Category Archives: J’en Ai Racheté Un Pour L’offrir

Conseils littéraires

Outre la délectation, les toilettes sont de haut lieux de culture rapide qui peut amplifier cette dernière (avant dernière plutôt) si l’on sait correctement et sur place s’informer.
Y poser donc, à portée de main :
« Comment ne pas devenir un vieux con »1 : Passé l’âge de 15 ans, c’est nécessaire, et feuilleter ( tout est à feuilleter, on ne va pas y passer la nuit non plus).
Ce sont comme dit, des lieux de délectation alors comment faire ?
Pour commencer, se détendre et se trouver bienheureux en France avec « Le best of des lois les plus bizarres dans le monde entier »2.
Après ces prolégomènes ‘découvert’ dans « le petit livre des mots inconnus au bataillon 2»3, continuer par « 150 idées pour emmerder le monde »4
Vous voila cultivé, armé et détendu.
On peut passer aux choses sérieuses.
« L’art de péter »5 sera bien utile pour votre ego et vous mettra en train.
Laisser vous dès lors aller.
« In caca véritas »6 conclura cette séance que je vous souhaite quotidienne.
Bonus : en partant, quelques « Brèves de comptoir » prises aux hasard vous feront rire.

Ps: Je n’en ai de fait acheté qu’un exemplaire de chaque et me le suis offert personnellement, on verra plus tard pour les constipés de mon entourage, je ne suis pas assez au fait de ces choses.

1. Sophie Marie Larouy Mademoiselle Navie, Marabout.
2. Marc Hillman, Librio.
3. Larent Gaulet, First.
4. Catherine Guenec, First.
5. Pierre Thomas Nicolas Hurtot, Petite Biblio Payot, Irrésistible.
6. Josh Richman D’Anish Sheth Tebo, Glenat.
7. Jean Marie Gourio, une demi douzaine d’éditeur.

BOTUL

L’œuvre intégrale (à ce jour) de Botul est à lire. BHL vous le dira.
J’ai juste acheté celui la pour l’offrir et donner gout à ce philosophe injustement méconnu.

Cuba Chap12 ( ou comment s’éloigner du sujet)

Je me suis relevé. J’ai repris le livre, remis tous les dessins dans l’enveloppe. Au fond du garage, il y avait l’escalier pour retourner dans le pavillon.

Je suis monté.

« Martha !»
Pas de réponse.
« Martha ! »
Elle est arrivé, toujours en sourire.
« Tiens, cache ce truc. Un Van Gogh, chez Christie, c’est 80 millions de dollars le tableau. C’est des croquis, et c’est de lui. Alors soit tu enlève un zéro parce que c’est petit, sans couleurs, soit tu en rajoute un parce que c’est inconnu. Après, tu multiplie par 65 , ça fait plus de 5 milliards».

Elle a pris l’enveloppe, elle a ouvert, et regardé.
« Tu veux faire quoi ? »
« Tu as de la ficelle ? ». Elle a ouvert un tiroir, et m’a tendu une pelote.
J’ai bricolé une laisse.
Tout vibrait trop vite. J’ai enveloppé soigneusement dans la ficelle de coton Diego, enroulé trois fois le reste sur mon poignet valide, j‘ai tâché de siffler, histoire de faire le maître, et je suis sorti. Pas besoin de tirer, c’est lui qui galopait.
La cloche du pavillon a fait « ding ».

Après un mile, une fille m’a accosté. Blafarde, anorexique même, les yeux rouges, mal cernées par trop de marscara.
« Tu viens chérie ? »
« Non, je ne viens pas, je vais à Cuba, mais avant, je promène le chien
Tu veux quoi ? »
« Te donner du plaisir mon chou »
« Bon, t’as ta dope ? Tu veux une seringue ? »
« J’ai rien, viens mon chou »
«Mon chou mon cul ! Bouge pas : tu entends ! Bouge pas, je reviens »
Je ne lui ai pas laissé Diego, les junkies faut rien leur laisser.
J’ai pris le chien dans mes bras, et je suis entré dans la station Shell, à dix pieds.
« Bonjour madame ».
La caissière a levé l’œil, trop bleu.
« Je cherche une pharmacie, et un sandwich »
« Les sandwich, c’est là, mais… » Elle a baissé les yeux et la voix. « Ils sont dégeulasses »
« Ca Madame, je m’en doute, mais je ne vais pas la laisser crever
Vous pouvez me garder mon chien dix minutes ? »
Elle m’a souri, son bleu en a dégouliné encore un peu plus, mais finalement, ça cachait ses pattes d’oie.
Je lui ai passé Diego, frétillant, par dessus le comptoir. Elle l’a caressé, et mis entre ses jambes, sous la caisse.
« La pharmacie ? »
« Au bout d’Amelia street, à gauche »
J’ai mis la main dans mon dos : plus de petit français, Franck l’avait « détruit » comme il dit. Il faudrait faire autrement.

