Category Archives: Je Ferais Mieux De Dormir

Pas écrit.

Trois Modigliani

Devant.

modigliani_amedeo_5modigliani_1758353awp95205798

J’ai couché avec la première
Aimé celle du centre.
Je cherche la dernière.

Trop de notes.

Comment finir au lit.

Je viens de relire « Le joueur d’échecs », de Zweig; ma mémoire est un avantage, comme j’oublie, je n’ai besoin que de peu de livres.
Aussitôt, je sors un échiquier (le grand, c’est plus joli) et je prends une raclée avec le plus faible des automates cybernétique que je trouve.

Je file chez Gibert
(c’est une expression : filer, en ligne
       (c’est aussi une expression : en ligne, c’est sur le net,
              (c’est encore une expression : le net, c’est la toile,
                     (c’est toujours une expression : la toile, et puis zut :
                     c’est pas du lin ni du chanvre, débrouillez-vous),
              pas le propre),
       pas au téléphone),
c’est cliquer, pas se prendre pour la belle au bois dormant).

Et je cherche « échecs ».

Gibert, qui me connaît depuis des lustres (c’est une expression…)
me propose « Toute l’histoire de mes échecs sexuels ».

Je vais me coucher (c’est pas une expression pour « capituler », c’est dans mon lit, simplement).
Seul.
(Quand je suis seul, je me contemple : je suis « Pat », c’est toujours ça).

harrison harisson

Ce n’est pas si difficile, de se donner la mort. Au fond, il ne suffit que d’un peu de patience.

Ps :« se donner ». c’est juste drôle. Quel cadeau.
Je vais boire, avec Harisson ( les « r » et les « s »…)

Suite 2

Je profiterais donc de monsieur Jean Leloup.

A Barcelone : « le soleil brille. »

Sinon :
A Amsterdam.
Les extasys sont hors de prix.

Est ce bien grave ?

A Hamilton, au canada, on a volé un pont. Il y a bien 50 ans… Il est ou le fer ?

« Nous vivons un siècle étonnant »¹ (nous dit Vialatte).

(Annabel)… la fille de Barcelone: à Amsterdam : Il n’y a pas que moi qui suis incompréhensible².

1. Chronique des bustes contemporains.
A propos de « bustes contemporains », finalement, j’y retourne. Avec « Isabel »… ( Elle ne fait jamais que rimer avec Annabel)
2. Jean Leloup : A Barcelone.

C’est sûr que je ferais mieux de dormir

« C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar. »
Il n’en faut pas beaucoup pour rester réveillé.

Maïeutiques impossibles

(mais j’aime bien me raconter des histoires, la nuit, quand mon imprimante décide de sa réattribution sexuelle ( on touche ici à ce point tellement l’exécrable, que j’éviterais la note infra…bloginale (?) C’est un(e) Canon))

Vegan / thé 30/0


– Marc ?
Marc !
-Oui.
– Le boss passe dans 10 minutes.
– Oui.
– Oui, Oui, Oui… T’as pas des mots ? Pour faire une phrase, par exemple ?
– Peut pas. Regarde, cette photo? La fille. Ça m’immobilise les mâchoires, l’idée de lui bouffer la chatte.
-…
Marc, dans 8 minutes, le boss est là. Et « bouffer la chatte » comme idée d’affiche de campagne pour la pub vegan … Je ne pense pas qu’il appréciera ton humour.
– C’est pas de l’humour. Ya plus de thé ?


– Salut Ben ! Ca fait une paye ?
Al ma dit que…
– Tu le vois toujours ?
– Pas trop, depuis le divorce, mais bon, un beau fils, ça s’oublie pas, surtout lui. Vous bossez toujours ensemble ?
Il m’as dit, heu…tu vas avoir un bébé ?
Dans ta piaule ? Sans chauffage, sans rien pour cuisiner, sans lit, une histoire de natte juste ? Sans… enfin rien…
Des plans d’herbes, t’en as toujours ?
– ….
– Pas d’herbe en plus. Alors la coke, le spee…
– Je suis vegan.
– …
– Y faut, je faux… Pour le bébé.
– Végan ? La bouffe ?
– Tout.
– Tout ? Ok… Et ton pull, là ? Tes pompes, ton petit bijou, tes …
– J’avance mec, j’avance.
– A dos de cheval peut-être ?
Bon, je suppose que du bourbon, t’en veux pas non plus. Un thé ?


