Category Archives: Maïeutique

Maïeutique Pop corn

– T’es fou ?
Jette pas la bouffe dans le feu !
– Regarde, c’est beau.
– C’est beau, c’est beau, c’est à manger surtout, gaspille pas !
– Ecoute toi… c’est moi l’inventeur.
Vais calculer. Et quand ils inventerons le cinéma, tu verras. Passe moi la calculette.
– La quoi ?
– Ecoute toi… c’est moi l’inventeur.

Maïeutique téléréalité

– Oh, miss, il est ou ton cv ?
– En bas la, en bas.
– Ah… ok.
115D

Maïeutique maïeutique

– Coucou ! Tu fais quoi ?
– Je t’attends.
– Oui mais, tu fais quoi ?
– J’écris des conneries en écoutant du Rock’n’roll.
– Fait voir. Et baisse le son ! La voisine…
C’est qui Thérèse ?
– … La dame d’au dessus.
– Mais tu es au dernier étage ?
– Non, au dessus, dans le texte.

Maïeutique décollage

– Madame Dujardin ?
– Monsieur ?
– Le thé ? C’est celui d’hier ?
– Oh pardon monsieur, je me suis occupé de la cuisine ce matin, et je n’ai pas encore eu le temps de rafraîchir le salon.
– Thérèse, je me doute, mais j’attends le ministre.
– Je m’en occupe monsieur, je m’en occupe. Pour votre avion ?
– Pour mon avion.

Clément Ader : L’Eole.

Maïeutique disco

– C’est ta montre ?
– Stay alive… je bosse.
– … « Stay » quoi ? Tu sais bien que l’anglais, moi …
– STAYING ALIVE !
C’est pas compliqué mon amour.
Attends, je rajoute la grosse caisse. Arrête de me…
– Les boums boums ? Attends, tu vas voir, tes boums boums.
– Arrête s’il te plaît.
Arrête.

Bee Gees, How Deep Is Your Love.

Maïeutique Renard

-Ca n’a pas de poils, les carottes.
– Et le bonheur, ça mérite des « propos » ? Alain ?
– C’est pas pareil.

Jules Renard : Poil de carotte.

Maïeutique Radium

– Marie ?
– Oui.
– Tu as encore perdu tes lunettes ?
– Oui, chérie, oui. S’il te plaît, tu vois bien que ça chauffe.
– Dans 40 ans, ils vont tout faire péter avec tes… trouvailles.
– Macho ! Ce ne sont pas des trouvailles, c’est des « avancées scientifique ».
– Ben avance, avance : tu verras… Moi, je prends un taxi pour Pigalle.
– Pierre !
– Bonne soirée madame, je prends l’air. Et puis tu es toute jaune, il te faudrait du repos.
– Je n’ai pas fini.
– Tu n’aura jamais fini. Et lave tes mains, ce noir, c’est moche.
– Bon, vas y, voir tes…
– Bises, et fait gaffe, je t’aime.

Maïeutique après ? Rien

– « Oder ? Bist du jetzt Léo. ? Léo ? Léo ? »
– Monsieur Einstein, je ne comprends pas. Mais calmez vous.
– « Insanity is… »
– Ca je comprends monsieur Einstein. Mais calmez vous.

Albert Einstein, « 1 + Racine de 5 sur deux », c’est.

Maïeutique Rock’n’roll X.

– Mais comment tu veux te tuer avec ce truc ? C’est dégueu !
– C’est juste du vomi, je serais pas la premier. LE premier, excuse.
– Tu devrais te calmer.
– Passe moi plutôt la bouteille.
– Eh, Scott… Angus il sera pas content.
– Qu’il se la foute dans le cul, sa guitare, et ses cornes aussi. Qu’il se la foute…
– Bon, j’y vais, crève dans ta caisse pourrie, tu me gaves.
The Jack, ils gueulent, ils te veulent tu sais.
– Qu’il se la foute…
– Ok ok. Je lui dirais.

Bon Scott : « Whole Lotta Rosie. »

Maïeutique bébé éléphant.

– Dick ?
C’était cool, « Radio UBU ».

– Sûr, mais je peux plus.

– …

– Je peux plus, c’est tout. Ils veulent juste « Sacré génanium ».

– Ils n’ont rien compris ?.

– Ils ne comprennent rien, dégage, je vais faire « Sacré lilas », ou sacré… je sais pas, une histoire de, de, d’éléphant tiens .

– Excuse, excuse. Mais radio UBU… ?
– Radio UBU, c’est mort !
Et ramasse ton yoyo. Je vais pleurer la.

