BOTUL

L’œuvre intégrale (à ce jour) de Botul est à lire. BHL vous le dira.
J’ai juste acheté celui la pour l’offrir et donner gout à ce philosophe injustement méconnu.

Championnat

Qui gagne ?

La nature ?

L’homme ?

L’animal ?

Et qui ne doit pas marcher sur qui ?

15 Juin 2016

411ème Anniversaire de la naissance de Rembrandt.
On s’en fou, l’ordinateur sait en faire des presque vrai:

61ème anniversaire de Marky Ramone.
L’ordinateur ne s’est pas encore intéressé à son jeu, pourtant, les Ramones, c’est bien aussi.

Suite

Le marbre de Carrare, il est beau.
Le marbre de l’église, il était surtout sinistre et pas du Carrare en tout cas.

Mon frère a vu que je vacillait. Il m’a pris la main.
– Tient le choc, il n’y en a pas pour deux heures.
On a avancé et on est entré
Il y avait déjà du monde dans le temple
La porte s’est doucement fermé derrière nous
J’ai regardé
Une deux, trois voisines
Une ex voisine. La fille du charpentier, lui il est mort, mais elle doit se souvenir de nos jeux d’enfances.
Des connaissances

Il aurai fallu s’asseoir au premier rang, mais c’était trop difficile. Mon frère m’a lâché la main, laissé au fond du temple, et il s’est avancé
Avant, je lui ai donné l’enveloppe et je lui ai dit
– Donne tout au pasteur, qu’au moins elle ai ses cantiques , et sa musique, et ses prières.
Je me suis assis, j’ai fermé les yeux
J’ai attendu

L’orgue a démarré : tu parle, un truc de con que même Bach n’aurait pas osé écrire, au mieux avec deux clavecins, ça aurait pu le faire mais la, non.
J’ai gardé les yeux fermés.
Et j’ai attendu encore
Et j’ai juste respiré pour ne pas écouter la suite.

Ézéchiel 25 /10,
c’est juste ça :
« Je l’ouvre aux fils de l’orient Qui marchent contre les enfants d’Ammon, Et je le leur donne en possession, Afin que les enfants d’Ammon ne soient plus comptés parmi les nations. », c’est ça le texte du 25:10
Mais Tarantino, il invente aussi, en mieux
.
J’ai continué de fermer les yeux
Je me suis levé et je suis sorti
Pas capable de respecter les dernière volontés de ma mère, alors que j‘avais tout fait pour
Je me suis posé sur la ford de mon frère, et j’ai encore attendu.

NY 1. Il faut toujours s’entrainer non ? (Donc, ça va changer en cours d’entrainement)

– Bonjour.
Je viens vous présenter un tout nouveau produit: le
En peignoir et sans ceinture, je lui ai claqué la porte au nez. Son nez…je sais pas.
Après
J’ai fait du thé.
Grillé des tartines.
Sorti le beurre du frigo. Il ne restait plus rien dans le frigo, sauf le beurre.
Et pété le couvercle du dernier pot de confiture.
Ma chérie se démerderait bien.
Et je me suis barré.
Rendez-vous à 8 heures ce premier matin, pas question d’une minute de retard.
Sur le trajet, j’ai, avais, le bus 809, et pris le temps de me mirer dans un miroir concave de feu rouge, histoire de vérifier que ma cravate était proprement alignée.
Je hais les cravates : pour moi, c’est du genre : suivez la flèche, ma bite est en dessous…
Je hais les cravates donc.
Mais la, en attendant un improbable éditeur pour mon dernier manuscrit, une DRH d’entretien d’ascenseurs avait bien voulu répondre à ma demande d’embauche. Alors cravate.
Arrêt Long string.
Bleu du soleil levant.
Ça caillait, malgré le ciel bleu azur.
Immeuble en marbre, portes automatiques
EMC
Elevator Maintenance Company.
Tu parles d’un nom.
J’ai tiré la cravate vers ma bite.
55 jours que Joe me drivait, mon parrain des A.A. : pas une goutte d’alcool, mais la, ça me démangeait le palais, la gorge, l et l’estomac. Et le cerveau.
Le hall était encore plus brillant que la façade, carrelage de marbre aussi, blanc et gris.
Ma mère est morte hier, cancer, alors le marbre, j’ai plus tendance à voir un caveau que du Michel Ange.
De toute façon, des caveaux, j’en ai pas, alors ça sera une urne. A moins que j’expédie ces cendres sur une maquette de bateau trouvé pour 2 dollars chez un brocanteur.

