Monthly Archives: mai 2014

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30 mai

200ème anniversaire de la naissance de Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine.

Ça se fête, mais pas au bistrot, il voulait les fermer avec les églises.

A part ce détail, j’opine quand je le lis. Et j’aime bien son style, qui me fait penser à celui de Jules Verne ( ??? ). D’ailleurs, j’y retourne, j’ai donné ou perdu l’édition papier de « Dieu et l’État », mais il me reste la version numérique. Les œuvres tombées dans le domaine public le mériteraient parfois, ce public.

ERRATUM

« Les lecteurs auront rectifié d’eux-mêmes » mais :

Dans le billet « 20 mai », il fallait lire « où » au lieu de « ou ».

Dans le billet « 23 mai », il fallait lire « poussoirs » au lieu de « poussoir ».

Dans le billet « 20 mai », il fallait lire « ait » au lieu de « ai ».¹

D’une façon plus générale, il va de soit que les coquilles sont du seul fait de l’imprimeur, et que le lecteur est invité, chaque fois que nécessaire, à lire ce qui doit-être plutôt que ce qui est.


1. Dans les billets précédents, il y a prescription, et si d’aventure, une correction doit-être apportée à celui-ci, elle fera l’objet d’un prochain erratum.

28 mai

276ème anniversaire de la naissance de Joseph Ignace Guillotin.

Je n’ai aucune envie de fêter ce pisse-froid de la géhenne.

Il y a bien des façons de périr par la loi, toutes réjouissantes pour le peuple spectateur. Personnellement, mes préférées sont l’écorchement et le sciage. Les autres sont bien aussi, mais les fâcheux trouvent toujours un moyen d’en raccourcir la durée. A quoi bon ébouillanter ou faire écraser la tête d’un coupable, s’il n’est pas plongé dans l’huile encore froide, ou si l’éléphant manque de retenue ?

L’article VI du projet de décret de Guillotin est affligeant : « Dans tous les cas où la loi prononcera la peine de mort contre un accusé, le supplice sera le même, quelle que soit la nature du délit dont il se sera rendu coupable. Le criminel sera décapité; il le sera par l’effet d’un simple mécanisme. ».

Plus ne serait-ce qu’une once de poésie. Plus de surprises, plus moyen de deviner le crime par l’exécution de sa sentence, plus de ratés s’éternisant. Les emprisonnés eux-mêmes, au lieu d’apparaître terrorisés, travaillent leurs derniers effets. Témoin ces condamnées qui s’exerçaient dans les prisons, sur des chaises empilées, à la montée de l’échafaud parfaite, sans montrer ses jambes.

Quant à dire que trancher est un synonyme de juger, c’est pour le moins fallacieux.
Il n’est pas étonnant que tant de monotonie ait fini par lasser, au point même, d’en arriver à supprimer définitivement les exécutions chez nous, alors qu’elles continuent de ravir les foules la ou elles ont gardé leur coté ludique.

L’an prochain, il se peut cependant que je fête ce génie inventif, méthodique et travailleur, pour son apport considérable à la bonne santé des députés qui sans lui, n’auraient ni latrines, ni climatisation, le tout pour un budget fort serré.

27 mai

Qu’est ce que j’apprends en feuilletant Wikipédia ?

C’est le 74ème anniversaire du massacre du Paradis.

Si j’en crois l’éminent Docteur LightFoot, vice-chancelier de l’université de Cambridge (source Bertrand Russel, Science et religion), la date de la création du monde étant 4004 av J.-C., le paradis n’aurait donc duré que 5944 ans, et encore ( puisque le monde à été créé en octobre, même source).

C’est un peu court pour l’éternité. Et ou vont les croyants depuis 74 ans ?

26 mai

C’est bien gentil de fêter des anniversaires. Ça part d’un bon sentiment. Mais ça peut être bien injuste.
Prenez Rutebeuf, par exemple, on sait de façon incertaine qu’il a du naître vers 1230, et de façon plus certaine qu’il est mort après. Alors, le jour…
Donc, pour lui et nombre d’autres, si on veut fêter, il faut improviser.
J’improvise donc et décrète le

784ème anniversaire de la naissance de Rutebeuf.

Petit, j’ai trouvé bien malheureux de perdre ses amis à cause du vent. En lisant plus tard toute la complainte, j’ai relativisé la validité des explications des doctes professeurs de collège. Et c’est en fouinant que seul j’ai trouvé quelques délices dans les fabliaux. « Le pet du vilain » en est un que je ne répugne pas à utiliser pour expliquer le sens du monde, avant de sombrer avec délice dans la scatologie.