– Le lapin !
– Oui, le lapin ?
– Il a souri.
– « Et mes entrailles se sont émues pour lui »¹ aussi ? Va le cuire et fait moi du thé.

1. Cantique des quantiques 5.4


– C’est quoi « baumwolle » ?
– Laine, dépêche toi !
– Et c’est quoi « cotton »
– Coton, bouge ! la file avance.
– Ben eux… ça peut bouillir…
– Toi aussi.


– Chéri ?
– Mets le « e » à chéri, chérie.
– Mais chéri ?
– Mets le « e ».
– Chérie ?
– Oui ma douce.
– Tu veux bien passer cette commande pour cinq heures ?
– Oui ma douce.
– Juste des sablés pour le thé, avec mamine et poutou.
– Pas de beurre chérie, plus de beurre.
– Mais chéri ?
– Mets le « e » merde ! Ou je me tire !


– Elle a dit : « ne me touche pas, je suis pas ta viande » ?
Papa ?
Papa ?
– Fils, elle a raison. Elles ont toujours raison, passe moi le thé.


Jusqu’au quatrième jour, ça le faisait.
Il y avait déjà le thé.
Après, produire en abondance des animaux¹… ( vivants ? On se demande pourquoi : Des panés pré-surgelés?).

1. Genèse 1.20

– Bonjour Sarah. 10456, s’il vous plaît.
– Bonjour Monsieur. Je cherche. Voilà.
– Merci Sarah. Je reviendrai demain.

Compte rendu

Requiem :
J’aime les choristes, avec leurs dents et leurs lunettes, quand elles sont blondes, d’Angoulême et amoureuses.

Joe Dassin par « Youri » et par contre, pour finir : 22 violons, 5 violoncelles, 2 contrebasses, 5 cuivres, 5 flûtes ou genre, sans compter le tam tam, c’est pas un peu beaucoup, même pour les champs Élysées ?

Branleries ancestrales

Ce n’est pas dans mes habitudes de « partager » des liens.
Je garde mes fotes d’ortografe pour moi.
mais comment résister à l’appel du « tout petit ».

Proust m’emmerde : pas les trois pages de sa Madeleine.

Frampton

Fatigue et plagiat

Car que l’on soit reine, pape ou valet
Quand il nous faut yaller
Faut yaller

Allez sans rire, ici

Rêveries suite II

Avec un drôle de Mozart…

Et si avant laisser la mort me surprendre
J’accrochais les hanches
Et au bord de l’abîme
Plus confiance en rien
surtout pas à une corde
Juste à tes seins

Elle a la chtouille
Mais je l’ai tant désiré
Tatouage en haut de la jambe
Elle ne gagnera pas encore
Cette fois

Cela résonne
Son trop explosif
Si peu pour accrocher
Une âme
Comme un papillon

Je vis
Dans le creux de ton pari tes reins
Loto je ne gagne pas
L’amour parfois
Parfois

Hiroshima
Fukushima
Les japonais sont de vrais cons
De ne rien jamais entendre
Aux rimes

Ramblin’ je rampe
On my quoi
Esprit ?

Celle que j’aime est nue
Dans mon chez lui

Au milieu de poèmes
Et de phrases aux cutter

Nue
Roder
Aux pieds sales
Demain
Pour sa beauté
Je lave

Les pierres dévalent
Mes pierres tombent
Les siennes volent
Jusqu’au ciel

Le sage dit
Le bonheur est dans mes mains
Je n’ai plus de mains

Perdu cent histoires.
Je réécris
J’ai toujours réécrit

Pavé gris, goudron
Mauve du marché
Africaine, dis moi ta verticale.

Hommage à Fernando

Je marche

Je n’avance pas vers
Je rythme de mes bottes
Le son
C’est un beau printemps
Les oeuillets gris volent sous dans mes yeux voleurs.
Monde qui montre et qui hurle quand on regarde
Yeux voleurs, baissés, dans le caniveau
Les mégots trempés sont beaux
Il ne s’en ni disent, ni vantent, ni non
Pas besoin de tricher pour admirer
Une andouillette ou un mégot

Hou hou
Please to meet you

Pendant que j’écris
Je ne bois que du saké
Mon papillon arrive ?