Maïeutique Olympique

– Plie toi encore !
– J’en peux plus chef, j’en peux plus, ça fait 7 ans que ça dure, tes plis.
– Plie toi je te dis, m’emmerde pas. Tu veux gagner ?
– Et Nelly, elle se plie plus ?
– « Plie plus » ? tu fait des phrases en plus ?
– Stop, tu me casse les couilles que tu m’a bricolé, avec tes piqûres.

Nadia Comăneci

Maïeutique Quanta I

– T’as vu chérie ?
T’as vu chérie ?
Putain ça marche. Ca le fait ! Dingue !

– Putain ??? Tu sais : c’est un mark dans la tirelire mon amour, pense aux enfants.

– Putain ! 2 marcks ! Chérie !, putain ! 3 même.
C’est n’importe quoi, mais ça marche!

– N’import… ?
– Rien juste un truc, des carrés et des calculs zarbis. T’occupe c’est dingue, j’y crois pas.
– Viens te coucher mon coeur, viens…
– Peut pas la, faut que je note.

Maieutique Papageno

– Alors mec, ces piafs ?
– Ben , j’en ai pas.
– T’en as pas ?
– Non, aujourd’hui non, demain sûrement… peut-être.
– Tu te moques ?
– Ben, j’en ai pas. Je me moque pas moi, j’en ai pas, point.
– Et ton pipeau,y marche plus ?
Et la reine, elle va dire quoi, elle va dire quoi la reine ?
– Mon pipeau, y marche, aujourd’hui j’en ai pas.
J’en ai pas.
– J’ai compris, merde. Tu sais qu’elles vont venir te clouer le bec, les trois ?
– Mais j’en ai pas!
– Alors, pas de poulets ? Bon, je me démerde, crétin… Et avec ça, tu lorgnes mes filles, et l’honneur mec, l’honneur ?
– Ben, j’en ai pas
– Et la morale ?
– Ben j’en ai pas. M’en fout, Mozart est passé hier, il veut que je raconte en live.
– Pas d’honneur, pas de morale… Ma fille, mon cul mec, mon cul. C’est qui Mozart, le gars des lapins ?
– Non, les lapins, c’est mort, Mozart, il a dit opéra, il a dit. « Tu viens gueuler devant l’empereur, ya un rideau, après, je te dirais. Plein de pognon ».
– Opéra C’est quoi ? T’as envie de gueuler ?
– Des gens qui racontent leur vie je crois, en ville.
– Et toi tu as une histoire à raconter ? Tu veux gueuler, devant l’empereur ? Gueuler tes poulets et ta crasse petit con ?
– Ben non, j’en ai pas.
– T’a quoi alors, des pigeons, des chats ? Une chèvre volée, tu parles. Histoire mon cul!

– Rien, rien, pas chats, pas chien, pas rien, tout, rien, j’en ai pas.
J’en ai pas, j’ai rien, mais ça devrait le faire.
Mon pipeau, juste. Il a dit « c’est super ».

Maïeutique mine.

– C’est quoi papa, ton drôle de crayon que la mine, elle est pas noire ?
– Un caran d’ache fiston, un caran d’hache.
– Mais c’est toi Caran d’Ache !
– T’occupe fiston, laisse moi finir d’inventer la bande dessinée.
– Mais ça existe déjà papa, t’as pas lu « Les malices de Plic et Ploc », ou, je sais pas moi, « Le savant Cosinus » ?
Ou aussi le soldat qui est un fromage ?
– Qui ?
– Le soldat, le… sapeur, un fromage, je sais plus.
– Va voir ta mère.
– Oui papa, mais de toute façon, ton crayon pas noir, avant qu’il voit le jour. Pas étonnant que t’invente jamais rien en fait. Et nous, b…
– Va voir ta mère, je t’ai dit.

Maïeutique Suzie Q 1

– Avance ton pied !
– Lequel ?
– Le gros la, avance, et bouge toi.
Voilà, voila…En équilibre, la… ton poids.
Tu sens tes orteils ?
Ben hop, recule.
Pas tant, stop ! t’es con merde t’es con !
Encore avance.

– Merde, Suzie, elle vient quand ?
– Je sais, laisse tomber.

Suzie Q. version J. Winter at the Rockpalast, il y a longtemps

Maïeutique pigments.

– Titien ?
– Tais toi, je glace.
– Pourquoi ta pute elle à une robe rouge, comme tes vierges, tes rois, tes papes et tes archanges ?
– Parce que que le vert, je l’ai prêté à Arcimboldo, il veux faire le printemps et il est gentil et fauché.
– Oui, mais…
– Ya pas de mais, le rouge c’est juste pour tester, demain il me le rend le vert, Gigi, et tu verras bien.