Et puis, il faut être honnête, le vieux français à deux immenses avantages.
– On peut sans rougir écrire « fere », « argens » ou « enporter ».
– L’abondance de notes autorise, suscite même toutes les évasions, et d’écrits en écrits, on voyage plus qu’avec Havas.

24 mai

328ème anniversaire de la naissance de Daniel Gabriel Fahrenheit.

Allemand, c’est sûr, scientifique, faut voir.
Que, pour définir une échelle, surtout de température, on ai besoin de références, je le conçois.
Mais de là à prendre la température la plus basse de sa ville natale, comme bas, la température du sang de cheval, comme haut, et de subdiviser l’intervalle en 12, puis en 8…
Je conçois plus facilement que ces pervers d’Américains s’en soient entiché, sauf pour le Jack Daniel’s old n°7, qui titre 40° partout dans le monde, commerce international oblige. De toute façon, passé une bouteille, personne n’a vraiment froid à Dantzig, et le sang d’un cheval bout.

Optimisme du consommateur

Google ne doute de rien.
Même au milieu de l’Antarctique, il propose d’explorer les environs, histoire de se choisir un petit restau sympa pour le déjeuner.
Restaus a concordia

Merci qui ?

23 mai

80ème Anniversaire de la naissance de Robert Moog.

En 1938, Albert Hofmann synthétisait le LSD, substance longtemps perçue comme totalement inutile sauf dans la cas ou l’on souhaitait se faire peur en vélo, et encore.
Quelques 30 ans après, Moog, bricoleur dans l’âme, passait ses journées à assembler des dizaines de boutons, poussoir, interrupteurs, molettes et autres glissières, sur de jolies planches marquetées et gravées de symboles ésotériques. Le tout, atavisme professionnel oblige, relié à un clavier.
En l’état, l’objet était, lui aussi, complètement inutile.
Le génie de son inventeur réside dans l’idée d’avoir sournoisement mis son invention dans les mains des expérimentateurs tâtonnants de la substance d’Hofmann, avides d’accroître son champ d’utilisation à des activités autres que cyclistes.

Le résultat de cette union, on le sait, fut magistral.

Ces mots grecs auquels on a échappé 7

Adénogène : adj.

Qui fout les boules.

« Toutes ces féminazies sont adénogènes. » ( Rush Hudson Limbaugh III )

Les conseils bricolage de la bible.

 » Si tu bâtis une maison neuve, tu feras une balustrade autour de ton toit, afin de ne pas mettre du sang sur ta maison, dans le cas où il en tomberait quelqu’un. »

Deutéronome 22.8

22 mai

Ayant dignement fêté hier mon anniversaire, je suis inapte à affronter aujourd’hui, ou trop de monde réclame hommage.

A peine né, ne faut-il pas déjà que je rende hommage à une foule à laquelle je suis redevable.

Redevable à tant d‘illustres nés ce jour, je ne sais commencer.

Rarement confronté à une telle profusion d’illustres natifs du jour, et fêter mon anniversaire hier ayant donné profusion d’actes cette fois,  illustres, m’ayant rendu inapte

C’est parfait, ça tourne en rond. A demain.

21 mai

53ème Anniversaire de la naissance de moi.

Attristé, atterré même de mon absence dans la page du jour de Wikipédia, je me suis rassuré en constatant que bien des présents n’avaient pas plus de raisons d’y figurer que moi non.
Enfin, plus que mon encyclopédique absence, ce qui m’atterre vraiment est de constater que je partage ce penchant hélas trop humain, pour l’imbécillité. Pourquoi sentir poindre un frisson de fierté à l’idée de partager cette date de naissance avec Platon, Dante ou encore Dürer et Verhaeren ? Et pourquoi m’attrister du même partage avec Briana Banks ?

20 mai

70ème anniversaire des naissances d’Armande Altaï et Joe Cocker.

Je pardonne presque à la première d’avoir frayé avec l’engeance télévisuelle que d’autres qualifient au mieux de médiocre. Je suis aidé en cela par sa prestation avec Higelin, en 1982, dans « Jacques, Joseph, Victor Dort », spectacle simplement inoubliable/époustouflant ou j’ai, en prime, appris que les stades de foot se prêtaient mieux aux hurlements qu’à la musique, fut-elle rock, et que les femmes pouvaient vous battre très froid pour des raisons connues d’elle seules.
Je remercie le second de m’avoir fait aimé un peu les Beatles, grâce à sa reprise déchirée de « With a little help from my friends ». Parfois, j’en veux à mon cerveau de n’avoir que « mièvre » à disposition pour qualifier les émotions dont la finesse me dépasse.