Je suis la, au sol
Rétamé la au clavier
God Bless you

Ce mollet si vif
Aikaï qui se perd ici
Toute sa douceur

Rien. Du rien
Le téléphone à grillé
Et mon cerveau avec

Monabanq, elle
Je suis vraiment bien absent
Chèque, argent, qui, quoi ?

La pierre est tombée
Sous elle, le sol, nu et noir
Mon cœur bat, au son de ses pas.

Gracieuse, elle est partie
Ému, je rôde, mon ventre crie
Juste une lance.

Elle boit, un peu d’eau
Gracile, je la contemple
Lumière de l’ébéniste

Aux choses
Le chemin qui devient
Il crève de la faim

L’aube est plus petite
Le ciel du cimetière, ici
Me reposer, et faire l’amour

Si, arrêtez, cafard
Cercueil, intention, vous
La, dernier… après, rien

Vinci, Monsieur
Moi aussi, je ne connais qu’elle
Crocodiles, noirs

Allo. Et toi ? Et toi ?
Le saxophone hurle son ‘mi’
Je n’entends que le ‘la’

Andersen

Histoire

Il était une fois
(Au fond) Juste à l’orée
(D’une foret) d’une clairière
(Une petite fille) un grand garçon
Qui…

Rien. Bouffé le con. Bouffé.

Conditionnement ?

Je reçois ce jour un colissimo, gratuit, de Cdiscount, résultat de la commande d’un thermomètre facturé 1,99€.

Après ouverture du colis

Colis cdiscount

une stupéfaction bien légitime me pousse simultanément à m’armer d’un triple décimètre, et d’une feuille de calcul.

Les résultats ( je vous passe le détail des calculs ) sont sans appel :

Cdiscount a jugé Ad Hoc, et donc utilisé un emballage permettant l’expédition en toute sécurité d’environ 310 de ces thermomètres.

Un second calcul m’autorise à vous mettre en garde dans le cas ou vous souhaiteriez passer commande d’un éléphant ( d’Afrique s’entend ).
Le Colissimo atteindra dans ce cas la taille respectable d’un bel immeuble de 8 étages, apte à loger décemment une cinquantaine de famille.

Soit lui :
Elephant Wallpapers 2

dans ça :
immeuble-de-la-rue-d-isly-rennes

V 1 : Réponse aux Iculs ( pas l’énergie de tout écrire d’un coup : suite une autre fois ( de toute façon, c’est illisible ) )

Ref : http://www.martin-lothar.net/2015/06/icul-du-poete-sain-et-sulpicien-par-dessus-le-marche.html

48.8514374
2.3429317

Villon, aujourd’hui, il faut le terrer dans du papier : Google ( ou d’autres ) pensent « savoir » tant. Laisse leur cette croyance.

« Mil quatre cens cinquante et six,
Je, François Villon, escollier,
Considérant, de sens rassis,
Le frain aux dents, franc au collier,
Qu’on doit ses oeuvres conseiller,
Comme Vegèce le racompte,
Saige Romain, grand conseiller,
Ou autrement on se mescompte. »

C’est la « base », par exemple.

Référence : du « savoir » google…
je te passe le « code pour ça » :

Au boulot : partie l’aventure de la poésie dans un ordinateur : ( j’ai pas écrit dans la tête des … , non, je ne l’ai pas écrit

Huit ( eigth, donc ):
uit ? Avec ou sans h ?
Heigth alors ???
Un « H » devant, le mot prend du « poids » (pour les hommes, il se promène ailleurs, pour les ordinateur, juste il se pose plus haut (pour quelqu’un qui prends du poids?)
Plus haut quoi ou ?  : dans la mémoire. Mémoire…ou pas.
Et c’est du grand ou du grand ou petit indien ?

A oui, si ! si! huit, huit, au fait quoi huit ?

Un début :

Ben quoi, huit lignes chefs…

Des lignes, enfin, des mots entrecoupés d’un caractère de contrôle. 2 même,
– retour chariot
– passage à la ligne
Il faut les deux pour une machine…
sinon tu reviens au début de ta ligne,
ou tu passe en dessous au même endroit…
CR/LF ??? C’est ça crlf.

Huit lignes alors ? et puis des mots, des majuscules, des points, ou pas

Oulah, on fait comment chef ? On peut compter les mots, les lettres ?

39, 249, au boulot !

