Monthly Archives: juin 2016

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Blues

Le blues, on commence par un mal à l’âme et envie de pleurer
Après on peut parfois bouger
C’est dur de ne pas bouger si on veut vivre
Ou même juste pisser

On crée
C’est dur
On s’écoute
C’est dur
Après on travaille
C’est dur
On s’écoute
C’est dur
Après on travaille encore
C’est dur
On écoute ou on regarde
C’est dur
Après on travaille encore
Après on regarde ou on s’écoute ou on regarde encore
C’est dur
Des centaines de fois
Des centaines de fois, c’est dur

Création

Et puis on pleure encore

Et c’est fini : on fini (ou pas) par se coucher
Avec le blues
De toute façon demain sera identique

Et on ne sait plus quoi écouter ou regarder
Avec plus de 25 000 morceaux, ça fait de la peine
Et choses à regarder, jr n’ose même pas proposer un chiffre (disons : tout : à 300 000 km/secondes ( c’est quoi les 300 000 km/secondes ? C’est quoi les kilomètres, et les secondes ? Ok, ok je sais d’où ça vient. Même plus, je peux vous le raconter, en détail même. Mais c’est QUOI ?)

Je ne parlerais même pas du reste.

Tiens

– Un casque de chantier
– Un gilet fluo,
– Un faux papier de la mairie
– Du scotch.

Pourquoi ne pas aller bomber un passage piéton, juste devant chez moi
En rouge?
Peut-être que ces enfoirés d’automobiliste, à 80km/h dans ma rue, en ville seront moins impertinents ?

De toute façon, avec le blues, on pleure après aussi

Ou alors on se défonce

Avec n’importe quoi

J’ai jamais pleuré quand je dors

Blues libre

A jouer, il y a pas plus de 10 notes, presque aucun effet, et il ne chante pas.
(John Lee Hooker, Alone, the first concert, « Jesse James » )

« I have a friend one time… « etc.

J’ai une fille chez moi.
Maroc, 20 ans.
Du fer sur chaque dent.
Pas genre il pleut dehors, tu serais mieux dans ma cuisine,
Mais quand même.
Toujours,
Je veux savoir,
Si Tahar à raison,
C’est une fille de Tanger non ?
Elle a des étoiles,
Sur chaque seins ?
Alors un soir,
J’ai parlé des étoiles
J’ai dis :
Tu veux les voir ?
Les étoiles ? : toutes arabes.
Deneb, Alkaïd
Denebokab, Alfirk
Deneb Algedi
Ataïr, Bref,
Al, ce que tu veux,
Et Deb, ce que tu peux.
Elle a dit oui.
J’ai dit de ma cuisine,
Ou de ma chambre ?
Elle a dit :
De ta chambre.
Des seins, elle en a pas,
Mais ils sont beaux,
Dans ma chambre,
La fenêtre.
J’ai montré les étoiles,
Elle a regardé.
Le ciel.
Elle a regardé.
Moi.
Elle m’a frôlé.
Elle s’est couché,
Sur mon lit.
Elle a fermé les yeux.
Alors je me suis posé contre.
Et j’ai touché ses étoiles,
Sur chaque sein.
Je suis une fille, je suis sensible.
Elle a dit .
Et puis : je ne peux pas,
Elle a dit.
Pas quoi ?
Elle est parti.
Tu ne dors pas ?
Elle a dit.
Je ne dormirai plus.
Elle a une étoile sur chaque sein.

Merci Tahar, pour m’avoir montré ses étoiles
(Les amandiers sont morts de leurs blessures )

Maïeutique grêle

– Mais c’est quoi ces bouts de glace qui tombent du ciel ?
– des grêlons, de la glace.
– Enfin, j’ai pas fini mon cocktail ! Alors la glace.
Et ce bruit, ça me fait peur.
– Le ciel se fout de ton cocktail. De ta peur aussi d’ailleurs.
Et le bruit, c’est son monde.
Tu veux un cours ?
– Laisse tomber, on le boira au chaud, tiède.

Fête de la musique

A gauche, dans le jardin, des oiseaux chantent encore, et il recommenceront, même avant le matin
A droite, dans ma rue, passent déjà des dizaines de jeunes, ivres qui font ce qui les amuse.

Fête de la musique …

Allez : j’envoie : des Allmans brothers, à Zappa. Avec mes bien 25 000 autres choix (y compris des chant d’oiseaux, ou des enregistrements de farfelus ivres.)

Ma dernière belle fête de la musique, elle a plus de 25ans. Musique partout. 20 shooter à la Djian : Téquila/Schweppes ( 37,5° c’était la mode.)
Et une belle nuit d’amour.
Pour se faire réveiller par un connard qui appelle juste pour hurler que sa fille est un pute ?
Sa fille ? Une pute ?
J’ai de la peine : ce soir, ce sera sera seul.
Peut être du Rossini ou dieu sait : en ce moment les requiem, là, j’ai ma dose.

Maïeutique figure de style

– Alors, cette nouvelle, tu as terminé ?
– Non.
Il y a des choses que je veux dire, mais je n’ose pas l’écrire.
– C’est trop… ?
– Oui, trop.
– Commence par lire les autres. Pas mal ne se sont pas gênés, et on les vénère.
Sinon tu fais une figure de style.
-…
– Une figure de style!
Synecdoque ? Bof.
Antonomase ? Non.
Métonymie ! Voila.
Au lieu de raconter ton histoire, tu dis juste « je l’ai prise toute la nuit ». On comprendra.
Et si tu as encore vraiment peur, rajoute « par la main », mais alors ça n’aura plus vraiment le même sens.