Pologne éternelle. Hommage III. Autant que certains lisent ( moi le premier, même si traduttore traditore)

Le Ciel et la Terre

« Sois réel ! – Tu rêves toujours le ciel,
Imminente la tombe par des influx incessants
Elle convoite tes os et tes cendres !
– Oh oui ! Pourtant où qu’il soit
L’homme voit plus de ciel
Que de terre…

Le même

Pologne éternelle. Hommage II. (J’ai déjà pas beaucoup de lecteur…)

Niebo i Ziemia

« Rzeczywistym badz ! Co ? Ci sie wciaz o niebie troi,
Podczas gdy grob, pradami nieustannemi,
Kosci twoich, prochow twych pozada !
– Och ! Tak, wszelako, gdziekolwiek czlowiek stoi,
O wielekroc wiecej niebos oglada,
Nizeli ziemi… »

Cyprian-Kamil NORWID (1821- 1883)

Pologne éternelle. Hommage 1.

Incertitude

Quand je ne te vois pas, je ne soupire pas, je ne pleure pas.
Je ne perds pas mes esprits quand je t’aperçois ;
Pourtant, quand je ne t’ai pas regardée depuis un moment,
Quelque chose me manque, quelqu’un m’est nécessaire ;
Et me languissant, je me pose la question :
Est-ce de l’affection ? Est-ce de l’amour ?
Quand tu disparais de ma vue, je ne peux pas
Dans mon esprit faire surgir ton image.
Pourtant, je ressens plus d’une fois malgré moi,
Qu’elle est tout près de ma mémoire.
Et à nouveau je me répète la question :
Est-ce de l’amitié ? Est-ce de l’amour ?
Quand tu poses ta main sur ma main,
Quelque part une paix m’envahit.
Il se peut que par un rêve léger je finisse ma vie,
Ou me ramènent à la vie les battements de mon cœur,
Qui me posent bien fort cette question :
Est-ce de l’amitié ? Est-ce aussi de l’amour ?
Quand j’ai composé cette chansonnette pour toi,
L’esprit poétique n’a pas guidé mes lèvres :
Plein d’étonnement, je n’ai pas moi-même réalisé
D’où sont venues les pensées pour ces rimes ;
Et j’ai écrit à la fin cette question :
Qu’est-ce qui m’a inspiré ? L’amitié ou l’amour ?

Adam MICKIEWICZ (1798-1855)

CHAP 28 ( Fin d’entrainement)

« Walk on the walk side. »
C’est pas vraiment de ça dont parle Lou reed, mais j’y étais presque « on the walk side »,
« Sors des sentiers battus, ça faisait longtemps. ET « Walk » depuis toujours.
Forcément, je rêve.

35 miles de la cote.

C’était presque fini.

Cabine avant.
Elles étaient encore enlacées. Rien à faire ici, sauf à les regarder, si enlacée qu’elles ne faisaient plus qu’une.
Je me suis assis sur le bord encore libre de la double couchette.

Dehors. Le câble vibrait encore, avec plus loin, sourd, le grondement de notre remorqueur de fortune.
L’acide ca donne ça comme grondement: « conndnd çq hc udwchc ».

