Maïeutique poésie I

– Guillaume !
Je tâche de vous corriger.
C’est un peu dur, le dernier qui a parlé de vous , c’était dans 50 ans, et sous acide alors …
– Oui monsieur.
– Je vous relis là :
« Si je mourais là-bas sur le front de l’armée,
Tu pleurerais un jour, ô Lou, ma bien-aimée.
Et puis mon souvenir s’éteindrait comme meurt
Un obus éclatant sur le front de l’armée,
Un bel obus semblable aux mimosas en fleur. »
En trois lignes, quatre , deux fois « front de l’armée », vous êtes obsédé ?
– Sur le front de l’armée, j’y suis monsieur, j’y suis.
– … Ce Lou, c’est qui ?

Et puis jeune homme, ça : »Je rougirais le bout de tes jolis seins roses, » et bien ça ne se dit pas.

(Guillaume Apollinaire, Poèmes à Lou)

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