Titien, Portrait d’une femme du monde.

Maïeutique pomme I.

– Caroline, ne vas pas si vite, tu fais tout à l’envers !

– Oh, Fanny ! Je le sais très bien ce que je fais, vois tu, je le sais très bien. J’imagine, j’invente, j’innove, je crée, je poétise, je me génialifie quoi.
Et tu en profiteras aussi, ma chère, de ma génialification, alors va débarrasser les tables, plutôt.

– C’est toujours moi qui débarrasse les tables ! Ton génie, ton génie ! Je m’en moque de ton génie. Si c’est bon, je dirai que tu ne l’a pas fait exprès, voila ! Non mais, vieille truie !

Les sœurs Tatin, tarte éponyme.

Maïeutique Flamande.

Non mais quel salaud, quel enfoiré !

Me refuser 50 patards au prétexte que je lui en dois déjà 100. En pesant, avec sa pouffe, alors que je regarde danser les ours, de l’or, de l’or de France !

Ça fait deux heures que je reste les sabots aux pieds, pour ça !

Erasme me l’avait bien dit que ça ne servait à rien de revenir, on ne peut pas tourner la broche avec lui, c’est ronger toujours le même os.

Ce cupide, il regarde les galettes pousser sur son toit, et chez moi, les porcs errent dans le blé. Je ne jette pas l’argent dans l’eau pourtant !

Si la confrérie m’avait payé Sainte-Anne, encore. C’était jeter des roses aux cochons ce triptyque , et à Louvain, ils ont la peau épaisse derrière les oreilles, résultat je reste planté à regarder la cigogne et c’est comme si j’avais jeté les plumes au vent. Pourtant je ne pisse pas à la lune. Mais les moines, ils chient sur le monde, ma Sainte-Anne, elle est si belle, que vraiment, ils se frottent le derrière contre la porte.

En tout cas, cet avaricieux, je le tiens par le nez, alors je l’aurai : pas question de baiser l’anneau, j’ai peut-être un trou dans mon toit, mais lui, son pot de chambre, je vais le mettre dehors. Dehors !

C’est marqué à la craie.

Quinten Metsijs, Le prêteur et sa femme.

Si soucis de lecture, se référer à Brueghel Les Proverbes flamands
Si soucis de lecture encore, alors : Les proverbes flamands, ou, pour les communistes : Les proverbes flamands

Maïeutique Météo

– Dis donc mon doudou roux.
– Ne m’appelle pas comme ça Annina, ne m’appelle pas comme ça. Et ne gigote pas tant. Qu’est-ce que tu veux ?
– Tu sais quel jour on est ?
– …
– On est le 15 décembre doudou, Noël, c’est dans 10 jours.
– Et alors ?
– T’en es où de ton concerto ? La saison je veux dire.
– Printemps, l’allégro.
– T’auras jamais fini doudou, et Benoît, y sera pas content.
– Mais si Annina, des concertos, j’en ai douze à faire, et il seront finis, le 24.
– Et les musiciens ?
– Ils se démerderons Annina, ils se démerderons. Et ne gigote pas tant.

Vivaldi. Les quatre saisons.

Maïeutique Marcello ( Venise, suite ( pourquoi pas ))

– Mais quoi! « Huit et demi »? Je sais même pas compter! Attend! « Neuf et demi », au moins je me tape Sharon, enfin, heu, Kim…
– Tu ne te tapes rien! Tu joues, juste pour moi! La! Maintenant! Voila! C’est si dur ? Enfin putain! Et Claudia, merde! Claudia ?
– C’est du « off » la?
– Non, mais bon, trois lecteurs…
– Claudia… Ok.
Otto E Mezzo, Fellini & Rota.

Maïeutique perfidie I ( ou Venise)

-Pourquoi mécanique ? Tu n’aimes rien de la vrai douceur, de…
-De rien non, tu m’as collé ce rôle, et je m’y colle, c’est tout.
-Alors, ta poupée…
-Ma poupée rien, elle sera comme tu veux, ma poupée, de toute façon déjà, morte, depuis longtemps.
-Et Nino, s’il fait une autre version ?
– Ben ça fera deux.

Nino Rota, La poupée mécanique, Casanova.

Maëitique Punk-Rock (?)