Et bon anniversaire aussi à Jacques Salomé, qui hoche la tête avec une moue désespérée chaque fois qu’il s’égare sur ce blog.

19 mai

Journée de la maladie mentale.

144ème anniversaire de la naissance d’Albert Hamilton Fish.

Convaincu de voyeurisme, sadisme, masochisme, fétichisme, flagellation active, bestialité, prostitution, auto-castration, pédophilie, ondinisme, coprophilie et cannibalisme, pratiques auxquelles je ne trouve finalement que peu à redire, il fut jugé suffisamment saint d’esprit pour passer à la chaise électrique.
L’américain est hypocrite, et son désir de meurtre légal le pousse à l’incohérence. Le non-américain aussi.
Qu’a-t-il donc été reproché à Fish qui ne soit pas amplement partagé au point de mériter le qualificatif de « normal »?

– Regarder quelqu’un se faire électrocuter ou guillotiner, passe-temps longtemps en vogue, n’est-ce pas à succomber en un seul coup à des pulsions sadiques et bestiales sur un fond de voyeurisme ?
– La flagellation n’est-elle pas vivement recommandée par les puritains (et les autres), outre-atlantique, outre-manche et sur le vieux continent ?
– 95 % de la population mondiale n’est elle pas masochiste, à courir derrière l’argent qui ne lui est de toute évidence pas destiné et les 5 % restant, fétichistes de ce même argent qui n’est plus qu’un objet de jouissance ?
– Le statut de la pédophilie n’est-il pas encore ambigu et fluctuant ? Combien d’ « Eloge des femmes mûres », au regard de l’abondance de recettes pour être aimé parce qu’on semble à peine pubère et combien de poupées japonaises pour une Maude ?
Sa pratique, longtemps considérée comme une référence incontournable nécessaire à la paix des nations dans l’aristocratie de pouvoir n’est fustigée que depuis peu, pas forcément pour longtemps, et en général surtout si elle est le fait de nègres d’hommes de couleur d’hommes d’une certaine couleur, ou à la rigueur, d’une autre certaine couleur ou de belges, d’européens frontaliers au nord de chez nous, alors même qu’elle reste largement tolérée, voire bien vue chez les intellectuels, écrivains, philosophes ou hommes politiques, entre-autre pour ce qu’elle montre une certaine éducation, et que c’est une discrète référence à l’Hellène antique.
– Ondinisme et coprophilie sont à priori du strict domaine de la sphère privée. Mais quand ils en sortent, ce n’est plus de l’approbation, mais un plébiscite: voyez l’homme devant Kronenbourg ou Mc Donald.
– Quant au cannibalisme, c’est un choix alimentaire largement partagé dans le monde du vivant, simplement haussé au niveau de la gastronomie chez l’homme.
D’ailleurs, s’il fallait reprocher quelque chose à cet Albert, ce serait de cuisiner le rôti de fesses sans vin blanc.

Je pourrais fêter Hô Chi Minh, et Pol Pot en prime, ce jour, histoire de conférer un caractère tout relatif aux actes de notre tueur en série, et ainsi tenter d’apaiser les non-convaincus de sa normalité, mais de tout façon, il n’est pire sourd etc., et cette chronique elle-même suffit vraisemblablement pour beaucoup à justifier son exergue.

Réfléchissez tout de même avant de la « conchier ».

18 mai

142ème anniversaire de la naissance de Bertrand Russel.

Seul des années d’entraînement et un esprit prédisposé me permettent aujourd’hui de rire sans que cela soit jaune à la lecture de « Science et religion ». J’ai tiré de ce livre une maxime personnelle : « Le génie de l’homme tient en son extraordinaire capacité à justifier sa stupidité », ainsi qu’un certain amour des sorcières.

17 mai

1er anniversaire de la loi ouvrant le mariage aux couples homosexuels.

Toujours pas de naissances.

17 mai

Pour le 17, on verra le 18.
J’avais besoin de tout mon temps pour fêter le

70ème anniversaire de Danny Trejo, hier.

J’ai donc regardé « Machete Kill », et dans la foulée, revu « Machete ».