En remontant, je me suis allongé à nouveau sur le roof, enroulé dans la couverture mitée.
Le soleil sortait de l’horizon.
J’ai tendu la main vers vénus et j’ai décollé.
Le câble s’est mis à siffler, découpant net les crêtes.L’écume crépitait en rythme.
J’ai bondi, en jetant la couverture, et me suis accroché au mat.
Le cargo virait.

Je voyais encore tous les phares malgré l’aube, sauf celui de la Havane, caché par la coque rougeoyante de l’énorme masse rouillée devant mon voilier.
Donc il s’était détourné la ou j’allais.
Adieu les trop, adieu le vol de caisse. Dans 2 heures, on serait arrivé, et dans 3, amarrés.

A cuba.

CHAP 27

J’ai repris le walkman.
Dring. Non. Avec l’acide de toute façon je n’avais plus rien que le émotions, et pas mal d’ailleurs.
C’est complique de vivre avec des gens qui ne sont pas dans les étoiles, quand on est dans les étoiles.

Il y a eu des lumières.

Fond mauve, cargo géant, presque noir, câble, et des points blancs.
Je suis redescendu dans la cabine, cherché dans le buffet.
J’ai sorti la carte de Cuba.
J’ai regardé.
Je suis remonté sur le pond avec les jumelles.
Les points ils m’aveuglaient, mais quoi ?
En bas de nouveau, , j’ai cherché. Dans les tiroirs du bas, il y avait un compas.
J’ai remis mon téléphone en charge : je risquais d’en avoir besoin, et justement, il y avait un câble.
J’ai fouillé.
Le compas, ça ne suffisait pas.
Sous des liasses de papier à l’envers, sûrement des brouillons, j’ai trouvé une règle Cras.

J’ai pris une feuille de brouillon, de l’huile une éponge, et j’ai rendu la feuille transparente.
Frottée sur mon jean, elle est restée transparente, mais ne risquait plus de salir la carte.
Posée, et règle.
J’ai cherché un stylo. Buffet parfait, on trouvait tout.

Les phares, c’était Harlem, Mariel, la Havane, Matanzas, Varadéro, et la Teja.
Le plus brillant c’était forcément le plus près : Varadero.
Moins de 80 miles de la Havane, à l’ouest.
Calculs. Trigonométrie, notes.
L’acide freinait tout, mais il accélérait aussi.
Merci Cras.
23°24’N 81°24’W.
On était à l’ouest, mais vraiment plus très loin.
Je n’avais ni envie de boire, ni de fumer, ni de rien : juste de me poser écrire, et d’aimer.
A la barre, Cecilia c’était envolée.
Je suis allé voir.
Dans la cabine, les deux filles dormaient, enlacées.

J’ai repris les jumelles, réglé.
La cote se dessinait, plus noire que le noir de la nuit.
En face, Varadelo, et 10° à l’ouest, la Havane.
A El PAtriarca, à la pointe de la presqu’ile, il y avait surtout un port de plaisance, pas de voiliers sûrement, de la viande cuite et recuite sur des engins genre Bertram ou Aquasport. On pouvait, sur les quais sud y amarrer un cargo, mais pourquoi ?

Quatres miles de higway pour arriver à Valadero.
Et après bien qu’y faire ?
Je suis resté sur le pont.
J’ai attendu en rèvant, les idées.
Un Catalina, c’est du haut de gamme, mais pas vieux. Pas de pont en acajou : le plastic, c’est froid.
Je suis redescendu chercher dans la cabine et je suis remonté sur le roof.
Faut pas rêver d’accords mais ma pensée volait de notes en notes dans la nuit. Impossible de comprendre. Du trafic antiblocus ? Une autre trafic louche ?

Ca vraiment cassé : je n’aime pas comprendre.
« The Jack » D’AC/DC est reparti tout seul.