– Baisse ce four, ou alors ouvre la fenêtre, toute les fenêtres même.
– Nina, mes bricks, ils ne vont jamais cuire…
– On est tous déjà cuit, alors, baisse ce four, « please ».
– Tu ne préférerais pas te concentrer sur…
– Je suis bien assez « con » et « centrée ».
– L’album merde ! Nina, l’album, ya pas que toi !
– Laisse tomber la postérité, tu sais, des conneries, j’en ferai d’autres, l’éternité en rock, ça dure pas, ma « postérité » non plus mais elle est la, elle, au moins.
– Hé! ho! Ma nana, elle va dire quoi ? Et les punks, surtout à Vienne, miss, surtout…
– Ferme ta gueule et la sienne, et qu’est ce que tu fous chez moi sinon ? T’es batteur ? Ben tape !

Heiss ( ou Heiß,) Nina Hagen

Maïeutique folklorique I

– Rika !
« Hava Naguila », toi ? C’est du grand n’importe quoi. Et pourquoi pas « Va laver ton cul salope »?
– Plus tard…

Rika Zaraï, Hava Naguila.

Maëutique enfant II

– C’est « Pépin la bulle » ! Pas « La bulle de Pépin » !

– T’es vraiment un emmerdeur, tu crois que les gosses vont faire la différence ?
– T’écrases des citrons, tu mets des oiseaux derrière, et tu imagines qu’ils vont prendre. C’est demain mec, c’est demain, et ton jingle, ben…
– Ils ont bien acheté « Maya l’abeille », et « Casimir ».
– Parce que tu penses que Dorothée va encore te soutenir?, Elle s’en fout Dorothée.
– Dorothée, elle aime les oiseaux, je te parie que ça passera.
– C’est pas Dorothée, déjà. François, écoute, Italo, les piafs, il les mange. Tu vas te faire griller.
– Bon ok, je mettrais le paquet sur « Chapi Chapo ». La, je vais boire un verre au quartier Latin, moi, je suis naze. Tu viens ?
– C’est ça oui, demande des conseils à Renaud tant que tu y es.
– Renaud, il est sûrement déjà bourré, et la, il délire sur un nain de jardin.
– Écoute, toi les bulles, tu les coinces ou tu les bois. Tu veux tant que ça te cramer ?
– Ça cramera bien tout seul, allez viens, un « Américan Player », ça te dis pas ?
– Flayer mec, flayer.

Maïeutique du diable I

– Boulgakov ?
– Boulgakov ?
– Boulgakov ?
– Ho, ho, ho, je dormais la ! Ta gueule ! Tu as mon âme, ça suffit pas ? Je dormais la. Je dormais. Je dors.
– Soyez poli, Mr Boulgakov, s’il vous plaît. Le contrat ne mentionne rien à ce propos, mais c’est tout de même un désir humain, d’être respecté.
– Humain ? Tu te fous de moi ?
– Bien, bien, bien, je vais alors tâcher d’être bref.
– Tâche.
-Bien, bien, bien, voila, nous avons un problème. « Le maître et Marguerite » ne se vend, disons, pas assez. Et c’est disons, un problème stratégique, voila.
– Problème, problème, disons, disons…Bien, bien. Je sais pas moi, rachète Amazon, Gallimard, la Fnac, ou tout, t’as les moyens !
– Nous pensons qu’il serait plus adapté d’amplifier votre commande.
– Qui nous ? Quoi amplifier ? Tu veux que j’écrive plus gros ? Plus gras ?
Change de police, je sais pas moi, il a dit quoi Faust ? Et dieu aussi, il a dit quoi ?
– Dieu s’en fout, il gère trop de cons.
– Des cons ? Et toi, c’est qui que tu loges, des génies ?
– Laissons, laissons. Revenons à mon propos. Il serait à propos de vendre l’idée. Chez vous, il y a trois axes d’intérêt : le sexe, la drogue et le rock’n’roll.
– L’alcool aussi connard, et ma voisine, et les oiseaux, et
– Michel…
– Mikhaïl s’il te plais.
– Mikhaïl si tu veux.
– « Disons disons », « propos propos », on voit bien que c’est dieu qui a créé le verbe…
– Passons, passons. L’alinéa 14 du paragraphe 11 est clair, «  je m’engage à »…
– Ok, ok, tu veux une autre histoire ?
– Non, non, Mikhaïl, amplifier, amplifier, juste amplifier. Celle la est bien mais…chez vous, il y a un, enfin quelqu’un, qui…
– Qui quoi ? Pareil en moderne ?
Sex, drugs and rock’n’roll ? Villon, Mozart ?
– Laissez moi finir. Chez vous donc, un, enfin, une icône.
– Un ou une ?
-BOULGAKOV TA GUEULE ! T’es sous contrat et j’ai d’autres
-Chats à fouetter, je sais, je sais, je sais.
-Bon, bon. DEMERDE TOI : vends ton truc. Coordonnées : Jagger, Mick, Darford. Bon ?
– Jagger, Mick, le mec des Stones ? C’est fini, ces histoires, c’est trop vieux.
Moi je m’en fout, mais ça peut pas marcher ce truc de vendre « mon truc ».
-Il y aura des reprises, Mikhaïl, il y aura des reprises.
Sympathy for the Devil,Guns N’ Roses