Villon, il est déjà loin…. Peut-être en 1407, plus escollier, et main dans la culotte de sa belle, il regarde les « cloud », en respirant.

En respirant…

Politique.

Après sept mois de négociations parfois tendues avec ma banque, j’ai accepté un plan de renflouement financier de 86 milliards d’euros assorti de hausses des impôts et de réduction des dépenses publiques.

Mais bon… je ne suis pas imposable, et mes dépenses sont toutes d’ordre privées.

Librement ( très ) inspiré d’ Αλέξης Τσίπρας ( c’est si joli, le Grec, j’aurais bien du apprendre…)

Absence.

nobel

c’est idiot de ne pas ouvrir son courrier.

Copie FB, puisqu’il en est devenu ainsi.

« Pourtant, j’étais fort mauvais poète.
Je ne savais pas aller jusqu’au bout.
J’avais faim
Et tous les jours et toutes les femmes dans les cafés et tous les verres
J’aurais voulu les boire et les casser »

Petit matin.

Après Cendrars, J’irai me promener dans les bras de Queneau : On à toujours besoin d’un petite cosmogonie : surtout si elle est portative.

Poétique de l’espace II

J’écris au service client de Gibert Joseph pour m’excuser de n’avoir pas finalisé ma commande :
Genre : désolé, mais quant on commande « alcools », d’occasion, et qu’on est d' »occasion », et plein d’alcool, ça ne marche pas toujours.

Réponse 1

Monsieur,
Pouvez-vous expliciter votre demande s’il vous plaît ?
Nous restons à votre disposition et vous remercions de l’intérêt que vous portez à Gibert Joseph.
Cordialement.

Réponse 2

Madame,
Monsieur,
Nous avons bien reçu votre courriel. Celui-ci sera traité sous deux jours ouvrés.
Cordialement,
Le service relations client

Deux jours ouvrés. A jeudi les artistes.

Poétique de l’espace  » Bachelard » : le monde est rond.

Coup d’éclat à Durham !

Suite au décès récent de l’éminent Thomas Stilton, l’ouverture d’archives à montré que le fameux «  Considerations on the Genesis of Etienne Carcel Mouillon », référence, à ce jour, n’était pour grande part, qu’affabulations ?
E.C.M n’ayant jamais été officiellement brouillé avec le comité de rédaction de la « revue du XVIe siècle ». Mr Edmond P.d.J., membre du-dit comité, ne « mâche » pas ses mots : Manducations et autres « Rabelaiseries » n’ont en rien affecté les relations, déjà tendues, avec le poète.
Mais « Que Diable est cecy » ?

Vieillir

Revoir Antigone, et regarder sa confusion s’installer ailleurs qu’autrefois.

Sens perdu versus néologisme.

La rubrique « cacochymie » ( de κακό « mauvais » et de χυμός« suc » ) est ainsi libellée en vertu du sens premier de ce terme, « de mauvaise humeur » teinté d’une vague idée de vieillesse issue du sens commun. « bouconnerie », voire « paleokake » me semblent moins adaptés ?

Maïeutique paléo I

DSC02557
– Tu fais quoi là ? Tu veux un caillou ?
– Un Silex, on dit, un silex…
Ils vont classer de toute façon. Je le veux bien ton « caillou », mais demain, fais moi en un plus petit, sinon Brassempouy, c’est mal barré.
– Je comprends rien! Je comprends rien! Mais tu fais quoi là ?

– Ta mère !

Coaching selfie II

Ce n’est pas encore tout à fait ça.
DSC02553

Apprenez à draguer. (Chronique des vastes fièvres)

Extraits d’une conférence provisoire.

Le (donc la) grec (que) offre à qui veut bien s’en emparer, des ω, des ω , des ω à toison foison, des ώ mêmes, délicieux de magiques tatouages lombographiques.
Voire, parfois, des ε.

[…]

– « Raconter n’importe quoi » :« πω τίποτα »
– « Raconter » : « πείτε »
– « N’importe » : « κάθε »
– « Quoi » : « τι »
Il semble plus intéressant, pour approcher, prendre, apprendre la Grecque, de « raconter n’importe quoi », on est d’entrée ( à pi près) dans le sujet, qu’ânonner juste « quoi ?».