She gave me the Queen
She gave me the King
She was wheelin’ and dealin’
Just doin’ her thing
She was holdin’ a pair
But I had to try
Her Deuce was wild
But my Ace was high
But how was I to know
That she’d been dealt with before
Said she’d never had a Full House
But I should have known
>From the tattoo on her left leg
And the garter on her right
She’d have the card to bring me down
If she played it right

She’s got the Jack

Poker face was her name
Poker face was her nature
Poker straight was her game
If she knew she could get you
She play’d ’em fast
And she play’d ’em hard
She could close her eyes
And feel every card
But how was I to know
That she’d been shuffled before
Said she’d never had a Royal Flush
But I should have known
That all the cards were comin’
>From the bottom of the pack
And if I’d known what she was dealin’ out
I’d have dealt it back

She’s got the Jack
Alternative Lyrics:
The Jack (live)

Here’s a song of the record High Voltage
This one is a song about the clap
Now we call it `She’s got the Jack’
We’d like to give this one to you

Psssst
Gonorrhea, oh no, I just had my first dose
Of gonorrhea

She gave me her mind
Then she gave me her body
But it seems to me
That she gave it to anybody
But I made her cry
And I made her scream (scream for me)
[Audience screams]
I took her high
And I curdled her cream
But how was I to know that she had been there before
She told me she was a virgin
She was number nine, ninety-nine on the clinical list
And I fell in love with the dirty little bitch

She’s got the Jack
(I hate to tell you this darling)

I searched her mind
And then I searched her body
…But so did everybody
But she gave me her heart
And she gave me her soul
And a great, big – warn out
Empty hole
But how was I to know it had been filled in before
She said, « Bon, I’ve never had the urgency »
She was number nine, ninety-nine on the critical list
And I fell in love with the dirty little bitch

She’s got the Jack
(I’ll kill her)
(Oh and it hurts)

You know, I woke up one morning, and there it was on the sheets – the clap
Now I know you all call it the clap over here so what I’m gonna do
I’m gonna say « She’s got the –« , and I want you all to shout out
Just what it is she’s got, in this case it’s the clap
And if you wanna know who gave it to her, don’t look at me

She’s got the …
(I wanna hear your voices)
She’s got the … clap
She’s got the … clap
She’s got the … clap
(That guy down there, whatta you doing?)
She’s got the … clap
(Yeah, you show me)
She’s got the … clap
She’s got the … clap
(She got that too, ha?)
She’s got the … clap

Je ne connaissais personne des AC/DC
Mais il y avait des enregistrements studio.
Le vendredi, c’était «Beat club sessions. », avec Gallagher

Cuba, c’est pour les curieux. Ou les amoureux, Et. je suis les deux.

En 72, je suis allé voir Winter, au RockPAlast.
Suzie Q. LA plus belle version blues rock enregistrée (à part les autres).
Copenhague.
Susie aussi, j’étais amoureux.
Un Albinos, bourré d’héroïne et de dieu sait quelle merde, avec un guitare sans importance, il et tellement usé, mais une rage d’amour en 8 vers. Enfin 8 vers, comme il les répète, ça dure bien un quart d’heure, avec les solos.
Divin.
Il y avait trop de monde, j’étais trop jeune, j’ai même pas essayé d’approché Winter.
Il y avait un roadies,
C’est qui Susie ?
« Ben ? Elle là. »
Je l’ai remercié
Et, tu veut quelque chose mec ?
Fait gaffe en tout cas ».
Non, je veux rien,et j’y vais.
Je me suis avancé lentement vers cette minuscule brune, moitié caché derrière le rideau rouge du RockPalast.
Elle n’as pas bougée.
« Bonjour Susie »
« Dégage,ou j’appelle Johnny. »
C’était pas la première gifle de ma vie mais c’est bien celle qui m’a fait le plus mal.
Je suis parti juste avec un rêve dans la tête, et des larmes aux yeux.
Enfin, j’avais la chanson, et je ne risquais pas de l’oublier.
Divin : magique et triste.

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