Avis de déssé

Ce matin, au courrier :

«Monsieur, je suis l’offensé, j’ai le choix des armes, je choisis l’orthographe. Donc, vous êtes mort «  . Léon-P. Fargue.

Je me suis relu. Effectivement, mon œil aussi est écorché, mais seulement en relisant (ce n’est que rarement assez le jour même).
J’opère alors quelques corrections, des « s » , des « t », en plus ou en moins, des accents, des bricoles, ( je dirais bien coquilles, mais le lecteur penserait que c’est un typographe qui recopie en rêvant négligemment à sa pause prandiale). De toute façon, comme sur ce blog, rares sont les relectures.

« Avec cinq siècles de retard. Pardonnez-moi, Prince, si je suis foutrement moyenâgeux. ». Orthographiquement parlant, c’est sûr.

L’avantage est de me renseigner sur mes fluctuations d’humeur et le niveau de mes confuses divagations, semaines après semaines.

«Frères humains, qui après nous lisez,
N’ayez les cueurs contre nous endurciz ».

2 Commentaires sur “Avis de déssé

  1. « Va, tu es pardonné » (Goethe, Egmont)

  2. Villon revisité : l’art de la chute.
    Sur Fbk j’aurais « liké ».

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