Dehors, il y avait la lune, et Vénus. En regardant mieux, Jupiter se couchait, et mars était invisible, mais je savais qu’il était là.
Il faisait déjà trop jour pour en voir plus, des étoiles. J’ai récité leurs noms.
Trops d’alcool, plus de mémoire, je connaissais 120 noms, et presque autant d’histoires. Il ne m’en restait qu’une 30aine.

On a marché, le long d’ Amélia Street.
Tous les 10 mètres, Diego pissait. Les chiens marquent leur territoire, il paraît.
Tous les 3 mètres, je regardais le ciel : Et je retombais en souvenir dans mes mythes. Artcurus, le Bouvier, ses chiens de chasse, pour protéger sa mère contre Hercule, derrière. Cassiopée, qui ne branlait rien, sauf à viser Mirach, encadrée par Almaak et Alpheratz. A un doigt à droite, Andromède. Bref, j’étais autant dans les étoiles que diego a lever la patte sur chaque arbre.
L’air était frais. Tant mieux, pas de fontaine pour plonger la tête dans l’eau.

Je suis arrivé devant la pharmacie sans idées.
J’ai fait le tour des rayons. Il y avait deux caméras, ça risquait d’être chaud.
La pharmacienne comptait de petits papiers verts.
« Bonjour madame, mon chien est malade, je dois lui faire une injection par jour, mais j’ai cassé la seringue, une petite vous voyez, genre pour diabétique »
Elle a entassé ses papiers verts, et m’a dit « je vais vous chercher ça monsieur ».
Elle s’est levé lentement, et direction l’arrière boutique.
J’ai contourné le comptoir.
Les pharmacie, je connais. Des rayons, des rayons, des rayons. Par ordre alphabétique.
A, B, C… O : Oxycontin, j’ai ouvert le tiroir, pris les 7 boites de 30 mg, et je suis retourné devant le comptoir.
« Voila » elle a dit en revenant avec sa boite de seringues, « C’est 7 dollars. »
J’ai fait semblant de fouiller dans ma poche.
« Zut, j’ai oublié mon porte feuille,je suis très pressé, mon chien va mal, je vous laisse mon passeport ? Je repasse demain.»

Franck m’en avait donné 5, des passeports : celui là serait pour la bonne cause.
Elle l’a pris, et m’a donné les seringues.

J’ai remonté Amélia Street.

La fille était vautrée la ou je l’avais laissé.
« C’est bon. Ne bouge pas »
Je suis re-rentré dans la station Shell.
Diego a sauté par dessus le comptoir, aboyé. Ça a réveillé la blonde au bleu.
« Merci madame, il me faudrait aussi un briquet, et un café »
« La machine est là, et les briquet, à gauche. »
« Il me faut un vrai café, avec une tasse en porcelaine, et une cuillère, je sucre, vos trucs plastique, c’est imbuvable »
Elle a soupiré, s’est levé, est passé dans la salle adjacente. Je me suis assis sur le seul canapé sky propre. J’ai attendu.

Elle est revenu avec un café brulant. J’avais volé le briquet, et pris la cuillère acier.
« Ou sont les toilettes ? »
« Au fond, à droite. »
Je me suis levé. Le temps qu’elle retourne à son comptoir, je suis sorti avec Diego, et ma cuillère.

« Tu t’appelles comment »
« Mon chou… »
« Tu t’appelles comment, merde, j’ai tout »
« Cécilia »
Je l’ai soulevé par les aisselles, elle sentait l’aigre et la mort, et elle ne pesait rien.
Il y avait une ruelle.
Je l’ai posé contre une poubelle.
Oxycontin, eau d’une flaque, cuillère, briquet, ça bouillonnait. Pas très hygiénique, mais au point ou elle en était.
Seringue.
Pas de ceinture.
« Vire ton soutien gorge »
« Mon chou »
« Ta geule mon chou, donne moi ce soutien gorge ! »
Elle a enlevé son tee shirt des Ramones, et j’ai dégrafé.
Je lui ai fait un garrot de fortune, en nouant les bonnets.
« Serre le poing.
Serre.»
Il n’y avait presque plus de veines, j’ai massé, j’ai trouvé, j’ai piqué, elle a respiré.
Diego attendait.
J’ai embrassé Cécilia sur le front, prié pour elle un dieu qui n’existe pas, et on est rentré.

Tous les hommes sont mortels

tous les hommes sont mortels
Ma mère voulait le relire
Je n’ai pas souhaité lui prêter le mien, qui a bien au moins 30 ans ( pourtant, elle, elle me l’aurait rendu, mais bon).
Alors, je l’ai racheté, pour lui offrir.