Maïeutique country rock I

-Vas y à ce putain d’hôtel, Glenn,
Mais vas y !
Pose ta gratte, de toute façon, t’invente rien, tu piques tout à Ian…
– Mi… mi, j’y arriverai pas
– Mais merde !
– Si, si, écoute : si, la…
-Bon ben salut, et oui, ça fera encore un solo, mais toi, tes vacances, ça finira aussi en solo.
Eagles, Hotel California.

Maïeutique des temps jadis

-T’as tout taché !
« Fait d’étrons et de pissat de juives », t’es sûr ?
C’est pas politiquement correct,
ATTENTION MERDE !,
mon pichet ! t’es con ?
-« estoit faict d’estroncs et de … juives » « pissat, j’sais plus. On s’en fous, dans
– Dans ?
– Rien , rien, de toute façon…
-De toute façon t’es trop con.
– Peut- être, mais moi, je serai célèbre.

Villon, ballade.

Maïeutique reprise I

– Iggy ?
– Oui ?
– Louie Louie, tu sais…
les Beach Boys l’ont fait,
Bad Religion,
Black Flag,
Les Clash même alors…
Les Cramps,
Dave Matthews,
heu…
Fat Boys
Le Grateful,
Morisson aussi, en live à San Diégo, c’est nul, mais bon, c’est Morisson,
Belushi, ok, c’est à pisser de rire,
Enfin moins que Kloot per W,
Les Kinks,
Mötorhead,
et puis, heu,…
Otis Redding,
Patti Smith,
Pow Wow,
Paul Revere,
les Pretenders,
Punk cover je sais plus quoi,
Robert Plant,
les Sonics,
Stanley Clarke, avec le grand Duke,
Les Stooges. Eux ils pulsent, même s’ils chantent faux, ok ça tu t’en fous,
Tom Petty,
Toots And The Maytals,
Three Amigos,
Wammack,
Les Ventures,
Wyseguys…
Bref.

– Ok bref, et alors ? tu les a rangé par ordre alphabétique ?
Je vais exploser l’original.
– L’original ?
– Richard Berry et Toutânkhamon !
– Un grec ?
– Non, un pharaon…
En fait c’est « et les pharaons », avec Berry tu vois.
– Et tu feras quoi, de mieux ?
– Du moi, c’est tout.
-Joan Jett, Zappa, Le Floyd, Bowie, même Demi Moore ? T’es sûr ?
T’inquiète, je vais parler politique, les rouges, les capitalistes, Bush, Gorbatchev,
Un bout de Dostoïevski…
– Qui ?
– Un taré russe.
Laisse tomber, si je me fous à poil, ça marchera, et de toute façon, il me manque un truc pour l’album, et je veux pas qu’il me jettent, à Virgin.

Iggy Pop, Louie Louie.

Maïeutique Rockabilly I

– Lee… Lee ! Tu fais chier mec, t’a encore pété ta contrebasse. Comment on fait ce soir, tu siffles ?
T’es pas gros, mais sauter à pieds joints dessus, tout un concert, comment veux tu que ça résiste ?
Lee…
Tu dors ?
Bon, je vais en acheter une en ville, mais la déco, tu te démerdes. Et tape moins fort.

Stray Cats, Stray Cats, Rock this town.

Maïeutique punk français

– Jacques ?
– Quoi ? On dit pas Jacques, on dit Gogol premier, comme tout le monde.
– Okok.
Ca te fait pas chier d’enculer comme ça ?
– Comme ça quoi ?
– Ben, je sais pas moi, je suis pas à l’aise, c’est un truc cool, et la, t’a que la haine, à force d’user ce mot, ben on pourra plus le dire pour des trucs cool.
– Truc cool, mon cul. T’es poète, moi j’ai la haine comme tu dis, dégage ou je t’..
– Okok j’ai compris, Sois pas trop saoul pour le concert.
Je t’… !
Okok, à plus.

Gogol premier, La horde, j’encule.

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