Sur des monceaux de cadavres noyés dans des tonneaux de sang, des flots de perles.
Une au hasard, très jolie : « Eh ! On n’est pas dans un Tarantino, les mecs ! »
Le 21 juin, il n’y aura vraisemblablement pas non plus de chronique des anniversaires, si je passe la journée à regarder le reste du cinéma de Robert Rodriguez, né la veille, il y a 46 ans. Avec au programme « El Mariachi », « Desperado », « Une nuit en enfer » et autres « Sin city », il est même tout aussi probable que la chronique du 22 passe à la trappe.

16 mai

Éloge de la tangente.

116ème anniversaire de la naissance de Tamara de Lempicka.

Peu sensible à son art, je ne vais rien fêter avec elle, mais doucement prendre la tangente. Cette belle, frayant avec des drôles décadents et fascisants , finira baronne. Mais elle a été élève de Maurice Denis. Denis, Nabi, est donc postimpressionniste, et pair de René Schützenberger. Artiste au nom imprononçable sans entraînement, je lui dois ma première raison de réjouissances ce jour, son tableau « La coiffure », for bien placé dans le Panthéon des « Tableaux que j’aurais aimé peindre ».

La première tangente, « cherchez le maître », fructueuse, je réitère. Me voilà donc avec Jean-Paul Laurens, et surprise (enfin…), « Les derniers moments de Maximilien » me propulse tout droit dans le « Dictionnaire superflu à l’usage de l’élite et des bien nantis ».

C’est donc avec Desproges que je finirai ma journée.

15 mai

91ème anniversaire de la naissance de Richard Avedon.
84ème anniversaire de la naissance de Jasper Johns.

Je suis redevable à ces deux ouvreurs d’yeux. Merci au premier de m’avoir permis de ressentir la photographie. Merci au second de m’avoir ôté le sentiment de ridicule qui m’assaillait lorsque je gribouillais frénétiquement les chiffres de 0 à 9 un peu partout mais généralement sur des nappes.

Quant à Michel Audiard, il nous a quitté depuis si longtemps qu’il ne se formalisera pas si j’attends 6 ans pour fêter dignement son 100ème anniversaire.

Apophtegme du geek cynique

« Ôte-toi de mon écran. »

14 mai

Bien que ce soir le jour de la carpe, dans le calendrier républicain, je ne peux m’empêcher de bavarder, et vous invite à fêter avec moi le

30ème anniversaire de Mark Zuckerberg.

Ce jeune homme semble avoir un objectif prioritaire dans la vie, posséder le même nombre de milliards que de bougies sur son gâteau d’anniversaire. Je lui souhaite de devenir centenaire, histoire de faire un compte rond, bien que, finalement, cela ne rajoutera qu’un 0.

Workshop of potential literature.

A la recherche d’exemples de mouvements de gymnastique sur « youtube », je suis tombé (de haut) sur une vidéo à l’usage des jeunes gens décidés à singer le fleuron mondial de la viande rouge ballonnée.
Curieux, j’ai visionné. Le propos est oulipien très certainement, puisque à « graisse », le locuteur traduisait invariablement « fat », et à « tablette de chocolat », « six-pack ».

Ceci dit, je n’ai pas pu déterminer la règle de substitution.
Question: doit on, au lieu d' »obèse », dire « infatué » ?

13 mai

Encore un exemple, s’il était nécessaire, de l’abjecte impartialité de Wikipédia.

Ce jour, on peut fêter le

71ème anniversaire d’Anne Pingeot.

Avoir sa place dans l’encyclopédie libre pour avoir couché avec un président de la république, je ne conteste pas. Mais dans ce cas, pourquoi le 6 novembre, ne peut-on même pas fêter l’anniversaire de Jeffri Bolkia, qui lui, est prince, et possède un harem de 40 consœurs de ladite Pingeot ?

Ah l’amour…

Ma seule amour…

Ma seule amour, ma joye et ma maistresse,
Puisqu’il me fault loing de vous demorer,
Je n’ay plus riens, à me reconforter,
Qu’un souvenir pour retenir lyesse.

En allegant, par Espoir, ma destresse,
Me couvendra le temps ainsi passer,
Ma seule amour, ma joye et ma maistresse,
Puisqu’il me fault loing de vous demorer.

Car mon las cueur, bien garny de tristesse,
S’en est voulu avecques vous aler,
Ne je ne puis jamais le recouvrer,
Jusques verray vostre belle jeunesse,
Ma seule amour, ma joye et ma maistresse.

Charles d’Orléans.

