, à Cuba.

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