[…]

Quand aux
– « Vous êtes belle » : »είσαι όμοφη »
– « Je vous aime » : « σ ‘αγαπώ »
– « Je vous désire » : « Σας θέλω »
Deux semblent bien se conclure. Cela reste sommaire.

Oubliez immédiatement, en revanche « bonjour » ( καλημέρα), c’est quoi ce «ρα » après ce joli «έ » ?
Oubliez « vous habitez chez vos parents »(Ζεις με τους γονείς σου;) , et pire « vous marinez chez vos harengs » (Το μαρινάρισμα σε ρέγγα σας)
Oubliez cul, seins, baisers
( γάιδαρος )
( στήθος )
( φιλιά ).

Seul, peut-être,enlacer offre une perspective. (αγκαλιάζω)

[…]

Merckel, contre toute attente, nous offre deux beaux ε.

[…]

Résumé (provisoire) : TOUJOURS en rester humblement à l’oméga. Et, oxymore pardon, c’est mieux en minuscule, surtout s’il est majuscule.

Si je passe la nuit, demain : le babylonien, c’est moins joli, mais les barbares ne sont jamais équivoque.

440px-Babylonian_numerals

De l’information, de la coquille, et pourquoi Vialatte à raison

Une du Figaro ce matin :
« Interdiction de la fessée : 70% des Français disent non. »
Une fois rajouté le « e », pour « Françaises »), Vialatte , à l’instar d’Allah, est grand : «  Le Figaro ne donne jamais de mauvaises nouvelles, le Figaro est un journal bien fait »¹.

¹.Éloge du homard et autres insectes utiles, Chronique des droits du vieil abonné.

Zeugmes

Insomnie.
Je tue le temps et la voisine.
Je mange des tripes et pas de pain.
Je noie mon chagrin et un chat ( pas pour MF ).
Je vole vers Madagascar et un regard ( pour MF ).
Je pense tout haut et en finir.
Je monte une gamme, l’escalier, un cheval et le son.
J’attends le sommeil et la lune.
Fin d’insomnie.

ps: Il y a longtemps que Queneau dort, lui.
« Il battit ses serviteurs, ses servantes, ses tapis, quelques fers encore chauds, la campagne, monnaie et, en fin de compte, ses flancs. »

Rêveries autour d’un petit poème en prose

C’est Dimanche. 1300 fois que j’aurais pu. Seulement 28ème. Je fais de la barre fixe. ( La poésie c’est dans la tête, les barres fixes, il faut en plus les fixer ).

Le Battement d’ailes du papillon

6 heures 35.

Première cigarette. Par la fenêtre ouverte, je regarde. Un passant. Sa marche plutôt rapide est inégale : fréquents ralentissements, arrêts, ponctués de regard vers l’arrière. Il doit promener son chien. Entre les arbres de ma rue, pourtant, je n’aperçois pas l’animal. L’homme se dirige maintenant, décidé, vers le centre du trottoir. Il sort de sa poche un gant, s’accroupit. Il doit ramasser une crotte ? Reprise de sa route sinueuse. Il est loin maintenant, jette le gant dans une poubelle, accélère, mains dans les poches et col relevé, fini par disparaître.
Ma cigarette devenue mégot, je m’apprête à me renfermer. Un tourbillon blanc m’incite à regarder, encore un peu. Queue-de-setteriforme, le tourbillon folâtre, puis s’immobilise, au milieu du trottoir. Son propriétaire renifle, truffe humide sur goudron humide, puis, après quelques tours sur lui-même, s’installe et pose. Rien n’a changé, excepté le gant dans la poubelle.

J’ai peur d’être en défaut de conclusion définitive, mais demain, à 6 heures 34, je descendrai ôter la crotte nouvelle, histoire de perturber le temps qui passe.

Encyclopædia Universalis vs Wikipédia

Si vous cherchez des informations sur la pièce « Le regard du sourd » de Robert Wilson, introuvable en librairie (allez publier un spectacle de sept heures entièrement muet, c’est comme l’intégrale des spectacles du mime Marceau), et pourtant qualifiée par Aragon d’« une extraordinaire machine de liberté », il faudra vous tourner vers l’Encyclopædia.

heure palindrome :4:04

« The Jack » : AC/DC était dans le jukebox, privilège de l’âge. Bon Scott est mort il y a 34 ans. Magie des disques, il est encore la.

Clef two-factor authentication