12 mai

Décidément, je suis (un peu) malhonnête.

Je n’ai pas raté l’heure de la chronique hier. Autant une chronique à une heure précise est nécessaire aux grands, Vialatte au hasard, autant les plaisantins gribouillent sans respect des cycles.

Simplement, il y avait trop de monde chez les nés, et trop de monde chez les morts.

Pensez. Labrouste, King Oliver, Dali, (je saute René Bousquet ), Tazieff, Feynman, Ferreri, Carla Bley, Eric Burdon, Plume Latraverse, Ringo, Renaud, Cottençon ( je saute Hortefeux ) et Laetitia Casta pour finir avec les yeux, chez les nés. Et chez les morts Vidocq, Juliette Drouet, Becquerel, Juan Gris, Alvar Aalto, Bob Marley, Douglas Adam (Dites 42) et Noël Redding pour finir avec les mains.

Bref. J’ai baissé les bras.

Et j’ai juste envoyé un SMS à la seule Estelle que je connaisse, pour lui souhaiter sa fête à elle, même pas en vrai.

Aujourd’hui aussi, je crois que je vais flemmarder, quitte à trouver une excuse bidon demain.

11 mai

Cette chronique soit disant interrompue hier par la fatigue, l’a été pour une tout autre raison.
J’ai fêté seul et devant mon écran le

76ème anniversaire de la naissance de Marina Vlady.

Seule actrice avec Annie Duperey, dont je sois amoureux, au motif que je leur ai à toute les deux sauvé la vie, en rêve, d’une horde de lions dans un ascenseur pour la première, et d’une chute dans des chutes pour la deuxième.

J’ai donc revu « La sorcière » et replongé, ravi.
Avec les mêmes interrogations de mon adolescence.
Pourquoi, en noir et blanc, la peau de mon fantasme est exactement de la même teinte que sa robe ?
Pourquoi ledit fantasme ne change jamais de robe ?
Pourquoi quand il( le fantasme)/elle(Ina/marina) se baigne nu/nue, il faut que ce soit la nuit, et de loin, alors que la technique du gros plan surexposé est par ailleurs parfaitement maîtrisé par le cinéaste ?
Quel est ce don inouï qui permet à ma sorcière de rester belle en faisant de la magie, alors que « ma sorcière bien-aimée » est obligée de s’enlaidir de grimaces ?
Pourquoi le seul objet de violent désir de cette va-nu-pieds est une paire de talon-aiguille ?
Les techniques de drague présentées dans le film, apparemment très efficace, sont elles « up to date » ?
Pourquoi Ina/Marina sauve-t-elle de gentilles biches d’une mort certaine, pour ensuite voler des saucisses ?
Est-ce Botticelli qui a vu le film le premier, pour peindre ensuite sa « naissance de Vénus » ?
Et les échanges, naguère limpides et criant de vérité sont ils défendables aujourd’hui ?
« – La patronne, quel genre ?
– Une femme. »
« – Cette gosse la, c’est à moi qu’elle appartient. »
« – moi aussi, penser !
– Et ben y manquait plus que ça… »
J’ai tout de même noté que la parité n’était peut-être pas respectée, mais à l’envers puisque pour un amant, il y a deux amoureuse.

Perdu dans ces considérations, j’ai forcément raté l’heure de la chronique d’aujourd’hui.
A demain donc.

10 mai

81ème anniversaire d’un très bel autodafé nazi, à Berlin

Je me pose deux questions.
Pourquoi faire un feu de 25 000 livres ? En mai, à Berlin, il fait chaud.
Et comment faire un autodafé de blog ?

Sinon, en pérégrinant, sans désir profond de fêter ni mathématicien, ni physicien, ni militaire, ni acteur, ni musicien, sculpteur ou autre artiste, je suis tombé sur le

44ème anniversaire de la naissance de Pepín Liria .

En plus d’avoir un joli nom, ce matador n’est pas encore mort, et encore moins mort dans l’arène.
Curieux, je suis allé consulter sa biographie. Je n’ai rien noté de bien particulier mais j’ai appris, de fil en aiguille ( disons plutôt d’hyperlien en hyperlien ), bien des choses sur la tauromachie en particulier et l’Espagnol en général.