Maïeutique silicone

– T’as vu ses nichons ?
– Oui,
– Ben j’ai touché moi, et…
C’est pas au goût de tout le monde mais quand même.
– Ya qu’a trouver un truc a leur injecter, je sais pas moi, du saindoux ?
– Du saindoux ! Et pourquoi pas de la margarine non plus, on frotterais nos tartines dessus les matins.
Cherche un peu bon sang !
C’est toi l’ingénieur : tu bricoles bien avec du sable et du carbone.
Cherche un peu, elles seront contente et nous aussi.

Que vivent les fleurs

Sale journée.

Hier, je voulais me consoler de la perte de Jim Harisson.
Ce matin, il restait sur ma table les 3/4 de la bouteille de bourbon. Certes, ça fait des économies, mais pour parler avec Jim, il aurai fallut que, comme il y a quelques années, j’en avale au moins 5 fois plus, avant d’espérer caresser la poésie.

Toute la journée, j’ai pleuré Jean Carmé. Comme ça. A peine 5 verres de Sauvignon. Juste de quoi pleurer un peu plus, quoi.

Hemingway ok, je fais les meilleurs mojitos de France ( enfin, d’ Auvergne, ou disons de chez moi).
J’en fait même de parfait en pleine nature, devant un barbecue, avant de repartir escalader à nouveau des falaises verticales.

Essayez de faire de vrais mojitos en pique-nique.
Feuilles de menthe fraîche, sucres de canne, citron vert frais, pilon ( pas piler trop longtemps sinon la mente devient amère ) rhum agricole, eau gazeuse.
Et glace pilée. ( en aout, sous un soleil de plomb, à bien 35 degrés )
Le tout vers 13 heures alors qu’on est parti pour escalader 5 heures avant.
En plus des cordes, des baudriers, du casque, des mousquetons et des chaussons, il y en a, dans votre sac à dos, des verres, des bouteilles, des citrons verts, du sucre, et des thermos…

Ben non.

Même pas moyen de m’en faire tranquillement plus de 5, de mojitos, « Le vieil homme et la mer » ouvert devant moi, une très vieille édition nrf, alors que je suis confortablement installé dans un fauteuil ergonomique et que j’ai tout sous la main, ou dans des appareils étudiés pour.

Et tout ça pour ne pas être capable d’écrire, juste proprement.

Demains je bois de l’hypocras, et j’irai tripoter des tétons de putes, je monterais sur une table et j’improviserais des octosyllabes, ou des décasyllabes, ou je ferais l’âne avec des alexandrins avec rime à l’hémistiche. Je ne pense pas que je serais Villon, mais j’aurais essayé. Ou alors, j’irai bomber en blanc dans les rues des passage piétons, là ou j’ai envie de traverser sans me faire klaxonner.

En désespoir de cause, j’aurai bien tenté de tout abandonner avec du Southern comfort, en écoutant Janis Joplin, mais dans mon bled, personne n’en vend plus, du Southern.

J’ai tout laissé tombé.

Je suis allé regarder les fleurs chez Ricercare, le blog clodoweb. Elles sont belles ses fleurs. Toutes.

J’ai tâché de soigner les quelques unes qui acceptent de ne pas mourir tout de suite chez moi.

Et je suis allé acheter une orchidée.
On verra bien.

ps : les mojitos, je viens de m’en faire un, et il est bon. Mais comme c’est déjà demain, il n’en restera toujours que 5, hier. Enfin, bonsoir Ernest.

A Good Day to Die

Dernier hommage à Jim.
jack daniels
Une petite heure me suffirait, mais ça fait 30 ans que je le lis , alors ? Peut être que je vais plutôt faire petit à petit.

Mais la tristesse, faut il l’évacuer d’un coup, ou la laisser traîner ?

De toute façon, avec 15 mojitos parce que j’ai pleuré Emingway, ce n’est plus très important.

Le vieil homme est amer parce ce que c’est un bon jour pour mourir.

Lalla

La nosra vita ci richiama
vita intrisa di morte. Con fatica
è la ruota del tempo che s’ingrana

La traduction de chez « Orphée la différence » est nulle : invitez un italienne.

Do as I say, not as I do (St Matthieu, l’original doit être en grec) : Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

Nouvelle du jour :

Mark Zuckerberg , patron de Facebook est assez con pour utiliser « dadada » comme mot de passe.

Il s’est, évidemment, fait pirater.

Sauf :
Qu’avant, il a fait rédiger des dizaines de pages, destinés aux utilisateurs de Facebook, pour leur expliquer comment et pourquoi avoir un mot de passe difficile à trouver.

Pour ne pas se faire pirater.

Pourquoi il fallait en changer régulièrement, et pourquoi, enfin selon les sites : FB, gmail, votre banque, etc. il était plus intelligent et sûr d’en avoir plusieurs différents, histoire que si un pirate trouve votre mot de passe Facebook, il n’ait pas immédiatement accès à tout vos autres comptes.

Pour ne pas se faire pirater.

Et il a mis sur Facebook des dizaines de pages et de liens pour aider (?) les utilisateurs à récupérer la situation.

S’ils se sont fait pirater.

« dadada » : tatata! oui.

Clef two-factor authentication