Maïeutique Flamande.

Non mais quel salaud, quel enfoiré !

Me refuser 50 patards au prétexte que je lui en dois déjà 100. En pesant, avec sa pouffe, alors que je regarde danser les ours, de l’or, de l’or de France !

Ça fait deux heures que je reste les sabots aux pieds, pour ça !

Erasme me l’avait bien dit que ça ne servait à rien de revenir, on ne peut pas tourner la broche avec lui, c’est ronger toujours le même os.

Ce cupide, il regarde les galettes pousser sur son toit, et chez moi, les porcs errent dans le blé. Je ne jette pas l’argent dans l’eau pourtant !

Si la confrérie m’avait payé Sainte-Anne, encore. C’était jeter des roses aux cochons ce triptyque , et à Louvain, ils ont la peau épaisse derrière les oreilles, résultat je reste planté à regarder la cigogne et c’est comme si j’avais jeté les plumes au vent. Pourtant je ne pisse pas à la lune. Mais les moines, ils chient sur le monde, ma Sainte-Anne, elle est si belle, que vraiment, ils se frottent le derrière contre la porte.

En tout cas, cet avaricieux, je le tiens par le nez, alors je l’aurai : pas question de baiser l’anneau, j’ai peut-être un trou dans mon toit, mais lui, son pot de chambre, je vais le mettre dehors. Dehors !

C’est marqué à la craie.

Quinten Metsijs, Le prêteur et sa femme.

Si soucis de lecture, se référer à Brueghel Les Proverbes flamands
Si soucis de lecture encore, alors : Les proverbes flamands, ou, pour les communistes : Les proverbes flamands

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