Donc, l’Espagnol corridophile est
Original :
Le torero El Gallo à inventée une passe nommée kirikiki.
Imprécis :
Un jeune taureau âgé de deux à trois ans est appelé novillo, et à pour synonyme un utrero, qui lui, est un jeune taureau âgé de trois à quatre ans.
Râleur :
Une bronca est une engueulade du public, lors d’une corrida. Elle peut s’adresser au matador, aux peones, au taureau, à l’éleveur, au président ou encore aux organisateurs. Je me demande pourquoi ils ne protestent pas aussi contre le public, le gouvernement, les étrangers, le coût de la vie, les forfaits Bouygues, et j’en passe.
Saignant :
La passe appelée véronique, sûrement parce qu’elle s’exécute sur une Véronique, amène inéluctablement, si c’est correctement, a une demi-véronique, et donc vraisemblablement une demi-Véronique.
Libidineux, pire, malhonnête, ou pis encore en total contre emploi :
Un coup d’épée miteux, qu’on torero tâche de cacher au public, sûrement pour éviter une bronca, se nomme metisaca, mot à mot « met et retire ». Personnellement, je ne joue pas à ça dans une arène, sous les yeux d’un public venir applaudir la mort, alors qu’il serait plutôt question de donner la vie.
Prévoyant :
En plus des six taureaux destiné à la boucherie, l’Espagnol, comme au foot, à des réservistes, les sobreros.

Épuisé par cette tentative de taxinomie, je fêterais aujourd’hui demain.

9 mai

Décidément, le principe des contributeurs libres teinte l’objectivité de Wikipédia.

Après le plaisantin Québéquois (vérification faite, c’est un sympathique Breton ), squattant par dizaines les dates de naissance, alors que ses compatriotes ne représentent au mieux que 0,12 % de la population mondiale, c’est au tour d’un (boutonneux?) de rajouter finement, dans le paragraphe de présentation du jour, qui se termine rituellement par le nom du jour dans le calendrier républicain français, « c’est aussi l ‘anniversaire de Caroline Costa ».

Cependant, le temps de réaction de Wikipédia, pour corriger les contributions saugrenues et déplacées, compense. En effet, publiée à 12h31 par 109.210.123.120, ladite incongruité a disparue, tel Trotsky pendant les discours de Lénine, à 13h13 grâce à la vigilance de 83.206.120.18, soit une durée de vie de 42 minutes.
N’empêche, si dans mon Littré apparaissait régulièrement des définitions temporaires, valable ¾ d’heure, je serais moins confiant. Vérification faite (tout de même), entre « cossu » et « costal », nulle trace, même infime, de modification. Littré résiste donc à la chanson française Moissagaise, surtout si elle est révélée par « incroyable talent ».

Sinon

54ème anniversaire des première vente de pilules contraceptives au USA.

La France ne réagira à la surpopulation que 7 ans plus tard. Elle se trouvera ainsi contrainte d’ouvrir ce jour, il y a tout juste un quart de siècle, le premier parc à thème au joli nom de « Big Bang Schtroumpf ». Les parcs à thème on le sait, sont le meilleur moyen d’occuper, puis d’abrutir, dans l’espoir de finalement les y perdre, les enfants.

Sinon enfin, mais c’est parfois si triste de fêter la naissance de déjà morts, que je préfère me taire

91ème anniversaire de la naissance de Claude Piéplu.

75ème anniversaire de la naissance de Pierre Desproges.

Ces mots grecs auquels on a échappé 6

Hypogènie : nom

Insuffisance de procréation.

« L’hypogènie des homosexuels fait le lit de leur disparition ». ( Lech Walesa )

8 mai

103ème anniversaire de Robert Johnson.

Un vrai plaisir de fêter celui là.
Dommage que Mr Johnson ne puisse être présent, il aurait joué un peu de guitare et chanté. Il est mort à l’age de mourir pour un génie de la musique moderne, 27 ans, inaugurant la série. J’avoue que lorsque j’ai eu 28 ans, j’ai été plutôt dépité de ne pas être mort en génie. Je m’y suis fait.
La qualité pourrie d’enregistrements des années trente¹ ne masque pas très longtemps l’âme écorchée des premiers blues. Je peste presque, d’ailleurs, à l’écouter revisité², bien revisité même, mais qui reste plié aux standards modernes du son.
S’il fallait n’écouter qu’un morceau, je prendrais « Come On in My Kitchen », ou il est nettement plus proche d’un Philippe Soupault que d’un Johnny braillant la musique qu’il aime.
Et c’est une belle histoire de le penser assassiné au whisky parfumé à la strychnine, pour une histoire de cul.

1. Robert Johnson – The Complete Recordings.
2. Eric Clapton – Me and Mr Johnson.

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