Amer constat.

« Mais est-ce notre faute, à vous et à moi, si les mots, en eux-mêmes, sont vides ?…
Vides. En les prononçant, vous les remplissez du sens qu’ils ont pour vous ; et moi en les accueillant, je les remplis du sens que je leur donne. »
« Un, personne et cent mille », Luigi Pirandello.

Je préfère me ré-offrir, puisqu’il s’est perdu, « Feu Mattia Pascal ».
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En lisant vite, j’oublie que c’est la même histoire.

Ps : Il faut aussi faire avec la remarque d’Étienne Klein, tirée d’ « En cherchant Majorana » :
« Pirandello souligne aussi les périls de la réflexion poussée à l’excès : la passion exclusive du raisonnement, de l’abstraction peut avoir pour revers le soliloque radical. L’activité intellectuelle, lorsqu’elle s’applique à corroder l’univers visible, incline à l’ironie et conduit à se distancier des homme et des choses. ».

Faites attention à votre bibliothèque.

Non, celui là, je ne l’ai pas racheté pour l’offrir, il s’est lui même volé.
Image manquante, voir notes ( si ça passe )²
Et c’est au prix de 15¹ c.pi.. d. l. .mag. copies de l’image ( il n’aime pas le texte barré ) que je peux en parler.
A lire, mais d’un seul œil.

¹. C’est 25 copies, mais il en manque ici 10, et sur mon disque dur, 24.

².
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Mains ouvertes

Passage rapide. J’y achète des tables pour poser les livres, et des livres pour poser sur les tables.
Pas de table hier, mais
– John Fante, Mon chien stupide
– Celine, Mort à crédit
– Georges Arnaud, Le salaire de la peur
– Albert Camus, Le mythe de Sisyphe
– Choderlos de Laclos, Les liaisons dangereuses
– Isabelle Autissier, L’amant de Patagonie
– Dino Buzzati, Le K
– Italo Calvino, Marcovaldo

Je vais encore les offrir.

( L’amant de Patagonie, non. Je ne retrouve plus le mien )

Ça participe du passé.

Il est peu probable que, contrairement à ce que promet la catégorie, j’en rachète un pour l’offrir. Ce « traité des participes » imprimé en 1810, est introuvable chez gibertjoseph, ni chez amazon, qui sollicite sans répit pour vendre,vendre, vendre (à ma requête (le titre), il me propose pas moins de 302 réponses, approximatives, la plus jolie étant « T-SHIRT TECHNIQUE HOMME ALL YEAR PRO OXFORD T.S – 43400501 »).
Quand à l’indication « Cet ouvrage se vend à Paris », de nos jours, elle n’aide guère…

Traité des participes_0001

Ce traité, je devrais le lire plus souvent. 135 pages d’explications, d’exemples, de critiques. A la fin j’ai toujours tout compris, mais j’oublie.
Mais il est décidément trop fragile pour être souvent consulté.
Et il me pose une question depuis plus d’un quart de siècle : palimpseste je connais, j’en ai un, mais quand on recouvre un livre d’une feuille de papier barbouillée de latin, il faut l’appeler comment ?

Traité des participes. Ouvrage utile à toutes les personnes jalouses de vaincre l’une des plus grandes difficultés de l’orthographe françoise. E. A. Lequien, professeur de grammaire françoise et de calcul. Cinquième édition, Plus correcte et rangée dans un meilleur ordre que les précédentes.

ps: Le palimpseste:
palimpseste
il est dans mon coffre-fort.
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Grammaires poétiques

Poesie du gerondif

Je vous fait une lecture rapide de la quatrième de couverture :
mots
addiction
bibliothèque personnelle
grammaires
1186
humour
univers…
A lire, ne serai-ce que pour la jubilatoire promesse qu’offre en introduction cette savoureuse définition : « un site amputé du sein droit que la décence m’interdit de nommer ».

Jean-Pierre Minaudier, Poésie du gérondif.

Il manque « Si c’est un homme ». ( et aussi « Le prince » et un Marivaux ).

Petit marché du dimanche, dans la série j’en ai racheté un pour l’offrir.

Jean Claude Carrière : La controverse de Valladolid
Steinbeck : La perle
Fred Vargas : Pars vite et reviens tard
Georges Orwell : La ferme des animaux
Molière : L’avare
Flaubert : L’éducation sentimentale
Andrée Chedid : L’enfant multiple
Edgar A Poe : Double assassinat dans la rue morgue
François Rabelais : Gargantua

Jean Anouilh : Antigone
Sophocle : Antigone ( j’ai toujours voulu comparer )
Georges Lipovestky : L’ère du vide (Celui la non, je le lirai avant de décider de l’offrir )
Sinon Huxley : Le meilleur des mondes, et Camus : La peste.

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